Hubert Robert (1733 -1808) et l'Ecole de médecine

A.J. Fabre                                                                    Février 2017

 

HUBERT ROBERT (1733-1808) ET LA NOUVELLE FACULTE DE MEDECINE DE PARIS

 

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Hubert Robert, un des grands peintres du XVIIIeme siecle, était devenu celebre pour ses représentations réelles ou imaginaires de ruines.

Un magnifique portrait peint par Elisabeth Vigée-Le Brun en 1788 montre un homme à l’œil vif, visiblement curieux de tout.

 Il avait commencé sa carrière en partant à  Rome où il vécut de 1754 à 1765, )  l’Académie de France

Il recut l'enseignement Giovanni Paolo Pannini, peintre d’architecture  et du graveur Giovanni Battista Piranesi.

Il se lia d’amitié avec Fragonard (1732-1806), tous deux s’inspirant l’un l’autre.

De retour en France, Robert entre en 1766, comme membre à part entière à l’Académie royale de peinture et de sculpture en qualité de « peintre d’architecture » . . Son morceau de réception est une toile grandiose, Le Port de Rome, ornée de différents monuments d’architecture antique et moderne dit aussi Le Port de Ripetta. Son admission lui donne le droit de participer dès 1767 au Salon, qui se tient tous les deux ans.

Diderot le remarque et fera à maintes reprises son éloge.
Les représentations de monuments réels ou imaginaires, souvent en ruines, constituent une part importante de la production de Robert . Toutefois, il utilise ces sujets pour évoquer, par exemple, le temps qui passe et la mort, ainsi dans 
Les Bergers d’Arcadie (1789) et l’Obélisque brisé autour duquel dansent des jeunes filles (1798).

Il aime aussi peindre des sujets dramatiques, tels L’Incendie de Rome (vers 1771) ou des paysages de montagne (Les Gorges d’Ollioules et Les Sources de Fontaine-de-Vaucluse,1783)

Ilest cependant attiré irresistiblement vers l’architecture , faisant œuvre de peintre visionnaire avec des représentations audacieuses comme Le Vieux Pont (vers 1760), Un Port orné d’architecture (vers 1761) ou Caprice architectural avec un canal (1783).
Hubert Robert sait également exceller dans la peinture de genre, ainsi Les Polichinelles musiciens (vers 1762-1764) et Jeune femme tendant un biberon à un bébé (fin 1772 ?)

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, c'est Hubert Robert qui dessine pour la reine Marie-Antoinette la fameuse laiterie du domaine de Rambouillet , y compris son ameublement et les pièces du service de Sèvres

 C’est aussi Hubert Robert qui aménage les Bains d’Apollon dans le parc du château de Versailles (1778) où il occupe la charge qu’avait tenue André le Nôtre au XVIIe siècle. Il travaille dans bon nombre de jardins et en particulier celui du château de Méréville (Essonne).

Hubert Robert va laisser un document inestimable "L'Ecole de chirurgie en construction" (1773): Commencée en 1769, la construction de l’Académie royale de chirurgie fut confiée à un jeune architecte, Jacques Gondouin (1737-1828), établi à Paris depuis 1766, après avoir séjourné à Rome, en Hollande et en Angleterre, qui signait là sa première commande officielle. Dans un Paris encore imprégné des doctrines de Blondel, le bâtiment, appliquant avec aisance les nouvelles règles, élaborées à Rome dans l’effervescence de la redécouverte de l’architecture antique, parut d’une nouveauté saisissante.

La fasdcination d'Hubert Robert pour les monuments d'aspect « romain » est ici evidente.

Au début de la Révolution de 1789, Hubert Robert peint La Bastille dans les premiers jours de la démolition (1789), sous un ciel d’orage, symbole d’un bouleversement à venir. En 1793, il représente La Violation des caveaux des rois, dans la basilique Saint-Denis, montrant ce qu'est advenu de cet édifice qu'il avait peint vingt ans plus tôt.

Les ennuis ne sont pas loin : suspect sde sympathie pour l'aristocratie, Hubert Robert est emprisonné en octobre 1793 mais, meme en prison il continue de peindre : ainsi, le le bouleversant tableau intitulé "Le Ravitaillement des prisonniers à Saint-Lazare," qui témoigne de la dureté des conditions de détention dans sa prison.
Heureusement, après la chute de Robespierre, Robert est libéré et, dès 1795, il est nommé « Conservateur du Muséum national des arts », l’actuel musée du Louvre, où il était logé depuis 1779 et y avait son atelier.

C’est à cette époque qu’il représente des projets et des aménagements du Louvre dont ces chefs-d’œuvre que sont Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruine (1796) et Projet pour la transformation de la Grande Galerie (1796) où il adopte un système d’éclairage zénithal, qui ne sera mis en place qu’au XIXe siècle.

Hubert Robert a donc pleinement été toute sa vie « un peintre visionnaire »

 

 

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Date de dernière mise à jour : 08/02/2017

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