Georges Duhamel et la vie des Martyrs de la Grande Guerre

GEORGES DUHAMEL ET LA "VIE DES MARTYRS"

André J. Fabre                   Juin 2012 

 

Georges Duhamel (1884-1966)  était né à Paris d'une famille normande. A peine obtenu son diplôme de médecin,  survient la Grande Guerre et il est mobilisé comme chirurgien dans une ambulance du front.

De cette terrible expérience, il a rapporté un livre trop oublié de nos contemporains "La vie des martyrs".

C'est un témoignage pathétique sur  l'immense tragédie physique et humaine de la guerre, la souffrance et l’héroïsme de milliers de blessés . C'est en même temps un hymne de pitié mais la pitié de Duhamel n'est pas ene embrassade larmoyante, c'est une compassion au sens etmologique du terme souffis avec. C'est un hymne de pitié mais la pitié de Léon Lecerf n'est pas une embrassade larmoyante, c'est une compassion au sens étymologique du terme : "souffir avec".

Qui le niera, de nos jours " pitié " et le beau mot de "commisération" ont pris une connotation quasi péjorativeIl est intéressant de confronter "La Vie des martyrs" aux autres témoignages de l'époque :

 Henri Barbusse En 1914, âgé de 41 ans et malgré des problèmes pulmonaires, il s'engage volontairement dans l'infanterie (malgré ses positions pacifiques d'avant-guerre) et réussit à rejoindre les troupes combattantes en décembre 1914 au 231e régiment d'infanterie avec lequel il participe aux combats en premières lignes jusqu'en 19163. Il en ramène un livre "Le Feu", qui obtient le prix Goncourt malgré la r&ction. En 1918, il quitte la France et s'installe à Moscou, où il a épousé une femme russe et rejoint le Parti bolchevique. Son roman, Clarté, est d'environ un employé de bureau qui, tout en servant dans l'armée, commence à réaliser que la guerre impérialiste est un crime. [Citation nécessaire

Blaise Cendrars dans "J'ai tué" publié en 1918, ecrit unes des pages les plus fortes et les plus dérangeantes qui aient été écrites sur la guerre : "Je saute sur mon adversaire. Je lui porte un coup terrible. La tête est presque décollée. J'ai tué le Boche. J'étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J'ai frappé le premier. J'ai le sens de la réalité, moi, poète. J'ai agi. J'ai tué. Comme celui qui veut vivre. "

Roland Dorgelès obtint pour son oeuvre "Les Croix de bois"  le Prix Fémina 1919. C'est le récit du quotidien pour les soldats du front : les permissions, les missions dangereuses, la vie dans les tranchées, la mort ou le retour des camarades.

Maurice Genevoix dans "Ceux de Quatorze" évoque les souvenirs ouvenirs du soldat Maurice Genevoix, grièvement blessé lors de la Première Guerre mondiale, dont il tira les cinq volets de ce roman. Maurice Genevoix n'avait que 24 ans lorsqu'il prit le commandement d'une compagnie au mois d'août 1914. Jour après jour, tandis que se tissaient des relations faites d'entraide et de peur, il fit face à l'horreur des combats, des cadavres mutilés, de l'inimaginable. Trois balles le blessèrent grièvement et mirent fin au cauchemar. Un récit de guerre bouleversant.

Ernest Hemingway, publié en 1929. "Adieu aux armes" La encore, autobiographique, dont l'action se déroule en Italie pendant la Première Guerre mondiale. Histoire d'amour tragique entre Frederic Henry, ambulancier américain engagé dans la Croix-Rouge italienne, et Catherine Barkley, infirmière anglaise. Dans un style froid et laconique, Hemingway dépeint une guerre futile et destructrice, le cynisme des militaires et l'indifférence de populations.

Ernst Junger pubie en 1920, "Orages d'acier" récit autobiographique sur la Première Guerre mondiale qu'il a vécue comme soldat de bout en bout..

Léon Lecerf dont les carnets du front ont été publiés par ses descendants Micheline Beaulier, Josette Carel, Nicole Corvisier, Bernard Javault et Bernard Perret sous le titre :  "L"œil et la plume, Carnets du Docteur Leon Lecerf, médecin et photographe de la Grande Guerre " (Collection "Graveurs de mémoire" aux Editions L'Harmattan à  Paris, 2006 )

Axel Munthe, le célèbre auteur de "La villa San Michele" a laissé un témoignage pathétique de son expérience de la Grande Guerre dans un ouvrage qui n' malheureusement jamais été traduit en français " Red Cross and Iron Cross by a Doctor in France " (Ed. S.B. Gundy, Toronto, 1916)

Erich Maria Remarque fut Incorporé en 1916 et envoyé sur le front. Il en revient un an plus tard, blessé aux mains ce qui le fait renoncer à une carrière de musicien à laquelle il aspirait.. C'est seulement en 1929, avec son roman autobiographique " À l'Ouest, rien de nouveau", que sa carrière débute. Le roman décrit la vie d'un jeune appelé volontaire sur le front et est rapidement un best-seller.  La fin du livre est dans toutes les mémoires "Il est tombé en octobre 1918, un jour où tout était si tranquille et calme sur tout le front que le rapport de l'état-major tenait en une phrase, " à l'Ouest, rien de nouveau ".

Romain Rolland est en Suisse lors de la déclaration de la Première Guerre mondiale, qui lui apparaît tout de suite comme un " suicide " de la vieille Europe. Dans une série de pamphlets intitulée Au-dessus de la mêlée", que va publier le Journal de Genève , Rolland dénonce avec véhémence l'illusion mortelle qu'une victoire totale. Il est aussitôt dénoncé comme un traitre.  Sur les bases d'"un malentendu, Romain Rolland devient une figure non seulement du mouvement pacifiste international, mais aussi du mouvement de la Troisième internationale. En avril 1917, Lénine lui propose de rentrer avec lui dans la Russie en pleine révolution, offre que Rolland décline, se voulant au-dessus des partis, ce qu’il a regretté plus tard1. En 1919, il rédige un manifeste ouvert à  tous les  intellectuels : la "Déclaration d'indépendance de l'Esprit "

Arnold Zweig a laissé un livre de souvenirs mémorables, "Éducation héroïque devant Verduné (1935)

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Alors que certains chercheurs voient la guerre comme part de la nature humaine, d'autres soutiennent que la guerre ne survient que  dans certaines circonstances socio-culturelles ou écologiques. Certains spécialistes affirment que la pratique de la guerre n'est pas lié à un seul type d'organisation ou de la société politique. D'autres, au contraire, que la guerre est un phénomène universel dont la forme et la portée est définie par la société. [

la Seconde Guerre mondiale, qui fit 60 à 85 millions de morts a été la guerre la plus meurtrière de toute l'histoire, en termes de nombre cumulé de décès  est

a.fabre.fl@gmail.com

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Date de dernière mise à jour : 30/05/2014

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