L'héritage de la Pharmcopée Romaine

 LA PHARMACOPEE ROMAINE : LA TRACE ET L'HÉRITAGE 

Octobre 2012                       André J. Fabre              

  La pharmacopée romaine marque une étape décisive dans l'Histoire des sciences.

Nous verrons ainsi successivement, les caractères principaux de la pharmacopée romaine, ses origines et l'héritage qui en est resté en terminant par les perspectives d'une utilisation de cette pharmacopée Antique dans la recherche de nouveaux médicaments

 LA PHARMACOPEE ROMAINE : RICHESSE ET SINGULARITES

 La richesse pour ne pas dire l'opulence de la pharmacopée romaine illustre bien la magnificence dont a témoigné, durant les quatre siècles, la Rome Antique. 

Les médicaments

 Dans une étude personnelle sur l'Histoire Naturelle" de Pline l’Ancien[1], nous avons ainsi pu chiffrer à plus de 1700 le nombre de substances utilisées à des fins thérapeutiques au Ier siècle de notre ère.

·                                 médications végétales          1391

·                                 médications animales             218

·                                 médications minérales               84                                                                            

plantes médicinales 

La liste des plantes médicinales [2] les plus souvent citées par Pline l'Ancien figure en annexe : ce sont la rue, les figues, le chou, menthe, asphodèles avec trois familles botaniques[3] principalement représentées : Composées, Ombellifères et Labiées

Il faut souligner l'attention avec laquelle était prise en compte l'Identification botanique des substances [4]

Nous reviendrons plus tard sur les choix proposés par la pharmacopée romaine dans les indications thérapeutiques. Citons, par exemple : 98 prescriptions (dont 52 épices ou plantes aromatiques) pour les morsures de serpents, 66 indications conférées à une seule plante, la rue odorante !).

Traités de thérapeutique ;

·      Celse De Medicina      v.10-50 (14-39)?

·      Dioscoride (De Materia Medica) (v.41              68

·      Galien (De Simplicium medicamentorum temperamentis ac facultatibus       v. 131- v. 200

Nous nous limiterons à quelques commentaires sur l'utilisation des plantes médicinales dans la pharmacopée de la Rome Antique :

·      le développement des sciences botaniques paraît bien avoir précédé les sciences de la pharmacologie et de la chimie. En bref, la "pharmacie" a-t-elle précédé la "médecine" ?

·      les aliment sont une des formes les plus archaïques de la thérapeutique : a distinction entre "plantes aliments" et "plantes médicaments" est une notion modernel.

·      l'évolution de la pharmacopée romaine va se faire, en fonction de l'attirance de plus en plus vive de la société romaine pour le "luxe" et l'"exotisme", vers la recherche de médications  de plus en plus "exotiques" (et onéreuses), les épices[5].

médications animales

      Il existe une très grande diversité de médications d'origine animales recensées dans les Traités de médecine Antique. Il s'agit pour la plupart d'animaux sauvages ou d'espèces marines mais le lait et surtout le beurre paraissent avoir eu d'assez larges indications thérapeutiques

   médications minérales 

            On notera la rareté relative des médications minérales. Il est plausible que les risques toxique Les substances les plus souven,t utiliséees sont les suivantes : salpêtre (nitrate de potasse), sel, argent, cuivre, or, plomb, soufre, mercure, alun/potasse,

Une place à part doit être réservée à la crénothérapie qui fait l'objet dans l'Histoire Naturelle de Pline l'Ancien, d'un volume entier (XXXI)  consacré aux eaux ferrugineuses, sulfureuses, nitreuses et calcaires.

 Pharmacie

 A Rome, à partir du IIème siècle de notre ère, apparurent les premiers pharmaciens, les seplasiarii, qui  habitaient un quartier voisin de la colline du Capitole et vendaient non seulement des drogues médicinales mais aussi des teintures et des parfums distincts des herboristes (herbarii), ramasseurs et autres vendeurs de simples

   extraction des substances 

Temps initial était la macération, dans de l’eau ou du vin, des substances végétales (graines, racines, tiges, feuilles, boutons réduits préalablement en poudre) pour dissoudre les glucosides et ramollir les gommes

Le principe de l'extraction par la vapeur était certainement connu depuis la plus haute antiquité : on utilisait une sorte de bouilloire ou de chaudron muni d'un couvercle sur lequel viennent se condenser et ruissellent les huiles essentielles

 Au total, toutes ces méthodes avaient pour but d'obtenir l'extrait "essentiel" de la substance originelle, au sens "philosophique" du terme, son "essence" et, sur un plan distinct de son existence, sa "nature" véritable.

On observera cette différence majeure avec la pharmacopée de notre époque où sont seuls admis des isolats possédant une activité pharmacologique spécifique et expérimentalement reproductible, à l'époque de l'Antiquité, l'extrait total délivre un effet variable et difficile à répertorier mais cet effet, n'est il que la somme des composants ?

    préparations composées           

Dans la pharmacopée romaine, les préparations composées sont la règle dont la composition va se révéler, au fil des années, de plus en plus complexe.

nous avons près de 200 préparations qui vont du baume (balsamum) au cataplasme ("plasma" est ici une "forme") du clystere aux pastilles et des electuaires aus losanges

Le cas le plus extrême de complexité est celui des "thériaques" et autres "antidotes" conçus pour apporter une action thérapeutique aussi la

rythmes d'administration 

             Les horaires d'administration sont rarement definis de façon precise (un jour sur deux (" alternis diebus ")[6], pendant 40 jours (" per dies XL ")[7]

             Le plus souvent il s'agissait de notations telles que " le matin 

voies d'administration

Une caractéristique principale  de la pharmacopée romaine est le recours prédominant  à la voie locale d'administration (pommades, inhalations et fumigations) : il n'est pas de notre propos de commenter les limitations techniques auxquelles se heurtaient les "pharmaciens" de l'Antiquité.

Dans le cas des applications locales Peut être s'agissait il aussi d'une croyance en une meilleure efficacité des applications locales ou de réticences vis à vis des risques toxiques de la voie orale ?

Particulièrement intéressant est le cas des inhalations perçues comme un mode de pénétration de substances thérapeutiques vers le siège des pensées et des émotions, le cerveau. Cette croyance a perduré jusqu'à une date récente sous forme de sels que l’on faisait respirer aux femmes évanouies ou de cigarettes médicamenteuses. Le monde antique ignorait le tabac, et l’inhalation d’aromates remplaçait peut-être le tabac à priser ! Aujourd’hui, la voie nasale est expérimentée de plus en plus pour l’administration des médicaments : les inhalations de corticothérapie ou de divers vaccins sont à l’étude ou déjà pratiquées.

 Pharmacologie 

Peut on parler ici de pharmacologie dans la mesure où sont ébauches des trois composantes majeures : pharmacognosie (ce souci d'une identification correcte des substances , la notion d'"effets secondaires" iatrogéniques était bien connue, indications thérapeutiques sont en bonne place dans les traités de médecine de l'Antiquité), pharmacodynamie et pharmacothé

signatures et nature 

Les critères pour la sélection des plantes étaient les similitudes entre la forme et la couleur de la plante d’une part et de l’organe malade d’autre part, la ressemblance de certaines plantes avec un animal particulier, l’aspect de la plante et le perçu du symptôme et la capacité qu’a la plante de reproduire des symptômes identiques à ceux du malade

les plantes indiquent leurs vertus thérapeutiques par leur forme, leur couleur ou leur mode de vie. Ainsi par exemple, une plante cordiforme aurait des vertus bénéfiques pour le coeur, une plante rouge aurait une action au niveau du sang ou de la circulation sanguine, une plante croissant dans les lieux froids et humides aurait une action sur les maladies produites par ces conditions généralement défavorables à la santé de l'être humai

arômes et aromates

l'inhalation était perçue comme un mode de pénétration de substances thérapeutiques vers le siège des pensées et des émotions, le cerveau. Cette croyance a perduré jusqu'à une date récente sous forme de sels que l’on faisait respirer aux femmes évanouies ou de cigarettes médicamenteuses. Le monde antique ignorait le tabac, et l’inhalation d’aromates remplaçait peut-être le tabac à priser ! Aujourd’hui, la voie nasale est expérimentée de plus en plus pour l’administration des médicaments : les inhalations de corticothérapie ou de divers vaccins sont à l’étude ou déjà pratiquées. 

qualités et vertus

Dans le sens premier du terme, la "qualité" était un critère de la détection des fraudes sur les épices. Pline décrit fort bien les opérations de pesée, solubilité, combustion et, bien entendu, d'appréciation "qualitative" par le nez et le palais, premiers instruments de laboratoire connus. En fait, pour les Anciens, "qualité" se réfère à l'idée d'un classement pharmacologique, au sens littéral du terme, regroupant des catégories multiples telles que "calorique", "amers", "acerbes". Notons cependant que le système possède sa logique, ainsi, nous l'avons montré , l'étude des la composition des substances "caloriques" montre une réelle homogénéité, notamment au niveau de la présence des terpènes. 

              Dans l'Antiquité, tout converge vers l'idée que la "qualité" médicinale des plantes se définit en fonction de leur arôme. On peut donc parler, au sens plein du terme, d'aromathérapie et de plantes aromatiques :D'où le succès des inhalations   de substances fortement odorantes (parfois animales) ou de plantes aromatiques (inhalation, fumigation ou "encens") était, nous l'avons vu au chapitre précédent, un traitement reconnu des pertes de connaissance et autres symptômes d’expression neurologique ( épilepsie, hystérie, vertiges, syncopes, léthargie).

              Pour les Anciens le mot se référait à un concept de "vertu dynamique" qui a connu, comme on sait, un succès considérable avant d'être si souvent et si injustement ridiculisé. En réalité, derrière l'enveloppe du terme, sa logique ne se laisse pas aisément décrypter : la science Antique privilégie les comparaisons et l'approche "qualitative", "analogique" en contraste avec l'approche du monde moderne qui privilégie la notion de "quantitatif" et de "numérique".  

      Est-il permis de résumer vingt siècles d'évolution de l'Histoire des Sciences ? Nous dirons que la science Antique propose une approche "qualitative" et "analogique" en contraste avec l'approche "quantitative" et "numérique". qui est la notre.

Les origines 

 L'hégémonie de Rme en faisait le carrefour où convergeaient, avec les marchandises, les connaissance scientifiques venues de tous les territoires de l'Empire et bien au delà, laissant un héritage qui, nous le verrons, reste toujours présent.

Hippocrate et les Ecoles de médecine grecque

               Hippocrate naît vers 460 avant J-C dans l'île de Cos en Asie Mineure. Il tenait selon la tradition ses consultations sous le platane de la ville de Cos (en réalité, la ville semble avoir été fondée après sa mort...). Hippocrate met en avant l'intérêt capital de l'interrogatoire et de l'examen du malade. Il pratique la chirurgie (traitement des plaies et des fractures), les cautères, les saignées, les purgatifs et les vomitifs, et utilise une pharmacopée mêlant matières minérales, végétales et animales. En ce qui concerne la pharmacopée, les Grecs avaient été les premiers à concevoir l'idée d'un classement botanique couplé au recensement des propriétés médicinales des substances. Le concept de "matière médicale" ne va pas tarder à venir jusqu'à Rome mais on ne verra apparaître qu'au Ier siècle de véritables traités romains de thérapeut

Les médecins grecs à Rome 

Les premiers médecins qui parurent à Rome étaient d'origine grecque : leur arrivée est une des principales manifestations du mouvement de l'hellénisme en Italie. Pline, dans son Histoire Naturelle, nous dit que les Romains vécurent six siècles sans médecins ; mais non sans médecine, si l'on se reporte aux recettes bizarres affectionnées par le vieux Caton. En 219 avant J.-C. arrive à Rome le péloponnésien Archagathos ; le Sénat lui accorde le droit de cité et l'installe dans un local particulier. L'histoire des débuts de la médecine à Rome se confond ensuite avec l'histoire de l'hellénisme. Les mêmes résistances accueillirent toutes les importations grecques. Caton défend à son fils de recourir aux conseils des médecins. Néanmoins, dans l'ensemble le nombre des médecins grecs augmente rapidement. Pendant des siècles, les Grecs furent seuls à représenter la médecine en Italie. Il en résulte que, plus tard, on n'eût confiance qu'en eux ; les Romains qui voulurent faire de la médecine furent obligés de se faire passer pour des Grecs et de parler grec. La même chose se produit en France au XVII e siècle, quand les médecins sont obligés de parler le latin, auquel les simples attribuent des vertus particulières.

      La plupart de ces médecins établis à Rome étaient des esclaves ou des affranchis. De nombreuses inscriptions mentionnent les esclaves attachés aux grandes maison

Mythologie et medecine

Au-delà de la mythologie et des mythes, apparaît ici l'héritage culturel de tout un peuple, reflet des idéaux et de la vie quotidienne, de la santé et de l'art de guérir les maladies.

Au fil des siècles, l'idée que nous nous faisons de la maladie, des médicaments ou de la botanique a beaucoup changé, mais sommes-nous conscients, aujourd’hui, d'invoquer si souvent la mythologie ?

1.    Centaurée la plante vulnerairet et Achillée Achille élève du sage Chiron

2.    mercure qui rappelle Hermès à travers le vif argent 

3.    morphée dieu des songes morphine

4.    pivoine peony des anglais Paeon, père d'Esculape, dieu lui-même, est guérisseur : la pivoine lui est dédiée : cette fleur d'un beau rouge vif était  célébree sous divers noms dans la phytonymie de l’Antiquité : marmaritis selenion, la plante brillante « comme le marbre » ou « comme l'astre des nuits

5.    solanées jusquiame, mandragore, Apollon, dieu du soleil et Armoise Artémis vertus gynecologiques

 Les heritiers de la pharmacopée romaine

 La pérennité de la pharmacopée romaine prend une double forme :

·      tradition "populaire"  issue de Pline l'Ancien, de Scribonius Largus et Marcellus va fonder les bases d'une "médecine vulgaire" ouverte à tous, sans distinction de fortune.     

·      tradition "scientifique"  voie "royale" des médecins et des futurs apothicaires proposant des prescriptions de plus en plus complexes et onéreuses : c'est la lignée de Galien qui sera celle d'Alexandre de Trailles, Aetius, Paul d'Égine et de l'École byzantine et plus tard de la médecine

Essor de l'ethnobotanique et de l'ethnopharmacologie 

Rappel de quelques exemples historiques

·      Digitaline

·      Quinine

·      Rauwolfia 

Evolution actuelle de la recherche : le renouveau des plantes médicinales ?

o   La nature source impérissable de molécules douées d’activité biologique

o   environ 119 substances végétales sont utilisées à présent en therapeutique[8])

o   Quelques exemples :

·      If (Taxus baccata)

·      pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus)

·      astragale (Astragalus membranaceous Fabaceae) en cours d'exploration actuelle pour son efficacite contre le virus VIH

 Utilisation de la pharmacopée Antique dans la recherche de nouveaux medicaments 

·      Le messages" thérapeutique des Anciens : coherence qui unit les traditions "pharmacologiques" du monde méditerranéen, contrastant ainsi avec la diversité pour ne pas dire l'affrontement des "théories" médicales

·      concordance remarquable entre les propriétés thérapeutiques prêtées par les textes anciens et les données pharmacologiques actuelles

Rappel de quelques exemples

·         colchique

·         armoise et souchet antipaludeens

·         gingembre

·      Exemple des recherches menées actuellement sur les pharmacopées chinoises et indiennes 

Conclusion

Appel pour une  une "relecture" des textes médicaux de l'Antiquité

 

 

a.fabre.fl@gmail.com

 

 Notes

.1. AUTEURS DE TRAITES MEDICINAUX A LA PERIODE DE L'EMPIRE ROMAIN

(Extrait de "Utilisation des épices médicinales dans l'Empire Romain" (Thèse soutenue le 2 novembre 2001 à la Sorbonne-Paris IV)

 

auteurs

textes référencés

chronologie

texte

Apicius

De Re Coquinaria

v.10    50

latin

Caelius Aurelianus

Acutae et Chronicae Passiones

v.410

latin

Cassius Félix

Medicinae liber

v.450

latin

Celse

De Medicina

v.10-50

(14-39)?

latin

Dioscoride

Materia Medica

v.41    68

traduction latine d'un texte grec

Galien

De Simplicium medicamentorum temperamentis ac facultatibus

v. 131.....

v. 200

traduction latine d'un texte grec

Marcellus

De Medicamentis

v.350 V.410?

Latin

Mulomedicina

Mulomedicina Chironis

v 350

latin

Pelagonius

Ars Veterinaria

v.350

 

latin

Pline l'Ancien

De Naturalis Historiae

v.23    79

latin

Scribonius Largus

Compositiones

v.14    54

latin

Serenus Sammonicus

Liber Medicinalis

v.250

latin

TOTAL

 

 

 

 

.2. LES 30 PLANTES MEDICINALES LES PLUS SOUVENT CITEES DANS "L'HISTOIRE NATURELLE"

(extrait de "La pharmacopee romaine a travers l'œuvre de Pline l'Ancien" (D.E.A. en Histoire Romaine) (Sorbonne Paris IV 15 juin 1999)

 

nom français

noms latins correspondants

nb citations

rue

ruta

66

figuier

ficus, erinos, caprificus

55

chou

brassica, selinas, holus, alsine, myosoton, crambe, halmyridon, napus, raphanus

45

menthe

menta, thymbraeum, mentastrum, sisymbrium

43

ail/oignon

alium, molon, moly, syron

40

asphodèle

albucum, anthericus, asphodelus, hastula, heroion

40

origan

origanum, cunila, heracleon, onitis, panacea, prasion, tragoriganum

40

anis

anisum

39

laurier

laurus, mesoleucon, nerium, rhododaphne, theonarca, tinus

39

pouliot

puleium, blechio, dictamnus

39

mauve

malva, malache, malope

37

myrte

murtus

36

ortie

urtica

36

colocase

colocasum, aros, clematis, oetum

35

ivette

chamaepitys, cupressus, tus, abiga

35

moutarde

napy, sinapis, thaspi

35

férule

panax, ferula, silphium, magudaris, laser, galbanum, sacopenium

34

ellebore

elleborus, consiligo, opocarpathum, veratrum, carpathum, ectopum, melampodium, polyrhizon

33

rhubarbe

rheum, rhecoma, radix pontica

33

euphorbe

euphorbia, achaemenis, cobios, dendroides, leptophyllus, tithymallus, hippophaes, syce, mecon, peplis, amygdalites, corymbites, platyphyllos, paralius, caryites, myrtites, porcillaca, chamaesyce, verrucaria, pityusa, cyparittiaslactuca caprina

32

sarriette

cunila, hyssopum, cunila, satureia

29

chicorée

ambubaia, chreston, cichoreum, intubus, pancratium, seris

28

poireau

porrum, ampeloprason, vesicaria

28

ravenelle

armon, armoracea, cerais, lapsana, leuce, napus, rapa, raphanus

27

absinthe

absinthium

26

Iris

iris, raphanitis, rhizotomos, acorion, xyris

26

lierre grimpant

hedera, chamaecissos, helix

26

chardon

erysithales, phyllon, spina alba, spina arabica, crocodileon, dipsacos, ericius, labrum veneris, cirsion, acorna, cnecos, carduus, tetralis, sillybus, ischas, leucacantha, polygonaton

25

gattilier

arbor piperis, lygos, vitex

25

roripe

nasturtium niger

25

 

.3. LES 10 FAMILLES VEGETALES LE PLUS SOUVENT CITEES DANS "L'HISTOIRE NATURELLE"

(extrait de "La pharmacopée romaine a travers l'œuvre de Pline l'Ancien" (D.E.A. en Histoire Romaine) (Sorbonne Paris IV 15 juin 1999)

 

Famille végétale

Nb citations

Composées

184

Ombellifères

107

Labiées

 98

Renonculacées

  63

Liliacées

  63

Crucifères (Brassicacées)

 62

Euphorbiacées

 55

Graminées

 53

Rosacées

 48

Papilionacées

 47

 

.3. EPICES MEDICINALES DE LA PHARMACOPEE ROMAINE

 (Extrait de la communication faite à la Société d'Histoire de la pharmacie le 11 septembre 2002) ("Utilisation des textes de l'antiquité a la recherche thérapeutique : l'exemple des épices médicinales")

 

nom usuel

nom botanique

famille bot.

nb citations

alhagi

Alhagi maurorum

Papilionacées

22

aloes aquilaria

Aquilaria agallocha

Thymelacées

9

aloès

Aloe vera

Liliacées

73

ammi

Carum copticum

Ombellifères

32

amome

Amomum subulatum

Zingiberacées

26

astragale (gomme adragante)

Astragalus baeticus, fasciculifolius et gummifera.

Papilionacées

35

baumier

Commiphora opobalsamum

Térébinthacées

64

bdellium

Commiphora mukul

Térébinthacées

73

Benjoin

Styrax off., Liquidambar orientalis

Styracacées

87

cachou

Acacia catechu? Areca catechu?

Mimosées?, Papilionacées?

19

casse, cannelle

Cinnamomum cassi, tamal, zylanica

Lauracées

147

cardamon

Elettaria cardamomum

Zingiberacées

46

costus

Saussurea lappa

Composées

63

curcuma

Curcuma longa

Zingiberacées

26

encens

Boswellia carterii

Térébinthacées

197

ferule asa foetida, cyrenaique, noueuse, opopanax, orientalen thapsie

Ferula comm., tingitana, asa foetida, nodosa, chironium, galbaniflua, marmarica, persica, garganica, opopanax

Ombellifères

419

gingembre

Zingiber off.

Zingiberacées

38

girofle (clou)

Eugenia caryophyllata

Myrtacées

2

jonc odorant

Cymbopogon schoen

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Date de dernière mise à jour : 29/07/2013

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