Jacques Bizet (1872-1922)

 A.J. Fabre                       Mai 2015

JACQUES BIZET MEDECIN

ET GRAND AMI DE MARCEL PROUST

 

Jacques Bizet est un médecin, surtout connu comme ami de jeunesse de Marcel Proust.

 Il est le fils du compositeur Georges Bizet et de son épouse, Geneviève Halévy (1849-1926)

Il était aussi  et le cousin de l'historien et essayiste Daniel Halévy.

Jacques Bizet devient orphelin de père à l'âge de trois ans, et manifeste un fort attachement à sa mère qui se remarie plus tard en 1886 avec l'avocat Émile Straus.

 

Genevieve Bizet Straus  Halevy la mère de Jacques Bizet

elle perd son père à treize ans, sa sœur aînée à quinze et voit sa mère internée dans la clinique psychiatrique du docteur Blanche.

Dans son Journal, elle notera en 1868 : « Les années s'accumulent en vain sur le souvenir affreux des moments cruels qui m'ont séparée de tout ce que j'aimais. »

elle perd son père à treize ans, sa sœur aînée à quinze et voit sa mère internée dans la clinique psychiatrique du docteur Blanche.

Dans son Journal, elle notera en 1868 : « Les années s'accumulent en vain sur le souvenir affreux des moments cruels qui m'ont séparée de tout ce que j'aimais. »

Disposant d'une fortune très confortable et de vastes relations, Émile Straus nourrit une profonde affection pour Jacques Bizet.

 Tous trois s'installent dans un vaste appartement situé en entresol no 134 boulevard Haussmann, à l'angle de l'avenue de Messine.

 Le vaste salon en rotonde s'orne de toiles de Nattier, de Quentin de La Tour et de Monet, ainsi que du portrait de la maîtresse de maison par Jules-Élie Delaunay (1876, aujourd'hui au Musée d'Orsay).

Mme Straus reçoit tous les dimanches et acquiert une grande influence dans Paris.  Quoique juive et roturière, elle a de nombreuses relations dans le Faubourg Saint-Germain, tout comme dans le monde des Arts et des Lettres.

Parmi ses invités figurent des hommes de lettres et des artistes renommés comme Ludovic Halévy, Henri Meilhac, Edgar Degas, Antonio de La Gandara, Paul Bourget, Jean-Louis Forain, Jules Lemaître, Paul Hervieu, Georges de Porto-Riche, Antoine de Ganderax, Robert de Montesquiou, mais aussi des politiciens comme Léon Blum, des comédiens comme Lucien Guitry, Réjane ou Emma Calvé, des étrangers comme Lady de Grey, Lord Lytton ou George Moore, amené par Jacques-Émile Blanche.

 Mais elle reçoit aussi des notabilités mondaines comme le prince Auguste d'Arenberg, la comtesse Adhéaume de Chevigné (un des modèles de la duchesse de Guermantes), la princesse Mathilde, la princesse Edmond de Polignac, la comtesse Greffulhe (autre modèle de la duchesse de Guermantes), la comtesse de Pourtalès, la duchesse de Mouchy, la princesse Murat, le comte Louis de Turenne.

 « Le salon de Geneviève, écrit Ludovic Halévy, le faubourg Saint-Germain y va comme au Chat Noir et le Chat Noir comme au faubourg Saint-Germain.

En avril 1898, les Straus s'installèrent au no 104 rue de Miromesnil dans un hôtel particulier qu'ils venaient de faire construire.

Sous l'autorité de Joseph Reinach, le salon de Mme Straus devient le point de ralliement des partisans de Dreyfus.

 C'est là que s'organise la première pétition de L'Aurore, à l'instigation d'Émile Straus, de Porto-Riche, d'Hervieu et de Halévy.

À cette occasion, des anti-dreyfusards comme Jules Lemaître ou Forain et nombre d'aristocrates désertent la maison, à laquelle l'« Affaire » porte un coup sévère.

 Cela ne désarma pas Mme Straus qui intervint en 1899 auprès de Waldeck-Rousseau pour qu'il confiât le ministère de la Guerre au général de Galliffet, favorable à la révison du procès Dreyfus.

En 1900, rencontrant le capitaine Dreyfus enfin réhabilité, Mme Straus put lui lancer avec malice : « J'ai tellement entendu parler de vous Capitaine ! ».

 

À partir de 1910, Mme Straus, se partageant entre la rue de Miromesnil et sa maison de Trouville-sur-Mer, "Le Clos des Mûriers", sombra dans la neurasthénie et prit ses distances avec le monde.

En 1925, lorsqu'on lui suggéra de se convertir au catholicisme, elle eut ce mot fameux : « J'ai trop peu de religion pour en changer. »

 

Jacques Bizet (1872-1922)

Jacques Bizet était fils de georges Bizet et de Genevieve Halevy (1849-1926)

A l'école enfantine, au cours Pape-Carpentier, ll est condisciple deMarcel Proust . Au lycée Condorcet il rencontre Abel Desjardins, Robert Dreyfus, Fernand Gregh, son cousin Daniel Halévy, et Marcel Proust, de deux ans son ainé, qui se prend pour lui d'une amitié exaltée à l'adolescence, à tel point que sa mère interdit sa porte au jeune Proust.

 Halévy et Bizet fondent deux petites revues littéraires au lycée, la Revue Verte et la Revue Lilas auxquelles collaborent Proust et Gregh.

 Trois ans plus tard, Fernand Gregh fonde la revue Le Banquet  qui paraît de mars 1892 à mars 1893, et où l'on note les signatures de jeunes gens à l'avenir certain, comme Proust, Robert de Flers, Gaston Arman de Caillavet, Léon Blum, Daniel Halévy,

Jacques Bizet. devient étudiant en médecine

En dernière année de médecine, Jacques Bizet, habite une garçonnière quai de Bourbon et, fonde la " revue pour théâtre d'ombre" où collabore Jacques-Émile Blanche.Bizet avait comme %arcel Proust signe la célèbre pétition "dreyfusarde"  du journal L'Aurore. Jacques Bizet est d'ailleurs provoqué en duel par le dramaturge André Picard en 1902, et le drame est évité de justesse.

Bizet devient directeur d'une importante compagnie de location de voitures, les Taximètres Unic de Monaco, fondée par les Rothschild, qu'utilisera Proust pour ses voyages à la campagne, en particulier en Normandie. Proust et Agostinelli. C'est par cette incursion dans ledomaine des opératuers d compagnie de taxis que Proust avait connu le chauffeur Agostinelli.

Il épouse la nièce de son oncle Ludovic Halévy, Madeleine Breguet, mais elle meurt au cours d'une opération chirurgicale des mains du docteur Pozzi.

 Il se remarie avec Alice Franckel, la grand-mère du futur Maurice Sachs (1906-1945) sur qui Jacques Bizet exercera une grande fascination.

En 1912, Bizet, , se bat en duel contre le comte Hubert de Pierredon

 

La comté comte Michel de Pierredon

Marius Michel, comte Michel de Pierredon (1882), dit Michel Pacha[4] (né le 16 juillet 1819 à Sanary-sur-Mer et mort le 6 janvier 1907 à La Seyne-sur-Mer)

Fils de marin, il devient mousse dans la Marine nationale à l'âge de 16 ans. En 1843, il est nommé capitaine au long-cours il rejoint la marine marchande et est affecté comme officier sur les paquebots-poste de la ligne du Levant des Messageries nationales (devenues Compagnie des messageries maritimes en 1871), qui faisait partie des lignes exploitées contractuellement avec l'Etat pour le service des postes et des liaisons avec des pays ou territoires coloniaux.

En 1855 il est nommé directeur général des Phares et Balises de l'Empire ottoman par le sultan Abdülmecit Ier. Il fait construire par le biais d'une société française cent onze phares sur les côtes, les détroits et les îles de la mer Noire, et obtient du Sultan un pourcentage sur les droits de navigation dans ces eaux.

Il devient ensuite maire de Saint Nazaire sur mer (Sanary) r de 1865 à 1871, puis de 1892 à 1894. En 1879 il obtient en outre la concession des quais des ports d’Istanbul.Sur chaque marchandise des bateaux touchant ce port, il perçoit un pourcentage. Il accumule ainsi une fortune colossale pour l'époque.

 Le sultan Abdulhamid II lui confère le titre honorifique de pacha de l'Empire ottoman en 1879 ; en France, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par la République en 1880 et comte héréditaire Michel de Pierredon par le pape Léon XIII en 1882 ; il est élevé à la dignité de beyle bey en 1893 par le sultan avant d'être décoré du grand cordon de l'ordre du Médjidié en 1895 puis de celui de l'ordre de l'Osmanié en 1899.

Il fait co,struire  fera construire un « château » dans un terrain de 60 hectares qu’il acquiert le long du littoral de Tamaris. Il en fera une station touristique à la mode, une étape obligée pour la haute société de l’époque,créant à partir du port du Manteau une navette maritime reliant Toulon,(et Saint Mandrier), dont les bateaux sont copiés sur ceux du détroit du Bosphore,. Puis tout cela va retomber dans l'oubli après la Seconde Guerre mondiale..

Le château du Manteau construit vers 1880 sur les plans de l'architecte Paul Page et d'inspiration orientale[ a été détruit mais le parc botanique existe toujours. On y remarque notamment des éléments d'architecture rocaille remarquables comme un moulin ou une barque de pêcheur en ciment armé Le parc exotique accueille des arbres remarquables à grand développement (araucarias, cocotiers du Chili) ainsi que de nombreux palmiers rares et tropicaux qui sont encore cultivés dans ce jardin devenu le parc d'une résidence privée, lotie en copropriété[10] et fermée au public.

   

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La fin de Jacques Bizet

Au début de la Grande Guerre, il est médecin militaire à l'hôpital Saint-Martin.

Jacques Bizet fut écrasé par l'excellence de son milieu familial. Il finit par devenir morphinomane et alcoolique et se suicide, à cause de sa maîtresse, douze jours avant la mort de Proust.

 

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Date de dernière mise à jour : 13/11/2016

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