Dominique Larrey chirurgien de Napoléon

                           DOMINIQUE-JEAN  LARREY (1766-1842)  

                             CHIRURGIEN DE LA GANDE ARMEE DE NAPOLEON

 

A.J. Fabre

Dominique Jean Larrey (8; Juillet 1766-25 Juillet 1842) est l'un des chirurgiens les plus célèbres de là Grand Armée de Napoléon

Il était est né dans le petit village de Beaudéan, dans les Pyrénées d'un père simple cordonnier. Devenu orphelin à l'âge de 13 ans, Larrey a été élevé par son oncle Alexis, qui était chirurgien-chef à Toulouse. A la fin de ses études médicales, il présente une thèse sur "La carie des os" puis dé"cide de de partir à Paris : Il fera le voyage à pied qui va durer six semainesest allé à Paris dans le service de  Pierre-Joseph Desault, chirurgien en chef à l'Hôtel-Dieu. Ses études ont été interrompues par la guerre. Larrey s'est engagé  dans la marine après s'être  dans la Franc-maçonnerie et en 1788,  a été envoyé à Terre-Neuve-et-Labrador.

En 1789, il Larrey rentre en France et fait sa thèse sur un sujet réellement très original pour l'époque : les Esquimaux. Il travaille  avec Jean-Nicolas Corvisart, Marie François Xavier Bichat et Raphaël Bienvenu Sabatier aux  Invalides. En 1792, Larrey  rejoint l'armée du Rhin à Mayence.

C est là où il s'esta initié aux méthodes modernes de la chirurgie militaire. Après avoir vu la rapidité avec laquelle les voitures du vol artillerie française manoeuvré à travers les champs de bataille, Larrey les adapte au transport  des blessés, créant un corps d'ambulances de campagne. Il fixe dès cette époque les règles de  triage des blessés de guerre,  selon la gravité de leurs blessures et de l'urgence des besoins en soins chirurgicaux, quel que soit leur rang ou leur nationalité.

En 1794, il a été envoyé à Toulon, où il a rencontré pour la première fois avec Napoléon.

Il est nommé professeur à Val-de-Grâce, puis chirurgien en chef des armées napoléoniennes en Italie en 1797

Larrey participe à la campagne d'Egypte l'année suivante. Dans la bataille d'Acre, il a été blessé. En 1801, il était de retour en France.

Larrey a été fait Commandeur de la Légion d'honneur le 12 mai 1807 après avoir participé à la bataille d'Aspern-Essling, près de Vienne où il a opéré le maréchal  Jean Lannes et amputé d'une de ses jambes en deux minutes.

La dexterité opératoire de Larrey était célèbre : en témoigne le feit qu'il pouvait amputer une jambe en 15 secondes…

Ulteruieurement l'Empereur fera ce commentaire: "Si l'armée jamais érige un monument à exprimer sa gratitude, il devrait le faire en l'honneur de Larrey"

Larrrey sera anobli baron sur le champ de Wagram en 1809.

En 1811, à Paris,  le baron Larrey a co-dirigé l'équipe chirurgicale qui a effectué une mastectomie sur Frances Fanny  Burney (1752 – 1840) célèbre femme de lettres anglaise, devenue Madame d’Arblay par son mariage avec le général Alexandre D'Arblay, un émigré français. Le récit qu'elle a laissé de l'intervention est un des rares témoignages directs d'opérés à cette époque, au début du XIXème siècle

Larrey a ensuite pris part à l'invasion française de la Russie.

Quand Napoléon a été envoyé à l'île d'Elbe, Larrey a proposé de se joindre à lui, mais l'ancien empereur refusa.

A Waterloo, en 1815, son courage sous le feu a été remarqué par le duc de Wellington, qui a ordonné à ses soldats de ne pas tirer dans sa direction afin de "donner le temps de l'homme courageux pour ramasser les blessés" et a salué "le courage et le dévouement d'un âge qui est plus le nôtre ". Après la bataille, lorsqu'il tente de gagner la frontière française,  Larrey a été fait prisonnier par les Prussiens qui voulaient l'exécuter sur place mais il est sauvé de ,justesse par un chirurgien de l'atmée allemande qui l'avait reconnu. Sur ce, le feld mérechal Blücher dont le fils avait  été miraculeusement sauvé par Larrey après la bataille de Dresde, accueille Larrey à bras ouverts,  l'invite à sa table et lui permettra de regagner la France sein et sauf.  

Après l'Empire, Larrey, tombé en disgrace, décide de consacrer sa vie à la rédactions de ses Memoires, mais Louis Philippe, à son avenement, va le nommmer chirurgien(chef de l'Hôtel des Invalides. Il avait été élu membre de l'Académie royale de médecine dès sa création .. En 1829, il est élu membre de l'Institut, à l'Académie des sciences et devint membre du Conseil de santé des Armées.

Larrey va faire de nombreux voyages, en particulier en Angleterre, où il est accueilli chaleureusement par les chirurgiens britanniques, puis, en 1842, à Alger, accompagné de son fils

Sur le chemin du retour, Larrey déjà très affaibli va trouver la mort à Lyon. Son cadavre a été transporté à Paris et enterré au Père-Lachaise.

Son fils Felix Hippolyte (1808-1895) fit une belle carrière, en tant que  chirurgien de l'empereur Napoléon III.]

Parmi les nombreux apports de Larrey à la chirurgie :

l’artériolite de la « gangrène de congélation » (gelures)

drainage des pleurésies purulentes, des péricardites

description d'une "tumeur aqueuse des bourses », observation princeps de kyste hydatique à hydatides vivantes.

Larrey est également crédité d'avoir été le premier à comprendre l'utilité d'applique aux plaies infectées des colonies…d'asticots…

Oeuvres

Mémoire sur l'ophtalmie régnante en Égypte (17 p. in-4°, Caire, Imprimerie nationale, 1800).

Dissertation sur les amputations des membres à la suite des coups de feu, [thèse de médecine de Paris no 1], 1803, Texte intégral.

Relation historique et chirurgicale de l'expédition de l'Armée d'Orient en Égypte et en Syrie (480 p. in-8°, Paris, chez Demonville et Sœurs, 1803)

Mémoires de chirurgie militaire et campagnes (4 volumes in-8°, J Smith (Paris), 1812–1817 (Publ. Sur le site internetGallica).

Recueil de mémoires de chirurgie (319 p, Paris, chez Compère Jeune éditeur, 1821).

Traité de la maladie scrophuleuse (Ecrit en collaboration avec Christophe Hufeland )(398 p. 1 vol.  in-8°, Paris, chez Baillière, libraire, 1821.)

Recueil de mémoires de chirurgie (Ed.  Compère jeune (Paris), 1821, 1 vol.  (XVI-319 p.) : pl. en noir et en coul. ; in-8°, disponible sur Gallica.)

Considérations sur la fièvre jaune (31 p. in-8°, chez Compère Jeune éditeur, 1821. 2e  éd., 42 p., 1822.)

Mémoire sur une nouvelle manière de réduire ou de traiter les fractures des membres, compliquées de plaies  (8 p. in-8°, Paris, extrait du Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales, tome XX, 1825.

Chirurgie par M. le baron Larrey (Ed. M. Dupuy, , Paris, 1825, in-8°, 12 p.

Clinique chirurgicale exercée particulièrement dans les camps et les hôpitaux militaires depuis 1792 jusqu'en 1829. (5 vol.  in-8° avec atlas, Paris, chez Baillière, 1829-1836).

Mémoire sur le Choléra-morbus (Ed. Imprimerie de Mme Huzard, Paris, 1831, 43 p.

Mémoire sur le choléra-morbus, envoyé à Saint-Pétersbourg en janvier 1831, pour le concours relatif à cette maladie épidémique (Ed. , Paris : impr. de Demonville, 1831, in-8°, 24 p.)

Mémoire sur le choléra-morbus (Ed. J.-B. Baillière, , Paris  , 1831, 46 p., in-8°, disponible sur Gallica.)

Discours aux funérailles de M. le baron Dupuytren (Imprimerie Firmin-Didot frères,  Paris, 1835, 4 p., in-4°

Notice sur l'épidémie du choléra-morbus indien (11 p. in-4°, Paris, Impr. de Bachelier, 1835. 20 p. in-8°, Paris, Mme Huzard, 1835.)

Discours aux funérailles de M. Broussais  (Discours de M. Droz et du Bon Larrey… 21 novembre 1938, Paris : impr. de Firmin-Didot, 1938, in-4°, 8 p.)

Relation médicale de campagnes et voyages de 1815 à 1840, suivie de notices sur les fractures des membres pelviens, sur la constitution physique des Arabes, et d'une statistique chirurgicale des officiers-généraux blessés dans les combats et pansés sur les champs de bataille. (Ed. J-B Baillière , , Paris, , 1841, in-8°, 412 p. Texte intégral)

Mémoires de chirurgie militaire et campagnes.( Rééd. : Paris, Rémanences, 1983, cinq volumes. Le 5e vol.  est : Relation médicale de campagnes et voyages de 1815 à 1840. La dernière réédition en 2 volumes (total de 1 960 p.), chez Tallandier, 2004.)

Note pour Mme Ve Le Normant(Impr. Le Normant, Paris, . d., 8 p.

Remarques sur la constitution physique des Arabes, qu'on peut considérer comme la race primitive de l'espèce humaine ou comme son prototype (Ed. impr. de Bachelier, Paris,  s.d., in-8°, 15 p.

Mémoire sur l'extirpation des glandes salivaires, (la parotide et la sous-maxillaire), nécessitée par l'engorgement scrofuleux et squirreux de ces glandes, par le Bon Larrey, lu dans les séances des 26 juil. et 9 août 1841 (Ed. impr. de Firmin-Didot, Paris, s.d., in-4°, 23 p.

 

Iconographie: 

Statue du Val de Grace

Statue du hall d'entrée de l'Acadélie de medecine par Pierre Alfred Robinet (1814-1878) élève de David d'Angers, statue présentée à l'exposition universelle de 1855

Le nom de Larrey est inscrit sur la 30e colonne du pilier sud de l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris

 

Bibliographie

Une trentaine de livres ont été consacrés au baron Larrey

André Soubiran, Le Baron Larrey, Chirurgien de Napoléon, Fayard, 1966.

Pierre Vayre, Les Larrey. Dominique, Hippolyte...et les autres. Préface de Jean Tulard, Éditions Glyphe, 2005

Vayre P. et Ferrandis JJ :  Dominique Larrey (1766-1842), Chirurgien militaire - Baron d'Empire.Des misères des batailles aux ors des palais (e-mémoires de l'Académie Nationale de Chirurgie, 2004, 3 (1) : 37-46)

 

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