Femmes et médecins

FEMMES ET MéDECINS

 (HARMATTAN) +++++++++++++++++

27/11/2017                19 heures                        VERSION A RETENIR

Historiquement et actuellement, dans de nombreuses régions du monde, la participation des femmes à la profession médicale (en tant que médecins ou chirurgiens par exemple) a été considérablement restreinte. Cependant, la pratique informelle de la médecine chez les femmes dans des rôles tels que les soignants ou en tant que professionnels de la santé alliés a été largement répandue. La plupart des pays du monde offrent maintenant aux femmes un accès égal à l'éducation médicale.

Cependant, tous les pays ne garantissent pas l'égalité des chances  et l'égalité entre les sexes doit encore être atteinte dans les spécialités médicales et dans le monde , bien que des études suggèrent que les femmes médecins fournissent des soins de meilleure qualité.

La participation féminine aux professions médicales a été limitée par la loi et dans la pratique durant les décennies au cours desquelles la médecine était en train de se professionnaliser[53]. Cependant, les femmes ont de tous temps été associées à la pratique de la médecine dans la cadre des disciplines apparentées, comme les soins infirmiers et le métier de sage-femme et tout au long des XIXe et XXe siècles elles ont pu progresser dans l'accès à l'éducation et à la profession médicale dans la plupart des pays de monde. Parfois ces progrès ont été entrecoupés de retours en arrière ; par exemple, Mary Roth Walsh note un 3 déclin 3 des femmes médecin aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle, à tel point que leur nombre était inférieur dans ce pays dans les années 1950 à ce qu'il était dans les années 1900[54]. Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, cette tendance s'inverse partout : aux États-Unis, par exemple, les femmes représentent 9 % des inscriptions dans les écoles de médecine en 1969, contre 20 % en 1976[54]. En 1985 14 % des médecins dans ce pays sont des femmes[55].

Dans les nations industrialisées au début du XXIe siècle, malgré des avancées significatives de la féminisation de la médecine, la parité n'est pas encore atteinte dans l'ensemble des professions médicales. La parité est en revanche atteinte dans les facultés de médecine de certains de ces pays et aux États-Unis elles sont majoritaires parmi les étudiants en médecine depuis 2003[56]. Au cours de l'année universitaire 2007-2008, les femmes représentaient 49 % des candidatures et 48,3 % de celles acceptées. Selon l'Association américaine des collèges médicaux (American Association of Medical Colleges, AAMC) 48,3 % des diplômes de médecin délivrés aux USA (soit un nombre total de 16 838) l'ont été à des femmes ce qui représente une augmentation de 26,8 % par rapport à l'année 1982-1983.

 

 

.1. LES FEMMES MÉDECINS DANS L'HISTOIRE

 

ÉGYPTE ANCIENNE

 

Plusieurs civilisations anciennes ont retenu l'implication des femmes en médecine. En Égypte ancienne, Méryt-Ptah (2700 av. J.-C.), décrite comme 3 médecin en chef 3, est la première femme scientifique explicitement nommée de l'histoire des sciences[2]. D'autre part, on cite également Peseshet, ayant vécu sous la IVe dynastie, comme la première femme médecin connue au monde[3],[4].

 

GRÈCE ANTIQUE

 

Marie la Juive, à qui l'on doit l'invention de plusieurs instruments de chimie, dont le bain-marie et un type d'alambic.

Agamédé est citée par Homère en tant que guérisseuse, dans la Grèce antique d'avant la guerre de Troie (vers 1194–1184 av. J.-C.). Agnodice est la première femme médecin à pratiquer légalement, à Athènes, en 350 av. J.-C.. Celle-ci doit se déguiser en homme pour suivre les cours de médecine, passe brillamment l'examen et devient gynécologue, mais sans révéler sa véritable identité. Les malades viennent en grand nombre la voir et les autres médecins lancent une rumeur disant qu’elle userait de son métier pour séduire les femmes mariées. Agnodice est alors obligée de révéler sa véritable identité, faisant qu'elle est accusée de violer la loi athénienne - en pratiquant une branche de la médecine - et risque une forte condamnation.

La reconnaissance et l'intérêt personnel portent les femmes des principaux citoyens à se réunir pour prendre sa défense arguant du fait que les femmes préféraient se laisser mourir plutôt que de recourir à un médecin homme. Les magistrats acquittent Agnodice et lui permettent de continuer à exercer la médecine.

L’année suivante, une loi est créée pour autoriser les femmes à étudier la médecine.

L'existence d'autres femmes médecins a été rapportée, comme celles de Laïs et d'Elephantis.

 

ROME ANTIQUE

 

Dans la Rome antique, l'accouchement des femmes issues de la classe aisée est assurée par des sage-femmes, (obstetrix). En cas de complications, il est fait appel à des médecins obstétriciennes appelées medica ou iatromea. L'une d'entre elles, nommée Soranos, est réputée maîtriser deux pratiques : la version podalique, qui consiste à retourner un enfant mal engagé afin qu'il se présente par les pieds, et l'avortement tardif, si l'enfant n'arrive pas à sortir. Ces pratiques ont probablement fait l'objet d'un enseignement dans l'Empire romain et au-delà, puisqu'on a retrouvé en Angleterre au IVe siècle le corps d'un enfant présentant les signes caractéristiques de l'avortement tel qu'il était pratiqué à Rome.

 

ALEXANDRIE

 

On recense plusieurs femmes ayant contribué au développement de la protoscience de l'alchimie à Alexandrie vers les Ier et IIe siècles av. J.-C., où la tradition gnostique faisait de sorte que les contributions féminines étaient considérées avec valeur.

 

Hypatie d'Alexandrie (350-415)

 Hypatie d'Alexandrie (en grec ancien Ὑπατία / Hypatia) est une mathématicienne et une philosophe grecque d'Alexandrie. Née entre 355 et 370 selon les sources, elle meurt assassinée par des chrétiens en 415, démembrée et brûlée. Les textes à son sujet sont souvent contradictoires, les sources étant postérieures ou très orientées, et sa mort violente a pu être romancée[1].

Son père Théon d'Alexandrie est éditeur et commentateur de textes mathématiques[2]. Il éduque sa fille en l'initiant aux mathématiques et à la philosophie. Elle dirigea l'école néoplatonicienne d'Alexandrie.

Fille de Théon d'Alexandrie, Hypatie est née aux environs de 360. Elle bénéficie de l’enseignement mathématique de son père, poursuit sa formation à Athènes où elle approfondit sans doute la philosophie. Autour de l'an 400, elle revient s’installer à Alexandrie où elle prend la direction de l'école néoplatonicienne d'Alexandrie[3]. Son enseignement mêlant sciences naturelles, mathématique et philosophie, d’obédience néo-platonicienne, s'adresse à des étudiants des couches aisées, dont des païens, des chrétiens et des étrangers. Elle conçoit notamment des sortes de manuels à but pédagogique[4].

Les chercheurs modernes s’accordent à attribuer à Hypatie la rédaction de commentaires sur des œuvres de grands mathématiciens, notamment un commentaire sur les Arithmétiques de Diophante et sur les Sections coniques d’Apollonios de Perga. Elle aurait également participé à l’édition des Canons astronomiques de Ptolémée[4].

 

 Marie la Juive

La femme médecin la lus celebre de l’Antiquité est cependant Marie la Juive, qui est créditée de l'invention de plusieurs instruments de chimie, dont le bain-marie et un type d'alambic[6]. Elle est considérée comme l'une des fondatrices de l'alchimie, ayant vécu à l'époque hellénistique, probablement entre le IIIe et IIe siècles av. J.-C.

 

 

ITALIE

 

Dans l'Europe médiévale occidentale, les principes de vertu, de piété et de bienséance que l'on tentait d'inculquer aux filles se retrouvent, entre autres, dans le Livre pour l'enseignement de ses filles de Geoffroy de La Tour-Landry, un traité didactique écrit par un noble français pour ses filles dans le dernier tiers du XIVe siècle.

 

Hildegarde de Bingen.

Durant cette période, les couvents étaient un lieu central pour l'éducation des femmes et dans certaines communautés, il était possible aux femmes de s'adonner à la recherche scientifique. Un exemple est l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen, dont les écrits prolifiques incluent des traitements d'une variété de sujets scientifiques, dont la médecine, la botanique et l'histoire naturelle (c.1151–58)[7].

Hildegarde de Bingen est médecin, et l’un des plus renommés de son temps. Ses ouvrages pressentent les idées à venir sur la physiologie humaine. Elle a une grande connaissance de la pharmacopée et utilise tout ce que la nature peut lui offrir en matière de traitements : les simples bien sûr mais aussi les minéraux. Ainsi, par exemple elle écrit dans le langage imagé de son époque que :

« L'émeraude pousse tôt le matin, au lever du soleil, lorsque ce dernier devient puissant et amorce sa trajectoire dans le ciel. À cette heure, l'herbe est particulièrement verte et fraîche sur la terre, car l'air est encore frais et le soleil déjà chaud. Alors, les plantes aspirent si fortement la fraîcheur en elles comme un agneau le lait, en sorte que la chaleur du jour suffit à peine pour réchauffer et nourrir cette fraîcheur, pour qu'elle soit fécondatrice et puisse porter des fruits. C'est pourquoi l'émeraude est un remède efficace contre toutes les infirmités et maladies humaines, car elle est née du soleil et que sa matière jaillit de la fraîcheur de l'air. Celui qui a des douleurs au cœur, dans l'estomac ou un point de côté doit porter une émeraude pour réchauffer son corps, et il s'en portera mieux. Mais si ses souffrances empirent tellement qu'il ne puissent plus s'en défendre, alors il faut qu'il prenne immédiatement l'émeraude dans la bouche, pour l'humidifier avec sa salive. La salive réchauffée par cette pierre doit être alternativement avalée et recrachée, et ce faisant, la personne doit contracter et dilater son corps. Les accès subits de la maladie vont certainement faiblir… « 

Elle attribue ainsi des vertus protectrices, curatives, prédictives, purificatrices aux minéraux suivant en cela des pratiques antiques. Pa r tradition, la dumortiérite, (borosilicate d'aluminium) est vouée à Ste Hildegarde.

 

Trotula de Salerne (Trotula de Ruggiero

Trotula a longtemps occupé la chaire de médecine à l'Université de Salerne où elle enseignait à des junes italiennes de la noblesse, les « dames de Salerne »

L'école de médecine de Salerne a été la première école de médecine du Moyen Âge située dans une ville cosmopolite de la zone côtière du mezzogiorno, Salerne. Elle a fourni la plus importante source locale de connaissances médicales européennes de l’époque.

Les traductions en arabe de traités médicaux en grec datant de l’Antiquité s'étaient accumulées dans la bibliothèque de l'abbaye du Mont-Cassin où ils ont été traduits en latin et elle a recueilli la tradition de Galien et Dioscoride, complétée et actualisée par la pratique médicale arabe, transmise par des contacts avec la Sicile et l’Afrique du Nord.

De ce fait, les médecins de Salerne qui pouvaient être des hommes ou des femmes, car la profession était alors accessible aux deux sexes, ont été sans rivaux dans toute la Méditerranée occidentale pour le haut niveau de leur pratique.

On attribue à Trotula de Salerne plusieurs textes d'influence sur la médecine féminine, couvrant les champs de l'obstétrique et de la gynécologie, entre autres sujets. Ces ouvrages incluent Les Maladies des femmes, Traitements pour les femmes, et Soins cosmétiques pour les femmes (désignés collectivement sous le nom de Trotula[9]). Au Moyen Âge et après, ces textes ont constitué une source d'information gynécologique essentielle

Dorotea Bocchi,  autre femme médecin italienne, a occupé une chaine de philosophie et de médecine à l'université de Bologne dès 1390 et pendant plus de 40 ans mais aussi d'autres Italiennes de l'époque dont les contributions en médecine sont notées sont entre autres : Abella, Jacqueline Félicie de Almania, Alessandra Giliani, Rebecca de Guarna, Margarita , Mercuriade (XIVe siècle), Constance Calenda (en), Calrice di Durisio (XVe siècle), Constanza (en), Maria Incarnata (en) et Thomasia de Mattio 

Au XIe siècle, émergent les premières universités, bien que les femmes y étaient en général exclues. Il existe des exceptions, dont l'université de Bologne, qui a permis l'accès des femmes aux cours, dès sa fondation en 1088

 

FRANCE

 

Magistra Hersend (floruit 1249-1259, Paris) est une chirurgienne qui a accompagné Louis IX de France à la septième croisade en 1249. C'est l'une des deux femmes que l'Histoire a retenues comme chirurgiennes royales[17]. Au XIVe siècle, Sarah de Saint-Gilles pratique et enseigne à Marseille.

L'université de l'Ancien Régime n’admettait comme étudiants que des célibataires masculins. En 1270, elle publie un décret interdisant d'exercer la médecine à ceux qui n'avaient pas suivi son enseignement. Malgré ce décret, des femmes continuèrent à exercer la médecine jusqu'au procès de Jacqueline Félicie de Almania un siècle plus tard. Ce qui eut pour effet à partir du XIVe siècle d'interdire aux femmes de pratiquer la médecine et la chirurgie, alors qu'elles s'y illustraient depuis l'Antiquité et étaient chargées de soigner les malades et d'assurer le monopole de la faculté de Paris sur la médecine, sauf l'obstétrique. La conséquence fut également que les femmes furent privées de soins[18].

Après le procès de Félicie, et bien que l'exercice de la médecine ne leur ait jamais été formellement retiré, en France les femmes restèrent exclues de son enseignement et de sa pratique jusqu'au XIXe siècle : ce n'est qu'en 1875 qu'une Française, Madeleine Brès, a pu obtenir un diplôme de docteur en médecine[19],[20].

L'entrée des femmes dans la médecine a lieu au XIXe siècle. En France, la loi du 19 ventôse de l'an XI (1803) n'interdit pas l'exercice de la médecine par les femmes. Cependant, la Convention puis Napoléon manifestèrent sur la liberté de choix de la femme une certaine hostilité, quand Sieyès et Condorcet la défendirent. Au cours du siècle, un enseignement secondaire féminin est créé afin de se soustraire à l'influence du clergé, mais il reste compliqué de se présenter à l'université et encore plus ensuite de travailler dans un hôpital. Madeleine Brès obtient ainsi un baccalauréat et se présente à l'université en 1866 mais elle ne peut aller dans un hôpital. Alertés par le doyen Wurtz, Victor Duruy et l'impératrice Eugénie la soutiennent et elle passe sa thèse en 1870, la même année qu'une Anglaise, Miss Garett. Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, des femmes médecins servent comme internes lors du siège de Paris, notamment à l'hôpital Broca. Après la fin du conflit, il leur est autorisé de se présenter au concours de l'externat mais on leur refuse celui de l'internat. Cela donne lieu à de vifs débats, des pétitions d'internes, de directeurs d'hôpitaux et d'hommes politiques considérant l'inaptitude physique et morale des femmes et s'opposant à des personnalités comme Paul Bert qui les défendent. Ce dernier note qu'en 1884, l'Assistance publique émet un avis favorable pour l'accès aux femmes au concours d'interne, mais chose refusée par les Sociétés des hôpitaux. Le 31 juillet 1885, il profite du fait qu'une Anglaise avec un brillant parcours, Blanche Edwards, ne peut se présenter au concours car ayant à 28 ans dépassé la limite d'âge, et lève toutes les interdictions. Sous les huées, elle passe néanmoins l'internat en 1886, après la première femme interne des hôpitaux de Paris, Augusta Klumpke, dans les mêmes circonstances. Cette dernière devint présidente de la Société de neurologie mais fut interdite de se rendre en salle de garde[21].

 

 Madeleine Brès

En 1868, les femmes sont autorisées à étudier la médecine. Quatre femmes entrent à la Faculté de médecine de Paris à la rentrée scolaire 1868 : Catherine Gontcharov (russe) Mary Corinna Putnam (américaine) et Elizabeth Garrett (anglaise) et Madeleine Brès (française)[23],[24].

Madeleine Brès est la première femme française à s'inscrire comme étudiante de la Faculté de médecine de Paris. Emma Chenu devient la première licenciée ès sciences de France. Brès est la fille d'un fabricant de charrettes et, mariée à 15 ans, elle doit avoir le consentement de son mari pour obtenir son diplôme, les femmes mariées étant jugées irresponsables juridiquement par le droit français de l'époque. Son inscription à la faculté de médecine est tout un symbole et il faut le soutien de l'impératrice Eugénie et du ministre de l'Instruction publique, Victor Duruy, et du doyen de la Faculté de médecine, Charles Adolphe Wurtz pour qu'elle l'obtienne. De cet accord théorique, Mary Putnam va pouvoir obtenir un accord pratique après avoir été refusée par l'assemblée des professeurs, à l'unanimité moins une voix en novembre 1867. En mars 1868, Wurtz lui conseillant de demander son inscription non pas à la Faculté mais au ministre directement, elle l'obtient alors pour l'année scolaire 1868-1869, tout comme Brès et leurs deux compagnes[25]. Elle officie ensuite comme professeur d'hygiène et enseigne notamment aux directrices des écoles maternelles de la ville de Paris. Elle dirige le journal Hygiène de la femme et de l'enfant et elle est l'auteur de plusieurs livres de puériculture. Elle est notamment suivie par Dorothée Chellier, diplômée en 1894.

En 1919, Yvonne Pouzin (1884-1947)

devient la première femme praticien hospitalier en France. Elle peut ainsi faire des recherches dans de meilleures conditions scientifiques, faire école et avoir des élèves[26].

Madeleine Pelletier (1874 - 1939), une militante féministe et socialiste libertaire, est la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. Initialement anthropologue, elle étudie le rapport entre la taille du crâne et l'intelligence selon les théories de Paul Pierre Broca. Ensuite, elle a travaillé avec Charles Letourneau et Léonce Manouvrier. Contestant l'idée selon laquelle l'intelligence serait proportionnelle au volume du crâne qui sous-tendait celle d'une infériorité intellectuelle de la femme, elle rompt avec l'anthropologie pour se consacrer à la psychiatrie dès 1906. Elle est également la première femme interne dans un asile psychiatrique d'État, où elle dénonce rapidement les méfaits des internements abusifs.

 

EUROPE

 

ALLEMAGNE

 

Regina von Siebold est une médecin et éducatrice allemande, l'épouse et l'assistante du médecin Damian Siebold. Quand celui-ci tombe malade et n'arrive plus à travailler, elle reçoit une licence l'obstétrique de l'université de Darmstadt. En 1815, elle est reçue par l'université de Giessen pour le même sujet, et c'est la première femme à accomplir ceci. Elle gère une clinique médicale assistée par sa fille Charlotte von Siebold.

 

GDE BRETAGNE

 

Florence Nightingale, une pionnière des soins infirmiers modernes et de l'utilisation des statistiques médicales

Diagramme des causes de mortalité au sein de l'armée en Orient par Florence Nightingale.

Du fait de son éducation, les métiers qu'une femme souhaitant gagner sa vie peut alors exercer — outre le métier d'écrivain — se limitent en pratique à l'enseignement, institutrice ou gouvernante. Puis, au cours du XIXe siècle, trois professions médicales s'ouvrent aux femmes : le métier d'infirmière, celui de sage-femme, ainsi que, en théorie, celui de médecin.

Toutefois, seules les femmes infirmières sont acceptées sans difficulté par la société. En réalité, les Britanniques ne veulent pas de chirurgiens ou de médecins de sexe féminin, et les femmes demeurent cantonnées dans leur rôle d'infirmière. Dans cette profession, Florence Nightingale (1820-1910) est une figure importante du XIXe siècle, en ce qu'elle permet de moderniser l'image traditionnelle de l'infirmière modèle n'ayant d'autre but que celui de se sacrifier pour veiller au bien-être de ses patients, en œuvrant pour l'éducation des femmes et en leur enseignant la bravoure, la confiance en soi et l'affirmation de soi[27]. C'est une pionnière des soins infirmiers modernes et de l'utilisation des statistiques dans le domaine de la santé.

James Barry, né Margaret Ann Bulkley probablement de sexe féminin, choisit de vivre en tant qu'homme, pour étudier et poursuivre une carrière médicale. Diplômé en 1812, il est parfois considéré comme la première femme médecin britannique[28]. Usuellement, Elizabeth Garrett Anderson, diplômée en 1870 de la Faculté de médecine de Paris, est également reconnue comme la première femme médecin à exercer en Grande-Bretagne[29], tandis qu'Elizabeth Blackwell, première femme médecin américaine, est aussi la première femme à faire partie de l'Ordre des médecins britanniques à partir de 1869. La première faculté de médecine pour femmes, la London School of Medicine for Women est ouverte en 1874 avec l'appui de plusieurs professionnelles de santé : Sophia Jex-Blake[30], Florence Nightingale[31], Elizabeth Garrett Anderson[32], Emily et Elizabeth Blackwell[31] et le soutien du biologiste Thomas Henry Huxley.

En 1540, Henri VIII d'Angleterre accorda la charte de la Compagnie des chirurgiens barbiers [5], ce qui entraîna la spécialisation des professions de la santé (chirurgiens et barbiers), ce qui excluait les femmes de la pratique professionnelle [6].

 Les femmes ont cependant continué à pratiquer pendant cette période.

 Ils ont continué à pratiquer sans formation formelle ou reconnaissance en Angleterre et finalement en Amérique du Nord pour les prochains siècles.

 [La participation des femmes dans les professions médicales était généralement limitée par les pratiques juridiques et sociales au cours des décennies alors que la médecine se professionnalisait [7].

 Cependant, les femmes pratiquaient ouvertement la médecine dans les professions paramédicales (soins infirmiers, sages-femmes, etc.

) et au cours des XIXe et XXe siècles, les femmes ont considérablement amélioré l'accès à l'éducation médicale et au travail médical dans le monde.

 Ces gains ont parfois été tempérés par des revers; par exemple, Mary Roth Walsh a documenté un déclin chez les femmes médecins aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle, de sorte qu'il y avait moins de femmes médecins en 1950 qu'il n'y en avait en 1900.

Cependant, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, les femmes ont globalement progressé.

Aux États-Unis, par exemple, les femmes représentaient 9% de l'effectif total des facultés de médecine américaines en 1969; cela avait augmenté à 20% en 1976.

En 1985, les femmes représentaient 16% des médecins américains en exercice [9].

Au début du XXIe siècle, dans les pays industrialisés, les femmes ont réalisé des progrès significatifs, mais n'ont pas encore atteint la parité au sein de la profession médicale.

 Les femmes ont atteint la parité dans les écoles de médecine dans certains pays industrialisés, depuis 2003 formant la majorité du corps des étudiants en médecine des États-Unis.

 [10] En 2007-2008, les femmes représentaient 49% des demandes d'admission en faculté de médecine et 48,3% de celles acceptées [11].

 Selon l'Association américaine des facultés de médecine (AAMC), 48,3% (16 838) des diplômes en médecine décernés aux États-Unis en 2009-2010 ont été gagnés par des femmes, une augmentation de 26,8% en 1982-1973.

 [11] Alors que de plus en plus de femmes participent au domaine médical, une étude réalisée en 2013-2014 a révélé qu'il y avait beaucoup moins de femmes occupant des postes de direction dans le domaine de la médecine.

 Cette étude a révélé que les femmes représentaient 16% des doyens, 21% des professeurs et 38% des professeurs, comparativement à leurs homologues masculins

 

ÉTATS UNIS

Elizabeth Blackwell: America's First Female Doctor

https://books.google.fr/books?isbn=1433900556 - Traduire cette page

Barbara A. Somervill - 2009 - Aperçu

Presents the life and accomplishments of the first American woman to attend medical school and become a doctor

La fin du XIXe siècle aux États-Unis est marquée par l'importance accrue des collèges pour femmes, laquelle a engendré des emplois pour les femmes scientifiques ainsi que davantage de possibilités d'éducation. À cette époque, les autres collèges et universités ont commencé à permettre l'admission des femmes. En 1850, le Women's Medical College of Pennsylvania est la première école pour femmes du pays. On recense, en médecine aux États-Unis, environ 3 000 femmes en 1875, et presque 20 000 en 1900[37].

Bien que J. Marion Sims soit reconnu comme le père de la gynécologie américaine, c'est en expérimentant sur trois femmes esclaves d'Alabama — Anarcha, Betsy, et Lucy — qui souffraient de fistules vésico-vaginales, de nouvelles techniques de réparation[38] que Sims perfectionne sa technique et répare avec succès les fistules d'Anarcha. Bien que l'anesthésie soit devenue disponible, il n'en utilise pas lors des opérations des trois femmes[38]. La radio publique américaine NPR leur consacre un reportage en 2016, leur donnant le titre de mères de la gynécologie américaine[39].

Un exemple est Elizabeth Blackwell, la première femme médecin certifiée aux États-Unis, diplômée du Hobart and William Smith Colleges (en) en 1849[40]. Blackwell songe pour la première fois a la carrière médicale à l'occasion de la douloureuse maladie d'une amie, qui succombe probablement d'un cancer de l’utérus. Cette amie lui confie qu’être soignée par un docteur femme aurait probablement rendu son traitement beaucoup plus confortable. Blackwell est également convaincue que les qualités féminines sont très adaptées à l'exercice de la profession médicale[41].

À cette époque pourtant, 3 elle déteste tout ce qui a trait au corps, et ne supporte pas les livres traitant de médecine 3[42]. Un autre élément qui la pousse toutefois dans cette voie est le sens attribué en ce temps à l'expression 3 femme médecin 3, par lequel sont désignées les faiseuses d'anges, c'est-à-dire les femmes agissant volontairement de façon à interrompre la grossesse non voulue d'une autre femme. Blackwell souhaite se dresser contre cette idée reçue qui ne rend pas justice a ce dont elle croit les femmes capables[43]. Embrasser la carrière médicale constitue également un moyen d’acquérir l’indépendance matérielle qu'elle recherche, en dehors des chaînes du mariage[42].

Son plus grand souhait est d’être admise au sein d'une des facultés de médecine de Philadelphie[42], mais elle doit se rabattre alors sur des écoles moins prestigieuses et est finalement admise au Hobart and William Smith College de New York. Bravant les préjugés des professeurs et des étudiants, elle termine, le 23 janvier 1849, première de sa classe et devient la première femme à obtenir un diplôme médical aux États-Unis.

Refusée dans la plupart des hôpitaux, elle fonde son propre établissement appelé New York Infirmary for Indigent Women and Children en 1857. Au déclenchement de la guerre civile américaine, elle forme des infirmières et, en 1868, fonde un collège médical réservé aux femmes pour former officiellement des femmes-médecins/doctoresses. En 1869, elle abandonne à sa sœur Emily la responsabilité du Collège pour retourner en Angleterre. Là, avec Florence Nightingale, elle ouvre le London School of Medicine for Women et devient la première femme-médecin/doctoresse et médecin enregistrée en Grande-Bretagne. Elle prend sa retraite à l’âge de 86 ans. Son guide d’éducation sexuelle (The Moral Education of the Young), est publié en Angleterre, tout comme son autobiographie (Pioneer Work in Opening the Medical Profession to Women, 1895).

Rebecca Lee Crumpler (1831-1895)

C’est la première femme médecin afro-américaine.

 

Susan La Flesche Picotte (1865-1915)

Susan *est la première femme médecin des Premières nations, aux États-Unis.

 

CANADA

 

Emily Stove

En 1867, Emily Stowe est la première femme médecin à pratiquer au Canada[34], tandis que Jennie Kidd Trout est la première femme médecin à y exercer légalement, à partir de 1875[35]. Stowe a joué un rôle important dans la fondation du Women's College Hospital, en 1883. Il s'agit de la première université pour femmes en médecine au Canada.

 

Jennie Smillie Robertson

La première femme chirurgien au Canada est Jennie Smillie Robertson, diplômée en 1909 de l'université de Toronto, ou selon l'Ordre des médecins canadiens, Jessie Gray diplômée en 1934 de la même université[36].

 

 

RUSSIE[

Vera Gedroitz  princesse lituanienne russifiée est la première femme chirurgienne de Russie, ainsi que l'un des première femmes professeurs de chirurgie au monde[44].

 

BRÉSIL ET AMERQUE LATINE[

Marie Durocher

La Brésilienne d'origine française est la première femme médecin d'Amérique latine en 1834.

 

SUISSE

Marie Heim-Vögtlin

est la première femme médecin suisse, écrivain et fondatrice du premier hôpital pour accouchements dans le pays. En 1875, elle épouse le géologue Albert Heim, après qu'il lui a donné la permission écrite de continuer à travailler après leur mariage[33].

 

PROCHE-ORIENT[]

En Mésopotamie,

 Tapputi-Belatekallim est considérée comme la première chimiste. C'est une parfumeuse mentionnée sur une tablette babylonienne en cunéiforme vers 1200 av. J.-C.[45]. On y trouve aussi la plus vieille mention d'un alambic[46].

Syrie[

Sabat al-Islambooly est la première Damascène à étudier la médecine aux États-Unis[47]. Elle est diplômée en 1890.

Liban[

Iqbal Al Asaad née en 1993, réfugiée palestinienne au Liban, est à l'âge de 20 ans, déclarée la plus jeune médecin du monde.

 

INDES

Anandi Gopal Joshi (31 mars 1865 - 26 février 1887)

est une médecin indienne. Elle est l'une des deux premières femmes de ce pays à obtenir un diplôme universitaire en médecine occidentale, l'autre étant Kadambini Ganguly, la même année, en 1886. Elle est aussi la première femme hindoue à accomplir ceci[48]. Avec Chandramukhi Basu, elle est aussi l'une des premières femmes graduées universitaires de l'Empire britannique[49].

Kei Okami et Sabat Islambooly

Sot egalement ) cietr icien habits traditionnels à l'occasion d'une réception en 1885 au Woman's Medical College of Pennsylvania (en).

 

EXTRÊME-ORIENT[

À l'époque de la dynastie Song, la médecine chinoise pour les femmes atteint une maturité[50]. Les femmes étaient exclues du mode d'enseignement maître-disciple, mais elles pouvaient étudier à l'intérieur de leur famille ou de leur clan, de telle sorte que vers la fin de la dynastie Ming, des familles de femmes médecins se distinguent par leur érudition et leurs ouvrages sur des sujets médicaux[51].

Japon[

En 1889, Kei Okami est la première Japonaise diplômée en médecine occidentale[52]. Elle-même chrétienne, elle avait reçu de l'aide de la Women's Foreign Missionary Society de l'Église presbytérienne pour étudier au Woman's Medical College of Pennsylvania (

 

 

 

 

 

.2. STATUT ACTUEL DES MEDECINS FEMMES

 

 

DEMOGRAPHIE [1]

D'après  les études publiées en [2]du cConsilde l'OrdreSur les 290 974 médecins inscrits au tableau de l'Ordre en 2017, 47  p. 100  sont des femmes

les femmes médecins sont beaucoup plus nombreuses que les hommes chez les moins de 45 ans et 58% des nouveaux inscrits sont des femmes. Cette féminisation avérée de la profession profite largement au secteur libéral : 60% des médecins généralistes libéraux mixtes âgés de moins de 40 ans sont des femmes.

2016 : Selon les données du gouvernement, le pourcentage d'hommes médecins (65%) dépasse encore considérablement celui des femmes (35%), bien que les femmes rattrapent et dépassent même les hommes à un plus jeune âge[1,2]

Après la levée des barrières institutionnelles interdisant l’accès des femmes aux professions supérieures, la présence des femmes au sein des professions libérales a connu une croissance régulière, en France, comme ailleurs. Entre 1960 et 2000, le taux de féminisation des professions libérales a doublé, passant de 20 % à presque 40 %. L’histoire de la profession médicale témoigne d’une féminisation ancienne, fruit de l’explosion démographique de la population médicale française depuis la fin des années soixante : les femmes représentaient 13,8 % des médecins libéraux en 1968 et 24,3 % en 1982 (CREDOC, 1983). Depuis le début des années quatre-vingt-dix, la croissance du nombre de femmes médecins s’est activement poursuivie, puisqu’elles représentaient 29,6 % des médecins en exercice en 1990 (Kaminske, 1995), 36,4 % en 2001 (Niel, 2002) et 37,2 % en 2003 (Observatoire national de la démographie des professions de santé [ONDPS], 2004, p. 46). Cette féminisation s’inscrit pleinement dans les changements structurels de la profession médicale au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Elle ne correspond nullement à une substitution des hommes médecins par les femmes, puisque le nombre de médecins des deux sexes connaît une progression constante au cours de cette période. Au contraire : « elle accompagne une expansion globale du nombre de praticiens » (Paicheler, 2001, p. 182). Actuellement, un nouveau diplômé en médecine sur deux est une femme. De même, près de 65 % des étudiants en deuxième année de médecine sont des étudiantes (Labarthe et Hérault, 2003, p. 3 ; Observatoire national de la démographie des professions de santé [ONDPS], 2004, p. 19).

 

exercice en Russie, 50 % en Finlande, 40 % en Suède, 35 % au Danemark (Riska, 2001), mais seulement 30 % en Grande-Bretagne, France, Suisse et aux USA (Rosende, 2004, p. 25).

Cependant, la pratique de la médecine demeure globalement disproportionnellement masculine. Dans les pays industrialisés, la parité récente entre les sexes des étudiants en médecine n'a pas encore atteint la parité dans la pratique. Dans de nombreux pays en développement, ni l'école de médecine ni la pratique n'abordent la parité entre les sexes.. De plus, il existe des biais au sein de la profession médicale: certaines spécialités médicales, comme la chirurgie, sont largement dominées par les hommes [13], alors que d'autres spécialités sont largement dominées par les femmes ou le deviennent. Aux États-Unis, les femmes médecins sont plus nombreuses que les hommes médecins en pédiatrie et les femmes résident en plus grand nombre que les hommes résidents en médecine familiale, obstétrique

Dans les années quatre-vingt-dix, les femmes représentaient environ 70 % des médecins en

 

Les projections statistiques avancent l’hypothèse d’un dépassement de la barre des 40 % d’ici 2010 et des 50 % vers 2020 (Niel, 2002). Certes, les femmes n’ont pas intégré tous les secteurs de la médecine au même rythme. Elles ont longtemps été surreprésentées parmi les médecins spécialistes exerçant en cabinet de ville, surtout dans certaines spécialités médicales (dermatologie, pédiatrie, gynécologie médicale) (Bungener et Paicheler, 1994 ; Herzlich et al., 1993). En 2003, les femmes représentent 36,8 % des omnipraticiens et 37,5 % des spécialistes. Ainsi, à l’heure actuelle, les femmes représentent 56 % des médecins âgés de moins de 35 ans, 41 % de ceux âgés entre 35 et 50 ans et 29 % des plus de 50 ans (voir l’article de Bessière dans ce numéro

 

 

 

 

 

SPECIALISATION DES FEMMES

 

Bien que de nombreux facteurs influencent ce que les étudiants en médecine de spécialité et les résidents choisissent, des données récentes montrent que le genre peut stimuler ce que les futurs médecins pratiquent et dans quelle direction.

À l'aide de données provenant de diverses sources, le Rapport 2015 sur les résidents de l'Association des facultés de médecine américaines (AAMC) a identifié les spécialités les plus populaires parmi les 86 439 résidents de la promotion 2013-2014.

Selon les principales constatations, les femmes représentent un plus grand pourcentage de résidents dans  disciplines suivantes:

Médecine familiale (environ 58%)

Psychiatrie (environ 57 pour cent)

Pédiatrie (environ 75 pour cent)

Obstétrique / gynécologie (environ 85 pour cent)[3]Voir références sur le site  https://wire.ama-assn.org/education/how-medical-specialties-vary-gender

 

 

JUGEMENTS SUR LES FEMMES MEDECINS

 

COMPETENCE PROFESSIONNELLE

 

La femme est meilleur médecin que l'homme ?

Toujours est-il que pour l'auteur de l'étude, le Dr Ashish Jha, les femmes arriveraient par leur approche à sauver la vie de 32 000 patients âgés à l'hôpital par rapport aux hommes, ce qui n'est pas négligeable, selon le chercheur. "Si un traitement pouvait diminuer le taux de mortalité de 0,5 %, nous l'utiliserions très largement. Nous le verrions comme un traitement cliniquement important que nous voulons utiliser sur nos patients", affirme-t-il au Washington Post.[4]

Derrière cette étude, l'intention est également de dénoncer la différence de traitement salarial entre les médecins hommes et femmes aux Etats-Unis. Les femmes touchent sur une année 20 000 dollars (19 210 euros) de moins par rapport à leurs homologues masculins.[5]

 

DEVOUEMENT

Dominique Stoppa-Lyonnet participera à la soirée de débats 3Quoi de neuf docteure?3 organisée au siège de Libération, inscrivez-vous.

En 2021, la parité sera atteinte chez les médecins et en 2034 le ratio femme-homme sera de 60%, selon les projections de la Drees. Sous l’angle de la mixité, les progrès ont été spectaculaires. Rappelons que la première médecin française, Madeleine Brès, a eu son diplôme en 1875 et que nous n’étions encore que 10% de médecins femmes en 1960.

Mais la question posée est celle de l’impact du sexe du médecin sur la relation au patient. Abordons-la sans a priori, en s'interrogeant sur les qualités attendues d’un médecin. Une enquête conduite en 2013 auprès de 6 923 patients par Lydia Brispot dans le cadre de sa thèse à la faculté de médecine de Toulouse-Purpan a rapporté les qualités suivantes : temps d’information et compréhensibilité de celle-ci, compétences médicales et scientifiques, disponibilité, capacité à demander un avis spécialisé, écoute et confiance. Cette étude a montré que le choix du sexe du médecin était indifférent pour 80% des patients, qu’il s’agisse d’affections banales (grippe, entorse) ou de maladies graves. En revanche, pour des problèmes gynécologiques ou urologiques, les patients préfèrent un médecin du même sexe.

Or, avec l’émergence des maladies chroniques, le constat d’une très mauvaise observance (40% des patients seulement suivent un traitement prescrit), l’importance croissante de la prévention et, j’ajouterais, le développement d’une médecine prédictive et participative, information et dialogue se fixent au cœur de la pratique médicale. Et passent par des capacités d’écoute et d’empathie, qualités prêtées aux femmes plus qu’aux hommes. Sans vouloir ouvrir ici une discussion - entre sexe biologique et genre - sur l’origine de l’écoute et de l’empathie, que savons-nous de la pratique des médecins femmes ? Plusieurs études ont rapporté un temps de consultation plus long, centré sur le patient et des propos plus rassurants et encourageants .

 

COMPASSION ENVERS LES MALADES

Une étude récente publiée dans le JAMA of Internal Medicine s’est assurée de résultats médicaux au moins identiques selon le sexe du médecin, voire meilleurs pour les médecins femmes. Elle a examiné les taux de réhospitalisation et de mortalité à trente jours d’une sortie d’hôpital chez plus de 1,5 million de patients en fonction du sexe du médecin référent. Il s’agissait de patients âgés d’au moins soixante-cinq ans et hospitalisés en médecine interne. Les taux de réhospitalisation (- 0,55%) et de mortalité (- 0,43%) étaient significativement moindres lorsque les patients étaient traités par une femme. Les auteurs s’étaient assurés que la gravité de l’état des patients était identique entre les deux groupes. Suivi des recommandations et temps d’information étaient les facteurs explicatifs proposés de cette différence.

Ces observations conduisent à retenir que les femmes ont toutes les qualités attendues des patients et qu’elles font même un peu mieux que les hommes sur le plan de la prise en charge, au moins en médecine interne. Qui en doutait ? La parité en médecine apparait largement acceptée par les patients. En revanche, la parité sous l’angle hospitalo-universitaire est loin d’être acquise.

 

LA VIE PROFESSIONNELLE DES FEMMES MEDECINS

 

EMOLUMENTS

 

http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rfas200501-art03.pdf

L'ouvage  de Sabine Bessière  3La féminisation des professions de santé en France : données de cadrage3[6]

La féminisation des professions de santé en France : données de cadrage

Dans le domaine de la santé, les femmes sont très largement majoritaires en 2003, et représentent trois quarts des professionnels exerçant dans le secteur. Mais la féminisation, traditionnellement forte dans la plupart de ces métiers, s’amplifie, les femmes étant de plus en plus nombreuses parmi les jeunes diplômés des professions médicales et paramédicales. Le phénomène est particulièrement observable pour celles jusqu’à présent exercées le plus souvent par des hommes, comme la médecine, la chirurgie dentaire ou la kinésithérapie. Si l’accès aux professions traditionnellement masculines est aujourd’hui plus facile aux femmes, elles y occupent plus fréquemment des postes moins valorisants. Dans de rares professions, comme les agents de service hospitaliers, les aides-soignants, les orthoptistes et les pédicures-podologues, la proportion de femmes se réduit au contraire légèrement au fil des années

 

 

DISTINCTIONS PROFESSIONNELLES

AJPMR Study Women Doctors Receive Few Professional Awards ...

spauldingrehab.org/.../ajpmr-women-physicians-lack-recognition

Boston, MA - La Faculté de médecine de Harvard au Spaulding Rehabilitation Network a publié une nouvelle étude dans la revue américaine de médecine physique et de réadaptation (AJPM & R) intitulée «Les femmes médecins sont sous-représentées dans les prix de reconnaissance de l'Association of Academia Physiatrists». étudier dans le domaine de la médecine physique et de la réadaptation (MPR) pour démontrer une sous-représentation des récipiendaires des prix des femmes médecins et le premier de son genre dans toute spécialité médicale à étudier les médecins universitaires spécifiquement. L'étude comportait un examen de vingt-sept années de données de l'Association of Academic Physiatrists (AAP). La liste comprenait tous les principaux récipiendaires de prix de reconnaissance de 1990 à 2016, avec un total de 85 prix individuels présentés aux médecins. Aucun prix n'a été décerné à une femme médecin pour les quatre dernières années (2013-2016) ou dans la moitié des catégories de prix pour la dernière décennie (2007-2016). Fait intéressant, aucune femme médecin n'a reçu le prix exceptionnel de résident / compagnon depuis sa création (2010-2016). Il y a eu une diminution de la proportion des récompenses accordées aux femmes au cours de la dernière décennie (2007-2016, 7 sur 39 prix, 17,9%) comparativement aux 17 premières années (1990-2006, 10 sur 46 prix, 21,7%). Par contre, la proportion de femmes médecins à temps plein dans le secteur de la PM et R était de 38% en 1992 et de 41% en 2013.

Les constatations où il n'y avait pas de récipiendaires de prix pour les femmes médecins étaient particulièrement convaincantes et les chercheurs ont fait référence à un concept utilisé par les tribunaux américains, y compris la Cour suprême, appelé un «zéro inexorable» pour discuter des conclusions de ce rapport. Les auteurs ont utilisé des récompenses de reconnaissance comme une rubrique pour mesurer la capacité des femmes médecins à naviguer dans les ressources clés nécessaires pour l'avancement de carrière qui sont fournis par les sociétés de spécialité médicale. Entre autres choses, les sociétés de spécialités médicales possèdent ou contrôlent des revues médicales, des conférences scientifiques, des formations en leadership et des postes de direction dans des groupes de travail, des comités et des conseils..

Une étude précédente du même groupe de chercheurs, publiée dans la revue PM & R et intitulée «Les femmes médecins sont sous-représentées dans les prix de reconnaissance de l'Académie américaine de médecine physique et de réadaptation», révèle que l'Académie américaine de Les médecins femmes en médecine physique et réadaptation (AAPM & R) ont reçu seulement 15,9% des prix. Une conclusion importante était qu'ils étaient les plus sous-représentés pour les prix prestigieux de conférences, dans lesquels ils seraient en mesure de prendre la parole lors d'une conférence nationale, offrant leurs points de vue et opinions à un auditoire de collègues. L'étude a révélé que les femmes ont reçu des conférences dans 8 des 48 années étudiées..

L'auteur principal de ces deux études, Julie K. Silver, MD, est professeure agrégée et présidente adjointe du département de médecine physique et de réadaptation de la Harvard Medical School et présidente associée des initiatives stratégiques du Spaulding Rehabilitation Network. Le Dr Silver dit: «Dans cette étude, nous avons démontré que la sous-représentation des femmes médecins en tant que récipiendaires de prix de reconnaissance ne se limitait pas à une société médicale, mais constituait un plus gros problème dans la spécialité. Comme nous nous concentrons sur la réduction de l'épuisement professionnel des médecins et des disparités en matière de santé des patients, nous devons comprendre que ces deux problèmes cruciaux sont liés à la mesure dans laquelle nous pouvons soutenir notre effectif tout entier. Nous espérons que notre recherche incitera les sociétés soutenues par les médecins à utiliser des mesures qui incluent, mais aussi vont au-delà des prix de reconnaissance, pour évaluer la diversité et l'inclusion - pas seulement pour les femmes mais pour tous les médecins.

 

RELATIONS SEXUELLES AU CABINET [7].

 

Le harcèlement sexuel dans la relation médecin-patient est généralement discuté en termes de médecins masculins harcelant les patientes.

 Nous avons enquêté sur le harcèlement sexuel des femmes médecins par les patients.

Des sondages ont été envoyés à un échantillon aléatoire de 599 des 1064 médecins de famille autorisés en Ontario, au Canada.

 Les répondants ont été interrogés sur leurs expériences de harcèlement sexuel par des hommes ou des femmes et sur la nature et la fréquence du harcèlement.

 Des suggestions pour la prévention ont été demandées.

Soixante-dix pour cent (422) des questionnaires ont été remplis et retournés.

 Plus de 75% des personnes interrogées ont rapporté avoir été victimes de harcèlement sexuel par le patient à un moment de leur carrière.

 Les médecins ont été harcelés le plus souvent dans leurs propres bureaux et par leurs propres patients.

 Cependant, dans des contextes tels que les salles d'urgence et les cliniques, les patients inconnus présentaient un risque proportionnellement plus élevé.

 Les perceptions des médecins quant à la gravité du problème varient selon la fréquence et la gravité des incidents.

Le harcèlement sexuel des femmes médecins semble se produire fréquemment, et c'est donc un sujet important à aborder dans l'école de médecine et le développement professionnel.

 

LA discrimination SEXUELLE :  HANDICAP OU AVANTAGE 

 

Aux États-Unis, nombre de publications récentes sont consacrées au "syndrome du "Plafond de verre"métaphore pour transmettre les obstacles indéfinis auxquels les femmes et les minorités sont confrontées sur le lieu de travail.[8]

Une étude a interrogé les mères médecins et leurs filles médecins afin d'analyser l'effet de la discrimination et du harcèlement sur l'individu et sa carrière. Cette étude a inclus 84% des mères médecins qui ont obtenu leur diplôme de médecine avant 1970, la majorité de ces médecins ayant obtenu leur diplôme dans les années 1950 et 1960. [9]

Selon cette étude, un tiers des filles médecins ont déclaré avoir subi une forme de discrimination fondée sur le sexe dès la Faculté de médecine, dans la formation pratique et dans le milieu de travail.

Cet article donne un aperçu de l'histoire de la discrimination fondée sur le sexe, affirmant que le genre a initié l'exclusion systématique des femmes des écoles de médecine.

Ce fut le cas jusqu'en 1970, lorsque l'Organisation nationale pour les femmes (NOW) a déposé un recours collectif contre toutes les écoles de médecine aux États-Unis.

Plus précisément, cette poursuite a réussi à forcer les écoles de médecine à se conformer à la législation sur les droits civils. Ce succès a été observé en 1975 lorsque le nombre de femmes en médecine a presque triplé et a continué de croître au fil des ans.

En 2005, plus de 25% des médecins et environ 50% des étudiants en médecine étaient des femmes.

L'augmentation du nombre de femmes en médecine s'accompagne également d'une augmentation du nombre de femmes s'identifiant comme une minorité raciale / ethnique, mais cette population reste largement sous-représentée par rapport à la population générale du secteur médical. [23]

 

LA FEMME MÉDECIN DANS LA VIE  POLITIQUE

 

Le Senat a une page fort intéressante sur ce sujet [10]:

En France, malgré l'ordonnance du 21 avril 1944 qui prévoit queles femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ", le nombre des femmes élues au Parlement ou dans les assemblées territoriales reste assez faible : le Parlement compte moins de 10 % de femmes, le pourcentage de femmes membres de conseils municipaux s'élève à 22 %, et les femmes constituent environ le quart de l'effectif des conseils régionaux.

Afin de remédier à l'insuffisante représentation des femmes dans la vie politique, la loi constitutionnelle du 8 juillet 1999 relative à l'égalité entre les femmes et les hommes a modifié deux articles de la Constitution. Elle a ajouté :

- à l'article 3, un cinquième alinéa, selon lequel : " La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives " ;

- à l'article 4, un second alinéa, qui prévoit que les partis politiques auront la responsabilité de mettre en oeuvre, " dans les conditions déterminées par la loi ", le principe posé par le nouvel alinéa de l'article 3.

Pour permettre l'application de ces dispositions constitutionnelles, le gouvernement doit élaborer un projet de loi qui devrait être adopté par le Parlement au cours du premier semestre de l'année 2000.

Le rapport préalable à l'élaboration de ce projet de loi, demandé par le Premier ministre à Mme Dominique Gillot, alors rapporteur général de l'Observatoire de la parité, préconise plusieurs mesures, qui ne seraient toutefois applicables ni aux élections municipales dans les communes de moins de 3 500 habitants, ni aux élections qui se déroulent au scrutin uninominal (législatives, cantonales et sénatoriales dans les départements où il y a moins de cinq sénateurs).

Les principales propositions sont les suivantes :

- fixer à 40 % le pourcentage de femmes pour les candidatures aux élections municipales de 2001 ;

- imposer l'alternance (un homme, une femme)  et porter ce pourcentage à 50 % pour les élections municipales de 2007, ainsi que pour les autres scrutins de liste, c'est-à-dire pour les élections régionales, les élections européennes et les élections sénatoriales dans les départements qui ont droit à au moins cinq sièges de sénateurs ;

- créer un " fonds de la mixité ", dont pourraient seuls bénéficier les partis politiques ayant fait les efforts définis par la loi sur la parité.

Il semble cependant que le projet de loi, qui n'a pas encore été présenté au conseil des ministres, ne contienne aucune disposition sur l'alternance.

Pour apprécier la portée de ces propositions, il a semblé nécessaire d'analyser les principales dispositions prises pour accroître la place des femmes dans la vie politique dans quelques pays européens. L'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la Finlande, l'Italie, le Luxembourg, le Portugal, le Royaume-Uni ont été retenus.

L'examen de la situation dans ces huit pays fait apparaître que :

- actuellement, seule la Belgique dispose d'une loi sur les quotas ;

- la place des femmes dans les institutions politiques dépend de l'attitude des partis ;

- si elle a beaucoup augmenté au cours de ces dernières années, la place des femmes dans la vie politique demeure très variable d'un pays à l'autre.

1) La Belgique est le seul pays qui dispose actuellement d'une loi sur les quotas

a) La loi belge garantit aux femmes au moins un tiers des candidatures aux élections

La loi du 24 mai 1994 visant à promouvoir une répartition équilibrée des hommes et des femmes sur les listes de candidatures aux élections, qui s'applique à toutes les élections, interdit en effet que plus des deux tiers des candidats inscrits sur une liste donnée appartiennent au même sexe.

Cependant, la loi ne comporte aucune obligation de placer les femmes en position éligible.

b) L'Italie et le Portugal ont tenté d'introduire des dispositions similaires

En Italie, la Cour constitutionnelle a invalidé, en 1995, les dispositions que le Parlement avait adoptées en faveur des femmes en 1993. Ces mesures réservaient aux femmes au moins un tiers des candidatures aux élections municipales et prévoyaient, pour les députés élus à la représentation proportionnelle, l'alternance d'un homme et d'une femme sur les listes de candidats.

Depuis lors, le Parlement a approuvé, en mars 1999, à l'occasion de la discussion du texte sur le financement public des partis politiques, un amendement d'origine parlementaire selon lequel chaque parti doit affecter au moins 5 % des sommes reçues au titre du remboursement des frais de campagne à des actions destinées à augmenter la participation des femmes à la vie politique. Par ailleurs, le projet de loi constitutionnelle sur le fédéralisme, dont l'adoption devrait avoir lieu avant la fin de la législature, prévoit d'introduire une disposition aux termes de laquelle les lois, nationales et régionales, favorisent l'équilibre de la représentation entre les sexes. Une telle prescription, inscrite dans la Constitution, empêcherait alors la Cour constitutionnelle d'annuler une éventuelle loi sur les quotas.

Au Portugal, le projet du gouvernement qui prévoyait de réserver aux femmes 25 % des candidatures pour les élections européennes de juin 1999 ainsi que pour les élections législatives d'octobre 1999, et 33,33 % pour les élections européennes et législatives suivantes a été rejeté par l'Assemblée de la République en mars 1999. Ce projet avait été déposé en application de l'article 109 de la Constitution, lui-même adopté en septembre 1997, et qui énonce : " La participation directe et active des hommes et des femmes à la vie politique constitue la condition et l'instrument fondamental de la consolidation du système démocratique, la loi devant promouvoir l'égalité dans l'exercice des droits civiques et politiques et la non-discrimination pour l'accès aux fonctions politiques ".

2) Dans tous les pays, la place des femmes dans les institutions politiques dépend de l'attitude des partis

La loi belge sur les quotas est telle que, tout comme dans les autres pays, les partis conservent l'initiative de placer ou non les femmes en position éligible. A cet égard, ils ont adopté des positions très différentes : pour les élections à la Chambre des représentants, seuls les sociaux-chrétiens flamands ont placé environ un tiers de femmes en position éligible. En revanche, pour les élections sénatoriales, presque tous l'ont fait.

Malgré l'absence de dispositions contraignantes, les principaux partis allemands ont modifié leurs statuts au cours des dernières années pour réserver aux femmes un certain pourcentage des candidatures aux mandats électifs. Au SPD, l'introduction des quotas a été progressive à partir de l'année 1988. Actuellement, 40 % des candidatures aux élections sont réservés aux femmes. A la CDU/CSU, la modification statutaire est plus récente, puisqu'elle remonte à 1996, et 30 % des candidatures doivent revenir aux femmes. Quant aux Verts, sur les listes de candidats, ils attribuent les places impaires aux femmes et les places paires aux hommes.

Sans nécessairement les inscrire dans leurs statuts, de nombreux partis ont pris des décisions similaires à celles des partis allemands. Après le rejet du projet sur les quotas au Portugal, le parti socialiste a par exemple décidé de réserver 25 % des candidatures aux élections législatives à des femmes et d'augmenter ce pourcentage à 33 % pour les prochaines élections.

3) La place des femmes dans les institutions politiques a augmenté au cours des dernières années, mais varie encore beaucoup d'un pays à l'autre

Dans tous les pays étudiés, le pourcentage des femmes qui siègent dans des assemblées élues (Parlement européen, parlement national, conseils municipaux, etc.) ou qui sont membres d'un gouvernement a nettement augmenté au cours des dernières années.

De tous les pays étudiés, celui où la place des femmes est la plus importante est la Finlande, où elles représentent 44 % de l'effectif du gouvernement, 37 % de celui du Parlement national et 43 % des députés européens. Dans ce pays, un amendement à la loi sur l'égalité entre femmes et hommes a introduit en 1995 un pourcentage de femmes dans les organes de préparation et de prise de décision des administrations publiques. Cependant, cette disposition ne s'applique ni au Parlement ni aux conseils municipaux.

Dans les autres pays, la proportion de femmes varie généralement entre 10 % et 40 % selon le pays et l'organe considérés. Il apparaît que la place des femmes est moins grande dans les pays méditerranéens que dans les autres, les pourcentages y étant rarement supérieurs à 20, tandis qu'ils oscillent autour de 30 en Allemagne. "These Women Doctors Are Running For Congress." .

https://www.msn.com/en-us/news/video/these-women-doctors-are-running-for-congress/vp-AApnmt9

Les femmes médecins d'origine afroamericaine s'elevent contre le racisme dont elles sont l'objetBlack women doctors protesting racism with hashtag campaign

www.ajc.com/...women-doctors.../tQh4BIPItZuqLrvILlTqYI/

  1. En cache

    Traduire cette page

    16 oct. 2016 - Black female doctors have been tweeting their support for an OB/GYN physician who was the victim of racial bias in a critical situation.

     

Partage encre hommes et femmes des fonctions executives  du pouivoir [11]

titre . INFOGRAPHIES - Les lois de parité ont permis un partage des places dans les assemblées élues au niveau local, mais les femmes restent exclues des fonctions exécutives, où réside le pouvoir, constate le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Élections municipales, départementales, régionales...Comment se partage le pouvoir entre élu(e)s au niveau local? «En dépit des lois dites de la parité qui ont permis un partage des places, les femmes restent exclues des fonctions exécutives», répond le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) dans un rapport publié ce jeudi. Pourtant, c'est là que «réside véritablement le pouvoir» et «où il n'existe pas de contraintes paritaires». Et «sans contraintes, il n'y a pas de parité», constate cette instance, rattachée au premier ministre. Sur 90 pages, le HCE analyse les suites des élections départementales et régionales de 2015, et le renouvellement en cours des intercommunalités.

L'enjeu est «majeur», estime le HCE. «Au-delà d'une démarche démocratique, les femmes sont citoyennes, leur présence à la tête d'une collectivité ou d'une délégation permettrait de favoriser la prise en compte des besoins et des aspirations de l'ensemble de la population et non plus, consciemment ou non, d'une seule catégorie d'adminstré.e.s».

Parité politique : les femmes restent «exclues» des postes de pouvoir

Des progrès ont été faits...

Grâce à la loi de mai 2013, qui a modifié le mode de scrutin (chaque canton élit un binôme composé d'une femme et d'un homme), les conseillères départementales représentent la moitié des assemblées et des bureaux. Entre 2011 et 2015, leur proportion est passée de 13,8% à 50,1%.

" frameborder="0" scrolling="no" style="border:0;">

Forcément, les partis politiques ont fait en sorte de présenter plus de femmes. «Toutefois, on observe que les partis de gauche ont présenté des femmes dans des cantons plus ‘gagnables' que les partis de droite: 60,26 % de femmes pour les premiers et 50,24 % pour les seconds», note le rapport, tout en soulignant la «démarche pro-active en matière de parité» du parti Front de Gauche/Parti de gauche et des Verts. À l'inverse, le parti les Républicains, le Parti socialiste et le Parti communiste font office de mauvais élèves.

" frameborder="0" scrolling="no" style="border:0;">

S'agissant des élections régionales, les femmes constituent la moitié des assemblées depuis 2004 et la moitié des bureaux depuis 2010. En 2015, la parité a été confortée.

" frameborder="0" scrolling="no" style="border:0;">

... mais pas sur les postes exécutifs

Les hommes représentent 90,1% des présidents des conseils départementaux et 83,3% des présidents des conseils régionaux. 57 départements sur 101, et 11 régions sur 18, ont un tandem président/1er vice-président exclusivement masculin. On ne trouve qu'un tandem exclusivement féminin, dans le Doubs. Seules trois régions sont présidées par une femme: Valérie Pécresse en Ile-de-France, Marie-Guite Dufay en Bourgogne/Franche-Comté, Carole Delga en Occitanie. Pour les départements, seules 10 femmes occupent la présidence depuis 2015.

" frameborder="0" scrolling="no" style="border:0;">

Une répartition stéréotypée des compétences

Par ailleurs, l'attribution des délégations de vice-présidence reste encore marquée par de fortes inégalités et stéréotypes entre les femmes et les hommes: la jeunesse et la famille aux femmes, les finances et le développement économique aux hommes. La création de fonctions de «vice-présidents délégués», nommés et non élus, permet d'échapper aux contraintes paritaires et dans les faits, ces fonctions sont majoritairement occupées par des hommes.

Les possibles effets négatifs de la loi sur les régions

Dans les intercommunalités, le Haut conseil estime que la part de conseillères, déjà faible (34% de femmes depuis 2014), risque d'être encore fragilisée par les fusions induites par la loi NOTRe de 2015. Celle-ci va en effet «induire une nouvelle répartition des sièges entre les communes au sein des conseils communautaires, et de nouvelles nominations, en dehors de toutes contraintes paritaires». 92,3% des conseils communautaires sont présidés par un homme.

Alors que faire?

Le rapport, qui sera remis dans l'après-midi à la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, formule des recommandations «pour que la parité ne s'arrête pas aux portes du pouvoir». «Sans contrainte, il n'y a pas de parité», expliquent ses auteurs. Parmi ses 10 recommandations, le HCE préconise l'élection d'un «tandem paritaire» à la tête des exécutifs ( «maire/adjoint.e», «président.e/premier.ère vice-président.e»), et pour la poursuite de la limitation du cumul des mandats afin de favoriser le renouvellement des personnes. Il recommande également de prévoir des dispositifs paritaires pour les intercommunalités, en vue des élections de 2020.

 

 

.3. SITUATION DES FEMMES médecins DANS LE MONDE

 

2015 : 9,8 millions de médecins  en 2015

À l’heure actuelle, les femmes représentent plus de 40 % des médecins en exercice et la parité devrait être atteinte à l’horizon de 2020 (Niel, 2002, p. 3).

Sure les 951.061 recensés aux USA, 326,902 femmes pour  623,054 hommes

 

 

See also, this recorded account of The Trotula much of which is based upon Green's book from 2001.

 

Europe

 

 Female Doctors in Europe

Aranzazu Albesa CESM (Confédération d'Etat des Unions Médicales)

La médecine devient rapidement le domaine d'une femme. Parlons-nous de l'égalité des sexes ou de la féminisation de la profession?

• Les femmes médecins deviendront bientôt plus nombreuses que les hommes dans les écoles de médecine.

• Cette évolution de l'équilibre entre les sexes en médecine est suivie dans de nombreux pays européens.

• Mais beaucoup de femmes n'atteignent toujours pas les plus hauts postes.

• Et les femmes médecins souffrent encore de l'écart de rémunération entre les sexes.

Pendant plus de 400 ans, les hommes ont dominé la profession médicale et cela a été considéré comme le statu quo, mais maintenant de nouvelles recherches demandent si la médecine est en train de devenir un domaine de la femme. Au cours des 30 dernières années, la proportion de femmes fréquentant les facultés de médecine a régulièrement augmenté dans de nombreux pays du monde. Cela reflète en partie le nombre croissant de femmes qui demandent des cours de médecine et le succès croissant de leurs examens en sciences.

La médecine est une carrière moins attrayante pour les hommes qui optent pour la finance et la technologie de l'information à la place. Le fait d'avoir plus d'étudiants de deuxième cycle à l'école de médecine contribuerait à combler le fossé.

Malgré de nombreuses années de discours féministe, la société attend toujours des femmes plutôt que des hommes qu'elles réduisent leurs engagements professionnels pour s'occuper des enfants et qu'elles ne retournent pas au travail à temps plein avant que les enfants ne soient plus âgés. La recherche parmi les médecins généralistes a montré que beaucoup de femmes dans la cinquantaine, quand leurs enfants sont relativement indépendants, continuent à travailler à temps partiel, souvent à cause d'autres demandes de soins. En outre, davantage de femmes médecins généralistes prévoient prendre leur retraite avant l'âge de 60 ans que les hommes, raccourcissant davantage leur vie professionnelle.

Cette répartition inégale signifie que certaines spécialités ressentent les implications du travail à temps partiel et des congés de maternité, tels que le manque de continuité des soins et l'utilisation disproportionnée des ressources.

C'est un fait partout dans le monde, aux États-Unis par exemple, le nombre de femmes médecins a augmenté de plus de 400% depuis 1981, alors que les hommes médecins n'ont augmenté que de 52%. La population générale des médecins a augmenté de 35% depuis 1981.

Une autre question importante est que les femmes en médecine hospitalière ont tendance à éviter les spécialités plus exigeantes qui nécessitent un engagement plus important, ont plus d'heures de travail antisociales et incluent la responsabilité de la gestion. Au lieu d'entreprendre une carrière de spécialiste, de nombreuses femmes préfèrent rechercher un meilleur équilibre travail-vie personnelle lorsqu'elles ont de jeunes enfants.

En Espagne et dans d'autres pays européens, on craint généralement que ce déséquilibre entre les sexes ait un effet négatif sur leur NHS. Les politiciens sont aussi concernés. Dans la plupart des pays européens, le débat porte sur le point de savoir si les femmes médecins qui ont suivi une formation médicale coûteuse mais qui sont parties à temps partiel après le démarrage de leur famille constituent une charge pour le NHS. Cela a conduit à d'autres préoccupations que la capacité de la main-d'œuvre pourrait être réduite par le travail à temps partiel dans certains pays européens.

D'un autre côté, certaines études suggèrent que les femmes dominent dans des spécialités telles que la médecine générale et la pédiatrie avec beaucoup moins de femmes travaillant dans des domaines tels que la cardiologie et la chirurgie. Néanmoins, les femmes ne sont pas

atteindre les plus hauts postes en médecine pour diverses raisons potentielles, y compris le nombre moins élevé de femmes qui demandent des distinctions et un accès limité aux meilleurs emplois.

Ce ne sont pas les capacités des femmes médecins qui sont en question. C'est que l'étude après étude a trouvé que les femmes médecins ont tendance à travailler moins d'heures que leurs homologues masculins. Les experts admettent l'injustice de tout cela, mais il y a une absence inquiétante d'un changement profond dans notre société en termes de responsabilité pour les soins aux enfants. Il est urgent d'adopter une approche équilibrée du recrutement.

En Grande-Bretagne, une section du General Medical Council de 2013 a rapporté le nombre de femmes médecins par spécialité pour 2012, et montre combien sont attirés vers la médecine générale plutôt que vers d'autres domaines de la médecine: médecine générale 29,272; anesthésie 3 118; pédiatrie 2 477; psychiatrie 1 778; médecine générale 1 054; chirurgie générale 467; traumatisme et orthopédie 191.

Comparer cela avec le nombre de médecins hommes par spécialité, reflète une énorme différence dans la chirurgie générale ainsi que les traumatismes et l'orthopédie, qui impliquent tous les deux, les heures antisociales complexes qui découragent tant de femmes: médecine générale 31,711; anesthésie 6 940; pédiatrie 2 578; psychiatrie 3 302; médecine générale 3 737; chirurgie générale 3 779; traumatisme et orthopédie

En Espagne, la moitié des médecins praticiens sont des hommes et la moitié sont des femmes. En raison des données récentes présentées par le coordinateur d'étude de la 3Fundación CESM3, Dr. Miguel Ángel García, plus de 65% des étudiants sont des femmes, ce qui signifie que dans quelques années ils représenteront une majorité claire dans la profession. Actuellement, la présence des femmes est de 46,9%.

Cette tendance a commencé dans les années 80 et s'est accélérée au cours de la dernière décennie. L'effet commence à être vu. En 2012, un total de 107.352 femmes médecins et 121.565 hommes médecins ont été enregistrés au Conseil Général de Médecine d'Espagne, alors qu'en 1994 il y avait 54.278 femmes médecins et 107.811 hommes médecins. Le nombre de femmes médecins a doublé ces dernières années.

 

SCANDINAVIE

Depuis les années 1970, la proportion de femmes en médecine dans les pays scandinaves a augmenté et dépassé la proportion de femmes médecins aux États-Unis.28 Dans les données de 2012 de l'OCDE, la Norvège se classait à 42%, le Danemark à 44%, la Suède 45%, et la Finlande avait la proportion la plus élevée avec 56%, ce qui semble en partie être le produit de sa position historique et culturelle entre la Scandinavie et la Russie14,28.
En Norvège, malgré la forte proportion de femmes médecins, on trouve peu de femmes dans les spécialités à revenu élevé et dans les postes de direction29,30. Les femmes médecins ont tendance à se spécialiser en obstétrique et en gynécologie et en pédiatrie, bien qu'elles aient récemment Dans une étude examinant pourquoi moins de femmes atteignent le rang de spécialiste dans la hiérarchie médicale norvégienne, les femmes médecins ont signalé des difficultés à combiner la responsabilité familiale avec des domaines tels que la chirurgie et la médecine interne qui nécessitent Par conséquent, alors que les diplômés de sexe féminin et masculin étaient tout aussi susceptibles de participer à ces programmes de formation, moins de femmes ont suivi une formation spécialisée et se sont orientées vers des domaines plus compatibles avec les responsabilités familiales ou différées33. heures de travail, la discrimination entre les sexes, et le manque de mode de rôle féminin spécialiste Ils ont été cités comme des raisons expliquant en partie cette tendance.
Une étude transversale a interrogé 13 844 médecins norvégiens et constaté que beaucoup moins de femmes que d'hommes occupaient des postes de direction dans la médecine hospitalière, la santé publique, la pratique privée et la médecine universitaire29. divers secteurs et à tous les âges, avec la plus grande probabilité en médecine universitaire. Cependant, les femmes avaient une probabilité légèrement plus élevée de leadership en pédopsychiatrie, où 66,7% des médecins sont des femmes.
Ces résultats existent malgré des politiques et des attitudes culturelles qui favorisent l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée30,31. Le gouvernement norvégien a créé des garderies financées par l'État, le droit au congé parental rémunéré et le droit à des congés payés pour s'occuper des enfants malades. Le congé de maternité se traduit en 52 semaines avec une compensation salariale de 80% ou 42 semaines d'indemnisation salariale de 100% 30. Les pères ont droit à 4 semaines de congé de paternité rémunéré.30 Ces politiques soutiennent logistiquement et financièrement la combinaison de la parentalité et du travail rémunéré et les hommes semblent avoir eu un certain impact sur les femmes en médecine. Une étude rapporte que si la majorité des femmes médecins pensaient devoir choisir entre une carrière et la parentalité il y a quelques décennies, les jeunes femmes en Norvège croient maintenant qu'il est possible et «normal» de combiner une carrière médicale avec des responsabilités familiales31. les médecins de cette étude ont également signalé faire face à une pression croissante pour assumer plus de responsabilités domestiques.
Une étude transversale de 561 danois de première année

 

 

États-Unis et Canada

 

• Médecine familiale (environ 58 pour cent)

• Psychiatrie (environ 57 pour cent)

• Pédiatrie (environ 75 pour cent)

• Obstétrique / gynécologie (environ 85 pour cent)

Les données montrent que les résidents masculins préfèrent se spécialiser dans:

• Chirurgie (environ 59 pour cent)

• Médecine d'urgence (environ 62 pour cent)

• Anesthésiologie (environ 63 pour cent)

• Radiologie (environ 73%)

• Médecine interne (environ 54 pour cent)

Les données reflètent une étude de 2013 du Journal de l'American College of Surgery, qui a révélé que les femmes étaient largement sous-représentées en neurochirurgie, orthopédie, urologie, chirurgie générale et radiologie. L'étude a révélé que les étudiantes en médecine étaient plus susceptibles que les hommes de participer à des programmes comportant des proportions plus élevées de résidentes.

Dans l'ensemble, 57,5% des femmes ayant terminé leur résidence de 2004 à 2013 exercent dans l'État de résidence, comparativement à 49,1% des hommes. Le modèle de rétention varie selon les spécialités.

Alors que ces chiffres sont basés sur les résidents qui ont obtenu leur diplôme de programmes médicaux aux États-Unis et au Canada, les diplômés internationaux des facultés de médecine ont également reflété la même répartition des spécialités selon le sexe. Que ce soit à l'étranger ou en Amérique, des spécialités comme l'obstétrique / gynécologie, la pédiatrie et la radiologie montrent toujours une grande différence entre les sexes, selon l'AAMC.

Mais pourquoi? Brandi Ring, MD, un résident de quatrième année en obstétrique / gynécologie au York Hospital à York, au Maine, a déclaré que le genre peut avoir un impact sur la culture d'une spécialité et, finalement, les résidents qui pratiquent dans ce domaine.

3En médecine, les spécialités oscillent d'un extrême à l'autre3, a-t-elle déclaré. 3Il y a des années, la gynécologie était dominée par les hommes mais aujourd'hui, c'est juste le contraire. Maintenant, je vois beaucoup d'étudiants en médecine qui ne tiennent absolument pas compte d'OB parce qu'ils pensent que c'est une 3spécialité féminine3, ce qui est un très mauvais service.

Dr. Ring a dit qu'elle a remarqué le même préjugé sexiste dans certaines spécialités dominées par les hommes, ce qui peut dissuader les résidentes de les poursuivre. 3La chirurgie orthopédique est encore très dominée par les hommes et c'est l'un de ces domaines où la culture de la spécialité reflète l'image d'un garçon3, a-t-elle déclaré. 3Je ne pense pas que beaucoup de femmes aient su s'intégrer dans ce groupe ou se sentent particulièrement motivées pour y faire face.3

Voir de John. M. Smith 3Women and Doctors3 (Ed Dell, 1993)

Beaucoup de femmes reconnaissent déjà le sexisme dans l'établissement médical, mais elles peuvent le confronter plus facilement après avoir lu cette mise en accusation franche, alarmante et fermement énoncée des pratiques d'ob / gyn. Smith, un gynécologue depuis plus de deux décennies, a interviewé et suivi des 3milliers de médecins3 tout en fondant une société de santé du Colorado5. Ici, il expose un système d'examen par les pairs défectueux chez les médecins; une incidence élevée d'hystérectomies fondée sur un mauvais diagnostic, la cupidité ou l'attitude selon laquelle l'utérus est un 3organe jetable3; interférence inutile dans les grossesses; et des conseils sexuels insensibles. Des histoires de cas troublantes étayent les assertions controversées de Smith selon lesquelles la gynécologie devrait être avant tout une profession féminine et que les sages-femmes devraient assumer un rôle obstétrique plus visible. Son conseil sur la sélection d'un spécialiste en obstétrique-gynécologie, le signalement du harcèlement sexuel et le renforcement positif du comportement approprié est réaliste et encourageant. Cette enquête importante et précautionneuse attire l'attention des femmes sur leur besoin d'un deuxième avis avant la chirurgie et sur leurs droits en tant que patients.

Le livre de Smith n'est qu'un des nombreux titres récents qui interrogent les pratiques de soins de santé en Amérique (voir The Great White Lie de Walt Bogdonich, LJ 11/15/91, et Open Season de Nancy Wainer Cohen, LJ 11/1/91). Comme Cohen, Smith remet en question la pertinence des hommes en tant que gynécologues, affirmant qu'un homme ne peut pas comprendre, ou même comprendre pleinement, les problèmes d'une patiente. Il dit qu'un gynécologue mâle est trop rapide à opérer, suggérant qu'une femme médecin prendrait des décisions différentes, et peut-être meilleures. Il s'interroge également sur les raisons pour lesquelles un homme médecin choisit le domaine de la gynécologie. Fait intéressant, Smith lui-même est à la fois un homme et un gynécologue. Il s'appuie fortement sur sa propre expérience pour des anecdotes choquantes, mais il affaiblit ses arguments en raison de son incapacité à documenter de manière appropriée lorsqu'il utilise des sources extérieures. Cependant, il offre une section utile couvrant les problèmes gynécologiques les plus courants et décrivant les options de traitement. Il discute également des questions qu'un patient devrait demander à son docteur. Un livre intéressant, mais pas un achat nécessaire.

- Paroisse KellyJo Houtz, Univ. de Missouri-Kansas City Sch. de médecine Lib.

Copyright 1992 Reed Business Information, Inc. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre

 

EUROPE CENTRALE ET Russie

 

La Russie diffère de la majeure partie de l'Occident en ce que depuis les années 1950, les femmes représentent environ 70% des effectifs médicaux28. Pendant la période soviétique, dans le cadre d'un phénomène plus général de déprofessionnalisation de la médecine, les sociétés médicales sont abolies. Le prestige du médecin soviétique a diminué et la médecine est devenue l'une des professions professionnelles les moins bien rémunérées28,41. Parallèlement, les femmes ont été encouragées à travailler comme médecins dans ce nouveau paysage, ce qui a entraîné la féminisation de la profession. la profession.28
Malgré la forte proportion de femmes médecins en Russie, des études ont noté que peu d'entre elles se retrouvent dans des spécialités prestigieuses, sociétés, soins tertiaires et médecine universitaire, dont Harden (2001) suggérait que seulement 10% étaient des femmes41. à Moscou, les femmes se sont séparées en obstétrique, en médecine générale, en pédiatrie et en soins de santé primaires, ce qui tend à être considéré comme moins prestigieux.28 Dans une étude, les salaires des femmes médecins représentaient 65% des Selon les auteurs, la différence de 10 heures de travail pourrait provenir d'une attente culturelle pour les femmes d'assumer les responsabilités primaires du ménage et de la garde d'enfants et d'une plus grande représentation des hommes dans les secteurs de la médecine qui exigent traditionnellement des heures plus longues. le monde universitaire, l'administration et les soins tertiaires.
Des changements similaires ont été observés en Estonie42, qui ont vu une perte dramatique de médecins (dont certains ont fui et d'autres qui ont été exilés, emprisonnés ou tués) et une déprofessionnalisation de la médecine pendant son occupation soviétique après la Seconde Guerre mondiale. Sa profession médicale historiquement prestigieuse, en grande partie masculine, était devenue 77% de femmes au moment d'une enquête de 1991. Il convient de noter qu'en raison des pénuries chroniques dans les régimes communistes, il existait une seconde économie pour l'attribution de biens et de services basés sur des réseaux d'influence sociale. Les universitaires ont utilisé l'exemple de l'Estonie pour montrer comment les médecins féminins ont connu une dégradation non seulement en termes de salaires formels, mais aussi en termes de récompenses «informelles» ou du marché noir.43
Dans l'étude de Harden, les femmes médecins russes ont signalé des conflits entre le travail et la famille, des obstacles structurels tels que le temps de formation requis pour la pratique chirurgicale et la discrimination au travail et à l'éducation des supérieurs et des mentors4. les femmes elles-mêmes croient que la maternité et les soins primaires sont naturellement liés et que les hommes sont dotés d'un esprit plus analytique, les liant aux rôles de l'université et de l'administration. En ce qui concerne la satisfaction professionnelle des médecins russes, une étude a révélé que les médecins hommes étaient plus satisfaits de leur carrière que les femmes médecins44.
En Hongrie, alors que la proportion de femmes médecins a régulièrement augmenté, passant de 30% en 1970 à 52% en 2012, les femmes médecins continuent de faire face à des défis culturels et professionnels difficiles.
AustraLie

 

[PDF]women doctors - Australian College of Rural and Remote Medicine

www.acrrm.org.au/.../suport-for-women-doctors-in-rural-and-rem... - https://www.dol.gov/oasam/programs/history/reich/reports/ceiling.pdf

 

Japon[12]

 

Parmi les pays membres de l'OCDE, le Japon a la proportion la plus faible de femmes médecins (18%) (figure 1), bien que la participation des femmes augmente.

 En 2010, environ 30% de tous les étudiants en médecine étaient des femmes, et les femmes représentaient 34% des médecins de moins de 30 ans travaillant au Japon18,19.

Néanmoins, la représentation des femmes semble manquer dans les postes de leadership et d'appartenance à la société médicale.

 Des études ont montré que bien que 66,2% des obstétriciens-gynécologues étaient des femmes, les femmes médecins représentaient seulement 27,7% de la Société japonaise d'obstétrique et de gynécologie et détenaient 1,9% des postes de direction.

20,21 Les femmes constituent une proportion encore plus faible d'autres spécialités : par exemple, un rapport récent a révélé que 7,6% des membres certifiés du conseil d'administration appartenant à la Japanese Circulation Society, l'association de cardiologie, étaient des femmes22.

Plusieurs études documentent comment les normes sociétales et les politiques sociales du Japon semblent influencer les expériences des femmes en médecine.

 Une enquête auprès de 249 femmes médecins japonaises a révélé des discriminations fondées sur le sexe en matière de choix de carrière, de discrimination et de harcèlement sexuel sur le lieu de travail, de stress élevé sur la responsabilité familiale et de manque de soutien en matière de grossesse et de puériculture.

 Les femmes interrogées étaient plus susceptibles que leurs homologues masculins d'être célibataires et sans enfant, et 34% ont déclaré avoir reçu des conseils de collègues et de supérieurs pour retarder l'accouchement.

21 Seuls 50% des obstétriciens-gynécologues interrogés pouvaient obtenir un congé de maternité ou de paternité21.

 Au Japon, les options de garde d'enfants sont limitées et coûteuses par rapport à d'autres pays.

23 En 2009, l'Association médicale japonaise a signalé que seulement 50% des hôpitaux avaient des garderies sur place23.

Sans surprise, compte tenu de cet environnement, la grossesse et la garde d'enfants semblent avoir une incidence sur le nombre d'heures travaillées et les procédures pratiquées par les femmes médecins au Japon.

 Dans une étude portant sur 1301 membres de la Société japonaise d'obstétrique et de gynécologie, un pourcentage significativement plus élevé d'hommes ont déclaré avoir «abandonné» ces procédures plus tôt que leurs homologues masculins en raison de leurs responsabilités en matière de garde d'enfants.

 Dans une autre étude, 79% des cardiologues ont estimé que les services de garde entravaient leur capacité à pratiquer la cardiologie, comparativement à 39% des cardiologues de sexe masculin22.

En outre, au Japon, les femmes médecins ont tendance à quitter la profession pendant et après l'accouchement pendant plusieurs années, principalement en raison de leurs responsabilités en matière de garde d'enfants.

 Il a été démontré que le taux d'emploi des femmes médecins diminue de neuf pour cent après l'obtention de leur diplôme de médecine, principalement en raison de l'accouchement et des soins aux enfants23,24.

 Une certaine proportion retourne sur le marché du travail après avoir élevé leurs enfants.

 "Courbe en forme de M" qui décrit la structure de la participation de la main-d'œuvre féminine au Japon.

24 Cependant, le pourcentage de femmes

 

Indes[13]

 

Hommage spécial au Dr Rukhmabai, la première femme médecin

Rukhmabai (22 novembre 1864 - 25 septembre 1955) était un médecin et une féministe indienne.

 Elle est surtout connue pour être l'une des premières femmes médecins pratiquant dans l'Inde coloniale [1] et elle a été associée à l'affaire de l'enfant mariée qui a conduit à l'Age of Consent Act en 1891.

Rukhmabai est né à Janardhan Pandurang et Jayantibai dans une famille Marathi.

 Son père est décédé quand elle avait deux ans et sa mère dix-sept.

 Après 6 ans de la mort de son mari, Jayantibai a épousé le veuf Dr Sakharam Arjun qui était un éminent médecin et militant social à Bombay.

 Le remariage des veuves était autorisé dans la communauté de Suthar (menuisier) - la caste à laquelle appartenait le couple.

Deux ans et demi plus tard, Rukhmabai, âgé de 11 ans, était marié à Dadaji Bhikaji, 19 ans, une cousine de son beau-père.

 Il a été convenu qu'en s'écartant des normes sociales contemporaines, Dadaji resterait avec la famille de Rukhmabai comme un gharjawai et serait entièrement prévu par eux.

 L'attente était pour lui d'acquérir l'éducation en temps voulu et devenir un homme bon3.

 6 mois après le mariage, Rukhmabai étant arrivé à la puberté, l'événement traditionnel de Garbhadhan a eu lieu, signalant l'heure de la consommation rituelle du mariage.

 Mais le docteur Sakharam Arjun, éminent médecin des tendances réformistes, ne permettait pas une consommation précoce [6].

Cela a déplu à Bhikaji, maintenant âgé de 20 ans, qui a également ressenti les tentatives de la famille de Rukhmabai de faire de lui un homme bon3.

 En plus de son aversion pour l'éducation, la contrainte d'aller au sixième niveau de l'école à un âge où il aurait dû être à l'université était particulièrement pénible.

 En attendant, Bhikaji a perdu sa mère et contre le conseil de Sakharam Arjun, a pris à vivre avec son oncle maternel Narayan Dhurmaji.

 L'environnement de la maison de Dhurmaji a poussé Bhikaji plus loin dans une vie d'indolence et d'indiscipline.

 Il finit par accumuler des dettes qu'il espérait dédouaner en utilisant la propriété qui accompagnait Rukhmabai dans la maison [6].

En revanche, dans les mêmes années, Rukhmabai a étudié à la maison en utilisant des livres d'une bibliothèque de la mission de l'Eglise Libre.

 En raison de l'association de son père avec les réformateurs religieux et sociaux, elle rencontra également des personnalités telles que Vishnu Shastri Pandit, un ardent défenseur des causes des femmes dans l'ouest de l'Inde, ainsi que des hommes et des femmes européens qui l'exposaient au réformisme libéral.

 Avec sa mère, elle assistait aussi régulièrement aux réunions hebdomadaires du Prarthanä Samäj et d'Arya Mahilä Samäj.

Âgée de 12 ans, Rukhmabai a refusé d'emménager dans la maison de Dhurmaji pour vivre avec Bhikaji, une décision soutenue par son beau-père.

Restitution des droits conjugaux par Bhikaji

En mars 1884, Bhikaji envoya un avis légal à Sakharam Arjun par l'intermédiaire de ses avocats Chalk et Walker, lui demandant de renoncer à empêcher Rukhmabai de se joindre à lui.

 Finalement, Sakharam Arjun a demandé l'aide d'un avocat et via des avocats

 

 

 LA FEMME MÉDECIN DANS L'ART

 

LITTERATURE

 

Onze d ’entre elles ont reçu le prix Nobel, sept pour leurs travaux de Physiologie ou Médecine :
-
Gerty Theresa Cori, américaine, Prix Nobel de Médecine en 1947.
-
Rosalyn Sussman Yalow, américaine, Prix Nobel de Médecine en 1977.
-
Barbara McClintock, américaine, Prix Nobel de Médecine en 1983.
-
Rita Levi-Montalcini, italienne, Prix Nobel de Médecine en 1986.
-
Gertrude B.Elion, américaine, Prix Nobel de Médecine en 1988.
-
Christiane Nüsslein-Volhard, allemande, Prix Nobel de Médecine en 1998.
-
Linda B. Buck, américaine, Prix Nobel de Médecine en 2004.

 

Emily Dunning Barringer (1876-1961) : première femme chirurgien au monde

Emily Dunning Barringer est née à Scarsdale, dans l'état de New York. Lorsqu'elle a dix ans, le père abandonna les siens pour aller travailler en Angleterre mais avec le soutien d'un oncle, Henry Sage, qui avait été fondateur de l'Université Cornell de New York, elle commence en ses études  de médecine 1897.

En 1901, elle obtient le doctorat mais aura quelques problèmes avec son "post doctorate", la formation post universitaire  qui, aux Etats-Unis, donne accès au diplôme terminal : deux années de suite l'hôpital refuse d'admettre Emily parmi ses "residents" mais, en 1902, grâce à l'appui personnel du Gouverneur de New York,  Emily est enfin admise à devenir "resident" en chirurgie. Elle va se heurter à l'hostilité générale des étudiants et des professeurs : une femme médecin était alors une curiosité et les journaux ont fait une large place à cet événement.

Emily termine ses études en 1904, le jour même  de son mariage avec un médecin, le Dr. Barringer, qui l'avait soutenu durant toutes ses années d'internet.

Pendant la Première Guerre mondiale, Emily, vice-présidente de l'Association nationale des femmes médecins, va organiser une campagne pour financer l'envoi d'Ambulances au front.

Après la guerre, Emily devient  gynécologue à l'hôpital de New York  puis chirurgien au "New York Infirmary for Women and Children" et, enfin, chirurgien à l'hôpital Kingston Avenue à Brooklyn et y sera ensuite chef du service de gynécologie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Emily a mené  une campagne énergique auprès du Congrès pour obtenir que les femmes puissent être officiers dans les différents services de santé des armées.

Elle avait publié en 1950 son  autobiographie[1] et une adaptation en a été faite au cinéma par Preston Sturges, avec June Allyson comme interprete principale : "La femme en blanc" (1952)

 

 

PEINTURE ARTS

 

 

 

 

 

THÉÂTRE ET CINEMA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSIONS : PLACE DES FEMMES EN MÉDECINE

 

la medecine  bientot  reseve aux femmes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Albistur, Maïté et  Armogathe, Daniel, Histoire du féminisme français du Moyen-Âge à nos jours. Paris : des Femmes, 1977. p. 321.

Alic, M., Hypatia's Heritage. Boston: Beacon Press, 1986, Chapter 3.

Bessiere S., Breuil-Genier P., Darrine S., (2004), «  La démographie médicale à l’horizon 2025 : une actualisation des projections au niveau national 3, DREES, Études et Résultats, no 352, novembre.

Brès, Madeleine, 3De la mamelle et l'allaitement3, thèse de médecine, Paris : imp. A. Parent, 1875. 100 p.

Charrier Edmée, 3L'Évolution intellectuelle feminine3, Paris : Mechelinck, 1931. p.157.

Darrine S., (2003), 3 Les masseurs-kinésithérapeutes en France – Situation en 2002 et projections à l’horizon 2020 3, Études et Résultats, no 242, juin.

Dechambre, Gaz. hebd. med. chir., n°28 du 15 juillet 1870 p. 433.

Dureau, Alexis cité par Lipinska, Mélanie, Histoire des femmes médecins. Paris : G. Jacques, 1900. p. 412.

Gaël, A. 3La femme-médecin, sa raison d'être, au point de vue du droit de la morale et de l'humanité. Paris : Le dentu, 1868. 103 p.

Garrett Anderson Elizabeth  (1836-1917) 3Children of the Revolution: The French, 1799-19143,p.166, Robert Gildea, ed.Harvard University Press, 2008

Girault Augustine (Gael) La femme médecin, sa raison d’être au point de vue du droit, de la morale et de l’humanité, Paris, Dentu, 1868, 103 p. (sous le pseudonyme de Mme A. Gaël).

Green Monica The Trotula, “A Medieval Compendium of Women's Medicine” (Edited and translated by Monica H. Green (Ed U. of Pennsylvania Press, 2013)

Gueho P., vilain A., (1995), 3 Médecins : une spécialisation et une féminisation croissante 3, SESI, Informations rapides, no 67, novembre.

Hardy-Dubernet C., arliaud M., horellou-lafarge c., le roy F., blanc M.-A., 3 La réforme de l’internat de médecine de 1982 et ses effets sur le choix professionnel des médecins 3, Rapport de recherche du programme INSERM/CNRS/ MiRe 98.

Herault D., labarthe G., (2003), 3 Les étudiants en médecine 3, DREES, Études et Résultats, no 244, juin. 

Joël, Constance, Les filles d'Esculape, Paris : ed. Robert Laffont, 1988. 234 p. AN : AJ16/6255, Procès verbaux de l'assemblée des professeurs du 27 novembre 1867.

Lécuyer Carole, 3Une nouvelle figure de la jeune fille sous la IIIe République : l'étudiante3, CLIO, N°4-1996

Lienhard John H. Medieval Women Doctors

Lipinska, Mélanie 3Histoire des femmes médecins3 : thèse de doctorat en médecine, Paris : G. Jacques & Cie, 1900, p. 424. Voir aussi : Lipinska, Mélanie, Histoire des femmes médecins, Paris : ed. G. Jacques & Cie, Thèse de doctorat soutenue à la Faculté de médecine de Paris, 1900. 586 p.

Manouvrier Leonce, 3L'internat des femmes3, Revue rose, 1884, p. 594.

Meunier  Victor   3Enseignement secondaire des filles3, Cosmos du 18 janvier 1868, p. 27.

Meunier Victor , 3Faits divers : les femmes médecins3, Cosmos du 2 mai 1868, p. 26

Molinari, G. de 3femmes-avocats et femmes-médecins3, Journal des économistes, n° de janvier 1889, pp. 170-172.

Ollivier, Marie Thérèse,3 J’ai vécu l’agonie du second Empire3, Paris : Fayard, 1970. p. 55.

Putnam Mary, 3Life and Letters of Mary Putnam3 (Ed.  Jacobi, New York, London: Ribard, Franceline, Du Drainage de l'oeil dans différentes affections de l'oeil et particulièrement dans le décollement de la rétine. Paris : imp. A. Parent, 1876. 40 p.

Richelot, G. 3La femme-médecin3 (Ed. E. Dentu, 1875, p. 11.  

Schreiber A., (2004), 3 La formation aux professions de la santé en 2002 et 2003 3, DREES, Document de travail série statistiques, no 69, septembre. 

Schultze, Caroline, 3 La femme médecin au XIXème siècle3, Paris : Ollier-Henry, 1888. p. 19.

Sicart D., (2001), 3 Les médecins de 1984 à 2000 3, DREES, Document de travail série statistiques, no 22, août.

Sicart D., (2003),  Les médecins au 1er janvier 2003 3, DREES, Document de travail série statistiques, no 57, novembre.

Sicart D., (2004), 3 Les professions de santé au 1er janvier 2004 3, DREES, Document de travail série statistiques, no 68, juillet. 

Sommermeyer Pierre 3Kropotkine, Pierre, 3Autour d'une vie : mémoires d'un révolutionnaire3. (Ed. Sextant, 2012)

Sorrel-Dejerine, Yvonne 3Centenaire de la naissance de Melle Klumpke3, (Association des femmes médecins, n°8, 1959. p. 14.

 Vilain A., (1995),  La féminisation du corps médical , SESI, Solidarité Santé,no 1, p. 30.

 Vilain A., Niel X, (2001), 3 Le temps de travail des médecins : l’impact des évolutions socio-démographiques 3, DREES, Études et Résultats, no 114.

 

[1] Cf la remarquable étude  de Nathalie Lapeyre parue dans la Revue francaise des Affaires sociales (2005.1 p. 59 "Féminisation du corps médical et dynamiques professionnelles dans le champ de la santé" "

[2] Patrick Bouet Président du Conseil d l'Ordre Atlas de la profession médicale en France

[3] Voir https://www.bellica.fr/les-femmes-medecins-sauvent-elles-plus-de-vies-que-les-hommes-médecins

[4] https://www.youtube.com/watch?v=hOSnICRyaDU

[5] Sarah Berry http://www.smh.com.au/lifestyle/health-and-wellbeing/wellbeing/are-women-doctors-better-20161220-gtesvv.html

[6] Bessière Sabine  "La féminsation des professions de santé en France : données de cadrage" (Ed. Revue francaise des Affaires sociales", Paris 2005)

[7]  Phillips SP1, Schneider MS, ""Sexual harassment of female doctors by patients" N Engl J Med. 1993 Dec 23;329(26):1936-9.

[8] Voir le livre de Florence Sandis  " Brisez le plafond de verre  " (2017 - Editions Michel Lafon

[9] Voir le site https://www.dol.gov/oasam/programs/history/reich/reports/ceiling.pdf

[10] https://www.senat.fr/lc/lc64/lc640.html

 

[11] Figaro du 25 novembre 2017

[12] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4235590/

[13] Voir le site Internet https://yourstory.com/2016/11/women-of-indian-medicine/

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site