La peste à Venise

LA PESTE A VENISE

André J. Fabre                                              Septembre 2012

 La peste, "ce mal qui répand la terreur fut pendant des siècles, un des pires cataclysmes qu'eut à l'humanité.

De vastes territoires étaient atteints et les morts se comptaient par dizaines de milliers.

La peste bubonique, souvent décrite come "peste noire" a balayé l'Europe durant la période médiévale tardive d'une épidémie qui a commencé en 1347

 Données récentes sur la peste

 Aspects cliniques

 Il existe trois formes de peste: bubonique, septicémique et pulmonaire. La forme bubonique est la plus souvent observée, résultant de la piqûre d'une puce déjà infectée par le bacille de la peste. Le germe pénètre par la morsure et envahit le système lymphatique provoquant l'apparition d'intumescence ganglionnaire inflammatoire.

La forme septicémique s'observe lorsque l'infection se propage à travers la circulation sanguine.

La forme pulmonaire s'observe lorsqu'il y a eu inhalation de gouttelettes infectieuses et s'avère donc particulièrement contagieuse.

 Bactériologie

 La peste est due à l'action d'un bacille quiui porte le nom de Yersin (Yersinia pestis) en mémoire du grand bactériologiste franco-suisse qui en fit la découverte en 1894, Alexandre Yersin

 Epidémiologie

 Le principal vecteur de transmission en est la puce du rat "(Xenopsylla cheopis) dont la régurgitation du sang prélevé sur le rongeur est contaminée par le bacille de Yersin.

La contamination humaine se fait par contact de gouttelettes (au cours d'un accès de toux ou d'éternuement), contact physique direct ou indirect (par par contamination du sol ou en touchant une surface contaminée), par voie aérienne ou par transmission fécale (le plus souvent à partir de sources alimentaires ou de l'eau contaminée)

Yersinia pestis circule dans les réservoirs animaux, en particulier chez les rongeurs dans les foyers naturels d'infection sur tous les continents sauf l'Australie.

Des foyers naturels de peste sont situés dans une large ceinture qui englobe les régions tropicales et subtropicales du monde entier, entre le parallèle 55 ° Nord et 40 degrés au sud.

Le traitement de la peste recourt avant tout à l'antibiothérapie. Il existe un vaccin mais ses indications sont limitées aux personnes vivant dans les zones d'enzootie tels l'ouest des États-Unis.

En fait, de nombreuses controverses ont eu lieu ces dernières années sur la nature véritable des grandes épidémies de peste du passé, mentionnées dans la Bible ou l'Histoire de l'Anrtiquité.. Certains épidémiologistes, tels Samuel Cohn aux Etats Unis ont mis en doute le fait que les grandes épidémies de peste du passé (il aient toutes été dues au bacille de Yesin. L'éventualité qu'il puisse s'être agi d'infections virales a été discutée récemment.

 La peste à Venise

 La peste noire a fait son apparition en Europe au XIVème siècle, lorsque les Mongols assiègent la ville ukrainienne  de Caffa, haut lieu du commerce avec Gènes les cadavres des premières victimes de la peste sont catapultés dans la ville assiégée[1] A leur voyage de retour, les galères génoises apportèrent la maladie à Constantinople puis à Messine.

Dès lors, l'épidémie de peste s'étendit à toute l’Europe du sud au nord, jusqu''en Scandinavie. Plusieurs facteurs étaient en cause : absence d’anticorps dans la population, contexte de famines répétées, et refroidissement climatique (le "petit âge glaciaire") à cette époque

A Venise, la peste survient par vagues épidémiques : 1348, 1462, 1485, 1506, 1575-1577, 1630-1632, chaque fois plus meurtrières, le dernier épisode anéantissant prés d'un  tiers de la population.

 Epidémie de 1348

 La "peste noire" venue d'Orient a ravagé une Europe encore affaiblie par la Guerre de Cent Ans et à Venise, encore affaiblie par un récent tremblement de terre qui avait fait des centaines de victimes, l'epoidemie de 1348 prit rapidement des proportions dramatiques.

Les symptômes tels que le relatent les contemporains étaient de nature à frapper les imaginations : au voisinage d'une piqure de puce apparaissaient des bubons ganglionaires et rapidement survenait une altération grave de m'état général avec prostration, une agitation, et quelquefois de la confusion associées à des convulsions amenant l'issue fatale dans un laps de temps ne dépassant pas vingt quatre à trente six heures.

On en vient à former des équipes chargées de passer à travers les rues et les maisons pour recueillir les mourants et les morts, et les ensevelir. Le spectacle de fossoyeurs et de leurs chariots souvent munis de clochettes pour prévenir de leur passage à ramasser les corps, donné à la ville un air de l'Apocalypse et de l'Enfer. ce mal est si puissant qu’il induit une peur viscérale qui bouleverse tous les rouages normaux et normatifs de la cité : les parents ne se portent plus assistance ni réconfort et oublient le respect dû aux dépouilles mortelles qui deviennent des charognes abandonnées dans les rues ; les médecins fuient leurs malades qui meurent sans aucun soulagement ; les notaires se refusent à assister les mourants dans la rédaction de leurs testaments et la gestion des patrimoines part à vau l’eau ; même les prêtres négligent leur devoir auprès des moribonds qui meurent souvent sans le secours de la religion.

Giovanni Dondi [2], a laissé un document impressionnant : "Comment survivre à l'époque de la peste" [3].

Quant au traitement dont on pouvait disposer à cette époque, leur deploieent paraît aujourd'hui derisore : diverses medications minérale, végétale (Le sang d'un serpent, le crapaud de bave couru dans toutes les compositions médicinales dont le principal était "mélasse" mélange complexe et secret de soixante ingrédients, préparés une fois par an dans un lieu public: il était l'opium probablement un bon endroit à côté des nombreuses plantes pour la plupart odorante. ) ou animale telles les concrétions intestinales de certains animaux, appelés "bézoard, zédoaire". Pour éviter l'épidémie, tous portaient des amulettes remplies de Arnt brillante (mercure) ou en poudre "corne de licorne", pierres précieuses, y compris les diamants a été le plus apprécié par les riches. te.

 Recherche de coupables

 Faute de trouver une explication rationnelle, les hypothèses les plus folles pullulent : le médecin Alessandro Benedetti[4] qualifie la peste de cœca, incerta, inconstans, vaga, inesorabilis, sine lege furens[5] et son collègue, Girolamo Mercuriale[6], professeur à l’université de Padoue, écrit que la peste n’est pas une maladie précise, mais n’importe quelle maladie peut devenir une peste[7].[8]

S’agit-il de conjonctions de planètes, d’éclipses, de passages de comète ou même d’années bissextiles qui altèrent l’équilibre du monde et corrompent l’air ? Alors, seuls les pratiques magiques, les amulettes et les talismans peuvent protéger.

Il falllut donc trouver des victimes expiatoires : en 1348, la rumeur se répand que la mort noire était due à une conspiration internationale des Juifs d'empoisonner la chrétienté et plusieurs notabes juifs sont mis à la toruture pour leur faire avouer qu''ils empoisonnaient les puis de Venise avec une poudre secrete.

 Mise en place des premières mesures sanitaires

D'énergiques mesures sanitaires éviter les lieux de rassemblement tels les églises et les cimetières de même que les divers "lieux puants" : boucheries, poissoneries,

A défaut de santé publique, on se préoccupe de salut public.

Faisant face au désarroi de la population, Le 30 mars 1348, le Maggior Consiglio de Venise décide d’instituer une nouvelle magistrature composée de trois hommes ou sages qui doivent mettre en œuvre les moyens les plus énergiques pour assurer à l'état sanitaire de la population[9]. En 1440, le Sénat constitue une commission d’enquête de trois sénateurs[10] (décret du 13 octobre 1440) qui sont le bras armé de la République contre la maladie et le Sénat leur accorde un mois pour trouver ce qui peut bien corrompre l’air de Venise (omnia quæ habent corrumpere aeres) et favoriser ces épidémies récurrentes et, pour leur enquête, ils sont autorisés à s’appuyer sur l’expertise des médecins de l’université de Padoue (illos medicos qui intelligentes eis videantur). Sur proposition du sénateur Paolo Morosini[11], en date du 13 août 1459[12], le Sénat instaure à l’unanimité moins une voix et une abstention, une magistrature permanente de trois patriciens choisis au sein du Sénat pour un mandat de six mois, avec mission de défendre la ville contre la peste, mais il faudra attendre le 29 juin 1461 pour que la décision entre en application[13].

Après de nouvelles epidémies, en 1485 m.v. [i.e. 1486], le nouveau doge Marco Barbarigo[14] réunit la Seigneurie (ses six conseillers et les chefs des Quarante) et le Sénat pour affronter le problème sanitaire : il s’agit de faire en sorte que la peste ne progresse plus et de mettre un terme aux déficiences des magistrats en place[15]. Un décret du 7 janvier 1486 du Sénat décide de créer la charge de Provveditore alla sanità (Les Contrôleurs de la santé"[16].

Ces provveditori sont au nombre de trois[17], élus pour un an, sans salaire (comme toutes les magistratures vénitiennes, celles-ci ne peuvent se refuser sous peine d’une amende très lourde) et ils disposent collégialement d’un pouvoir illimité et de prérogatives exceptionnelles qui amputent d’autres magistratures.

 Cette magistrature comporte tout un organigramme technique qui doit assister les provéditeurs. Des médecins et des chirurgiens, un notaire et des greffiers qui gèrent l’administration et les relations avec les malades, un avocat qui règle les litiges avec les autres magistratures, un secrétaire et un rédacteur des billets de santé (scribano delle fedi di sanità), un maçon pour murer les maisons des pestiférés, un ramoneur pour curer les fosses, trois pizzigamorti, ces croque-morts qui ramassent les corps et les biens infectés ou abandonnés sur la voie publique, un bras armé pour imposer l’autorité des provéditeurs avec un capitaine et quelques soldats.

En outre, les provéditeurs peuvent faire appel à des experts réquisitionnés selon les nécessités, par exemple pour faire vérifier certaines denrées alimentaires ou la qualité des eaux. Cette magistrature est installée dans les greniers de Terranova[18], ces puissants bâtiments crénelés du XIVe siècle qui, juste à côté de la Zecca sur la rive du bassin de Saint-Marc, semblaient monter la garde à l’entrée du Grand Canal.

 Les Provveditori alla sanità doivent, comme l’étymologie de leur titre l’indique, " pré-voir " et " pour-voir " car Venise doit penser au retour possible d’une situation de crise, d’une épidémie semblable à celle de 1348. C’est ainsi qu’ils se dotent d’une arme nouvelle qui fera ses preuves et sera imitée dans le monde entier : le lazaret.

 Création des Lazarets

Très tôt, il était apparu impératif de construire des hôpitaux spécialisés, si possible en dehors des murs près des rivières ou des fleuves avec de l'eau si nécessaire aux soins, le transport médical et le corps, à travers plus discret et moins contagieuse. Invocation à Lazare le lépreux ou Distorsion du nom de l'île De Nazareth en Lazzaretto : établissement d'isolement et de soin pour tous les malades ou sujets suspects de contamination par la peste. Le nom deviendra générique pour tous les établissements d'isolation de maladies contagieuses.

Lazaret de L'île Santa Maria di Nazareth (le futur Lazaretto Vecchio) : L'île de Lazzaretto Vecchio est située près de la lagune de Venise Lido. Il abritait un hôpital qui a pris soin de victimes de la peste au cours des épidémies. A ses origines l'île était habitée par des Peres Ermites qui avaient érigé une église dédiée à Sainte-Marie de Nazareth et un abri pour les pèlerins allant ou en revenant de la Terre Sainte (1249).Plus tard (1423), sur les conseils de saint Bernardin de Sienne, le Sénat a décidé d'allouer l'île comme un refuge pour les personnes et les marchandises en provenance de pays infectés et à fournir des détenus avec de la nourriture, les médicaments et les soins. Après 1468, l'île avait mission de recevoir les malades qui sont suspectés d'être infectés[19], Lors de travaux sures bâtiments de l'ancien Lazaret de Venise,de très nombreux restes humains ont été mis à jour, évoquant l'ensevelissement évoquant l'idée d'une inhumaton collective des victimesd de la peste.Une investigation archéologique approfondie a été mise en opeuvre en 2004[20] Une technique spéciale d'identification moléculaire a été utilisée pour tenter de mettre en évidence le genome du bacille de la pestesur les restes de pulpe dentaire.et Yersinia pestis, l'agent causal de la peste, a été trouvé dans trois échantillons datés des 14e et 16e siècles

Lazaret de L'île Vigna murata " (le Lazaretto Nuovo : Alors que les lépreux s’installaient dans la léproserie pour subir l’inéluctable, lente et longue évolution de leur maladie vers la mort, les pestiférés sont entraînés à un rythme beaucoup plus rapide soit vers le décès, soit vers la guérison. En outre, la population admise au lazaret est bien plus nombreuse que celle qui peuple les léproseries ; en conséquence, dès 1468, le Sénat vénitien décide la constitution d’un second lieu, sur un îlot cultivé de vignes au nord-est de Venise[21], qui devient le lazzaretto nuovo, réservé aux voyageurs suspects en quarantaine et aux convalescents revenants du lazzaretto vecchio. Monastère bénédictin durant le Moyen Âge, l'île devient en 1468, par décret du Sénateur de la Sérénissime, Lazaretto, île où siège le Devoir de prévention des contagions, institution vénitienne exportée par la suite partout à travers le monde. L'île servit ainsi de dépôt de marchandises suspectées d'être infectées par la peste afin de les examiner sur place. Avec l'épidémie de 1576, l'île reçue également des habitants a risques afin d'examiner leur état de contagion. Si la visite diagnostiquait la maladie, les malades étaient transférés d'urgence à l'hôpital de Lazzaretto Vecchio.

 Epidémie de peste de 1575 1576

 Vettore Trincavelli (1496-1568) médecin à Padoue puis Venise et spécialiste du grec

L'épidémie a commencé à Venise le 25 Juin, 1575, avec la mort d'un homme de trente ans à San Marziale, dans le Cannaregio et là encore va rapidement diffuser faisant d'innombrables victimes.

Ceux qui ne peuvent fuir de Venise, population affolée, cherchait par tous moyens à quitter Venise. L'exode devint tel que, 19 Juillet 1576, un décret interdisant à tous les titulaires d'une charge publique de quitter leurs postes. En même temps interdisait à tous de quitter son domicile.

En un an, plus de 43.000 morts Vénitiens étaient morts, les rues, les magasins et les gens étaient abandonnés caractéristiques éperdus de infecté par la peste ville

Rues désertes, les boutiques désaffectées et des victimes affolées étaient caractéristiques de la peste infectée par villes.

Une nouvelle profession se crée celles des "Pizzigamorti" (les "("les déblayeurs de cadavres") exemptés des consignes sanitaires habituelles.

En 1574, avant que la peste, Venise avait. Après la peste, il ne restait plus de 134 800 (ces chiffres varient selon les auteurs, toutefois).

En 1574, la population de venise s'elevait à 195,863 habitants Après l'épidémie, il ne restait plus que 124,000 people (chiffres variables selon les sources)

mi-Juin 1575 jusqu'à Décembre 1576L'épidémie a commencé à Venise Juin 25, 1575, avec la mort d'un homme de trente ans à San Marziale, dans le Cannaregio.

1 Août 1575 au 1 Mars 1576 il y avait déjà 3556 morts.

Ceux qui ne peuvent fuir de Venise à l'ampleur du mal. L'exode est tel que, 19 Juillet 1576, un décret interdisant toutes les titulaires de charge publique de quitter leurs postes.

Il impose également un couvre-feu: une heure après le coucher du soleil, personne ne peut quitter la maison.

Mais lorsque le faisceau atteint son apogée, plus de 43.000 morts Vénitiens en un an, Lazzaretti ne peuvent plus suffire.

Nous créons ensuite une énorme Lazzaretto flottant, constitué de près de trois mille bateaux de toutes tailles amarrés les uns aux autres.

Le paysage est également à accueillir ces navires, séparément, les mendiants des autres patients, parce que leurs mauvaises conditions de vie de les rendre plus susceptibles de contracter la peste.

Chaque matin, les médecins et les bénévoles passent un bateau à l'autre pour voir s'il ya des malades parmi les personnes mises en quarantaine.

Les cas signalés de peste sont envoyés à Lazzaretto Vecchio, tandis que les cas suspects sont mentionnés sur Lazzaretto Nuovo.

Sur le plus grand navire d'une flotte de Lazzaretto grand drapeau

un signe interdisant à quiconque d'approcher.

Et malheur à ceux qui veulent échapper à la Lazzaretto: des patrouilles de soldats voyageant sur la lagune pour capturer les fugitifs, et un bateau équipé d'une rampe est là pour servir d'avertissement à tous ceux qui seraient tentés de se soustraire à la règle!

Mais malgré toutes ces mesures draconiennes, les ravages de la peste se poursuivre.

les rues, les magasins et les gens étaient abandonnés caractéristiques éperdus de infecté par la peste ville. Dans ce contexte de la dévastation, un groupe de travailleurs a semblé se démarquer de la foule: pizzigamorti Ville (membres du corps). Le pizzigamorti ont été jugés responsables de la mise en œuvre de la bureaucratie de la santé publique et en tant qu'individus qui ont comparu à être exemptés des restrictions de quarantaine et de la souche économique des foyers. Cet article explore la subversion et les métaphores violentes utilisé pour décrire ces travailleurs, qui comprenait le carnaval et de la faune. Bien que pizzigamorti n'ont pas été considérés comme une honte, les descriptions appliquées aux travailleurs ont été informés à la fois par un vocabulaire général des groupes dangereux et une dialecte vénitien façonnée par le contexte spécifique de la peste.

En 1574, avant que la peste, Venise avait 195,863 habitants. Après la peste, il ne restait plus de 134 800 (ces chiffres varient selon les auteurs, toutefois).

 Quelques témoignages directs sur l'épidémie de 1575

 Francesco Sansovino

 Il est Intéressant est le témoignage que nous a laissé par Francesco Sansovino, dans son livre " Venetia, citta nobilissima et singolare " dans lequel nous lisons la vie et le fonctionnement de la station de quarantaine au cours de la terrible peste de 1576:

L’historiographe vénitien Francesco Sansovino (1521-1586), fils de l’architecte Jacopo, nous a laissé son témoignage, né de sa douloureuse expérience du lazaret en 1576.

En 1468, on fit un autre lazaret appelé Neuf car construit après le Vieux, avec cent chambres et un clos de vigne, qui ressemble de loin à un vaste château-fort[22]. [ …] Y vont seulement les gens sains qui, ayant eu des contacts avec des malades et suspects de quelque contagion, se retirent en ce lieu pour une quarantaine de vingt-deux jours. J’ai fait personnellement l’expérience de ce lieu à ma grande douleur à cause de la mort de ma fille Aurore, âgée de onze ans, et de la maladie de mon épouse, Benedetta Misocca, lors de la peste de 1576. […]

 Il y avait entre huit et dix mille personnes à bord de plus de trois mille barques. A tous ces gens généralement pauvres –il y avait aussi des citoyens ou patriciens qui vivaient ici à leurs frais- et spoliés de leurs biens infectés laissés à Venise, on accordait vingt-deux jours aux frais de la collectivité. Tant d’embarcations petites et grandes (car il y avait des coques de galères désarmées) autour du lazaret Neuf prenaient les apparences d’une armée assiégeant une ville de mer. Au dessus, flottait un drapeau qu’il était interdit de dépasser et à côté un gibet pour y punir ceux qui n’obéiraient pas aux ordres.

 Chaque matin, à la même heure, arrivaient les inspecteurs qui allaient de barque en barque pour vérifier s’il y avait quelqu’un de malade et, s’il s’en trouvait, ils les envoyaient au lazaret Vieux. Peu après, arrivaient des barques chargées de pains, de viandes cuites, de poissons et de vin et on distribuait à chacun pour l’équivalent de quatorze sous par jour et par personne, et tout cela dans un ordre et un silence parfait. Quand tombait le soir, on entendait l’admirable harmonie des voix de ceux qui, au son de l’Angelus, entonnaient les Litanies ou les Psaumes. Pendant la nuit, on n’entendait pas un bruit, si bien que l’on aurait pu dire qu’il n’y avait pas âme qui vive, au lieu de huit à dix mille personnes. Il ne se passait pourtant pas un jour, sans que ne soient remorquées au moins cinquante barques pleines de gens qui venaient en quarantaine : tous étaient joyeusement acceptés et salués, à la grande exultation de chacun qui souhaitait aux arrivants de ne pas perdre courage, parce qu’ici on ne travaillait pas et on était au pays de Cocagne. Ensuite, ils adressaient au ciel des prières qui leur venaient du fond du cœur et ils priaient à mains jointes pour la conservation perpétuelle de notre République.

 En outre, il était étonnant de voir le grand nombre de barques qui rendaient visite à leurs amis avec des rafraîchissements. Et c’est avec un grand étonnement que l’on voyait ces maisons de planches construites sur l’eau par les pouvoirs publics pour le confort de la population : de loin, cela ressemblait à une ville nouvelle, à l’aspect agréable et joyeux, quand les âmes terrorisées par tant de malheur n’étaient pas oppressées et obsédées par l’extrême compassion et par la douleur.

 Rocco Benedetti

 A l’inverse, le notaire vénitien Rocco Benedetti[23] a laissé une description qui compare le lazaret à l’Enfer de Dante où il assiste au triste et douloureux triomphe de la mort :

"Cela ressemblait à l’enfer. Toute la journée, on voyait des nuages de fumée qui se répandait dans l’atmosphère à cause de la crémation des corps. On était à trois ou quatre par lit et on ne faisait que sortir des morts des lits pour les jeter dans des fosses. Bien souvent, les agonisants et ceux qui ne parlaient ou ne bougeaient plus étaient expédiés par les croque-morts sur le tas de cadavres[24].

Le tezon grande[25] est couvert de graffitis tracés par des marins en quarantaine et par des gardiens de la Sanità. On peut y voir des dessins de navires ainsi commentés :

Toutefois, tous les hommes en quarantaine ne sont pas obligatoirement parqués au lazaret puisque les patriciens peuvent s’isoler dans des maisons à Burano ou à la Giudecca, sous la surveillance de gardiens officiels du lazaret, mais à leurs frais.

 Pour ne pas surcharger le lazaret Neuf, les navires suspects peuvent devenir le lieu de quarantaine de leur équipage, de leurs passagers et de leur fret. Dès qu’un de ces navires suspects entre dans les eaux de la lagune, il est pris en charge par des rimorchianti qui le pilotent jusque dans un chenal peu fréquenté et l’obligent à hisser le pavillon de quarantaine bien visible par les vigies ou novellisti qui sont postés au sommet du clocher de Saint-Marc. Le navire est mis à l’ancre plus ou moins loin suivant son degré estimé de contamination ; ensuite, le soldat d’astreinte ou fante di settimana doit aller chercher le capitaine de ce bâtiment à bord d’une chaloupe remorquée à bonne distance par des cordages enduits de goudron. Ce capitaine est ainsi convoyé jusqu’aux greniers de Terranova –sur la rive de Saint-Marc- où la magistrature sanitaire a ses locaux. Il est introduit dans un petit local fermé et le greffier –rédacteur de certificats sanitaires ou bolletta ou fede di sanità l’interroge à travers un guichet sur l’itinéraire suivi par le navire, les ports touchés, l’état sanitaire de l’équipage et des passagers, les morts suspectes à bord, etc. Les marchandises en quarantaine sont déchargées, déballées et aérées pendant quarante jours à l’abri de la pluie sous le toit du tezon grande édifié en 1562 : les pièces de tissus sont secouées et ventilées, les animaux à poil doivent passer dans des pédiluves et les animaux à plume sont abondamment aspergés de vinaigre. Ces opérations sont exécutées par les bastazzi, aux frais des propriétaires des marchandises, mais sous le contrôle des provveditori alla sanità.

 Quand la quarantaine -au lazaret Neuf ou ailleurs- est terminée, le voyageur reçoit (comme tous les gens en provenance des zones indemnes) son certificat sanitaire qui l’autorise à entrer en ville. Comme le souligne Sansovino au début du passage que nous avons étudié, cette idée de séparer les malades déclarés des patients seulement suspects est issue d’une réflexion sur la notion de contagion. En effet, nombreux sont ceux qui ont constaté que les prisonniers, de même que les moines et les moniales, semblent mystérieusement protégés de la peste. Que Dieu étende une main protectrice sur ceux qui se sont consacrés à lui, fort bien ! … mais les coupe-jarrets et les malfaisants ne méritent point tant de clémence. Il convient de chercher plus loin que la volonté divine."

Qui faut-il croire ?

 Giovanni della Croce

 Giovanni de Cruce Crucejus, c'est un chirurgien qui vécut toute sa vie à Venise.

Il était, par sa mère, petit-fils d'un chirurgien célèbre, Giovanni Antonio Grandi Della Croce, qui fut au service du duc de Milan.

Après des études de medecine à Venise, il se consacra à l'étude des grands médecins d'autrefois. A 23 ans, il entre au Collège des chirurgiens de Venise, où siegeaien,t nombre de celebrités de l'époque : Girolamo Fabrizi d'Acquapendente, Gabriele Falloppio et Santone Santorio.

Ce collège avait le monopole du soin des blessés et des conferences d'anatomie et de chirurgie.

Aux conférences de Della Croce assistèrent nombre de chirurgiens célèbres, tels Pietro Fogliata ou Tiberio Barbaro qui participaient volontiers aux interventions pratiquées par della Croce, à Venise ou dans d'autres villes..

En 1537, della Croce fut chargé de réformer les statuts du Collège; quoique ne résidant pas à Venise, il en fut le prieur en 1548, 1550 et 1558. Le Maggior Consiglio le désigna comme expert de chirurgie et de physique pour la ville de Feltre de 1538 à 1546, en remplacement de Federico Zen.

De retour à Venise, il reçut la charge de médecin de la flotte vénitienne et épouse Lucrezia Donati, veuve d'un médecin celebre

En 1575, lors d'une des grandes épidémies de peste à Venise, il fut chargé avec Nicolò Sanmicheli, Francesco de Castello et Mariano Santo, de la ccordination des moyens de lutte contre l'épidémie.

Il sera une des premières victimes, ainsi que toute sa famille, de l'épidémie.

Il fut enterré à Venise; dans l'église Santa Maria dell'Umiltà qui détruite en 1824. Sa pierre tombale fut conservée au séminaire patriarcal de Venise.

Son œuvre principale reste le "Traité de Chirurgie universelle et parfaite de toutes les parties du corps", publié en sept volumes à Venise en 1573, ouvrage qui lui vaudra une grande renommée dans toute l'Europe

 La mort du Titien

 Parmi les nombreuses victimes, il ya le célèbre peintre Titien Tiziano Vecellio dit: il est mort le 27 août 1576, de Venise et lui offre des funérailles solennelles, malgré l'horreur de la situation. Titien était (selon le jour de naissance inconnue-voir ci-dessus), sans doute dans ses années quatre-vingt la fin, quand la peste fait rage à Venise lui a fallu 27 Août 1576. Il était la seule victime de la peste à Venise pour donner une sépulture religieuse. Il a été enterré dans le Frari (Santa Maria Gloriosa dei Frari), comme prévu initialement, et son Pietà a été terminé par Palma le Jeune. Il se trouve près de son célèbre tableau propre, la Madonna di Pesaro Ca '. Pas de mémoire marqué sa tombe, que beaucoup plus tard, les dirigeants autrichiens de Venise a commandé Canova pour fournir le grand monument.

Immédiatement après sa propre mort par le Titien, son fils et son assistant sont morts Orazio de l'épidémie ainsi. Sa somptueuse maison a été pillée au cours de la peste par les voleurs.

 Painting The Doge Prays at the Tomb of the First Patriarch, St Lorenzo Giustiniani, Asking him to Intervene and Put an End to the Plague of 1447, by Antonio Bellucci, 1691 about, 17th Century, oil on canvas. Italy, Veneto, Venice, San Pietro di Castello Church. All. Doge Nicol Contarini praying angels cross bystanders onlookers flags courtyard palace buildings columns steps stairs. Image Code: UIG-911-06-227229. Photographer: Mondadori Electa\UIG. Collection: Universal Images Group. Rights Managed

  Histoire de Veronica Franco[26]

 Veronica franco est un exemple du premier type de ces femmes de Venise. Sans doute n'est-elle pas la seule à avoir eu accès à une telle éducation mais elle reste particulièrement célèbre dans l'histoire. Elle était fille elle-même d'une curtigiana onesta, qui l'introduisit aux finesses des arts. Pour satisfaire ses besoins, elle court vers les hommes qui possèdent le plus de bien.

Elle fut mariée en 1563 à Paolo Panizza, médecin, mais cela finit mal. Elle réussit assez vite à avoir des relations avec les notables les plus importants de la ville. Elle connut notamment Jacomo de Baballi qui lui donna un fils, Achille, avant de faire la rencontre d'Andréa Tron, dont elle eut un également un fils, Enée. Puis elle entretint une longue relation avec Marco Vernier. Elle fut même la maîtresse du roi Henri III de France. Elle fut inscrite comme l'une des plus fameuses courtisanes de Venise dans Il Catalogo di tutte le principale et piu honorate cortigiane di Venezia.

Femme de culture grâce à sa mère, Veronica Franco écrivit deux recueils de poésie : Terze rime en 1575 et Lettere familiari a diversi en 1580. Elle publia des recueils de lettres et rassembla en diverses anthologies des œuvres d'autres écrivains. Grâce à son succès, elle eut les moyens de fonder une œuvre en faveur des prostituées et de leurs enfants.

En 1575, lors de l'épidémie qui ravagea la cité, elle quitta Venise et perdit beaucoup de ses biens qui furent l'objet de saccages. À son retour en 1577, elle se défendit devant un tribunal d'Inquisition pour l'accusation de sorcellerie (accusation assez commune à l'époque contre les courtisanes). Elle bénéficia d'un non-lieu, sans doute du fait de ses liens avec les nobles de la cité.

Le reste de sa vie est assez obscur, et il semble qu'à la mort de son dernier "bienfaiteur", elle fut réduite à mourir dans la pauvreté.

Elle meurt à 45 ans dans la paroisse de San Moïse à Venise, laissant par testament une somme devant permettre à deux courtisanes de se marier ou d'entrer dans les ordres ou bien servir de dot à deux jeunes filles.

 Epidémie de 1630

 Les années 1628 et 1629 a vu une terrible famine fait rage dans le nord de l'Italie. Les villes sont assiégées par les mendiants et les vagabonds à la recherche de meilleures conditions de vie des campagnes, agitations et les émeutes ont éclaté. Enfin, vient la peste, portée par la descente de Landsknecht en Italie. L'armée avait amassé à Chiavenna et dans les vallées, par conséquent, l'infection a commencé dans la direction de Milan.

La peste à Venise en 1630 a été largement documentée, des relevés quotidiens ont été conservés, et chaque taux de mortalité dans la ville a été enregistré dans un format préétabli.

Si bien qu'en ce mois de juillet 1630, sans que les rats des navires en fussent directement la cause, un premier cas de peste se déclarait à Venise sur le Campo Santa Agnese : le menuisier Giovanni Maria Tirinello avait été contaminé en allant travailler sur l'île de San Clemente, où l'ambassadeur du Duc de Mantoue et ses serviteurs venaient de mourir de la peste.

Les Journées des 23-25 Octobre 1630, où la mortalité a commencé à augmenter fortement, sont examinées : en tout, 1.163 décès ont été enregistrés. Ils montrent une grande prépondérance des femmes, âge moyen 28 ans, mais la majorité des cas groupés entre les âges de 0 et 25 ans, et une sex-ratio inégal chez les enfants.

Telle était la multitude de cadavres apportés à l'église chaque jour et chaque heure il n'y avait pas assez de terre pour enterrer les dépenser, plus ils voulaient enterrer tous dans le caveau familial, selon la coutume ancienne. Bien que les cimetières fussent pleins, ils ont été forcés de creuser des tranchées énormes, où ils ont enterré les corps par centaines. Ici, ils les rangés comme des balles dans la cale d'un navire et recouvert d'un peu de terre, jusqu'à ce que la tranchée était pleine. "

En outre, il y avait une épidémie de variole éclate en même temps identifiable avec la peste, et plus d'un quart de tous les décès dans cette période de forte mortalité n'étaient manifestement pas dus à la peste.

La population est passée de 180.000 à 145.000[27]

La population de Venise passe, au xviie siècle, de 188 970 habitants, en 1607, à

 137 867, en 1696. La peste de 1630 est la cause de cette chute : en 1633 la...

 Histoire de deux médecins lucides Cecilio et Gian Battista Fuoli

 Fuoli(Folius, Follius, Fuoli), Cecilio. - Fils d'un Ludovica que vous ne connaissez pas le lignage et d'Hercule, et appartenant à l'illustre famille des Fanano renommée près de Modène, sa naissance a été enregistrée le 1 g. 1614.

Le père, le fils du médecin de Bartolomeo, a été capitaine de la République de Venise, et mourut peu de temps après sa naissance à Gradisca guerre (1616-1617). Le Fuoli, orphelins, a été confiée à la garde de son père Giambattista oncle, un illustre docteur vénitien, médecin en chef à la Santé de la République de Venise, ce qui lui a soulevé et a vu à son éducation, s'adressant au début des études scientifiques.

Afin de promouvoir les intérêts des jeunes médecins Fuoli également contribué à la propagation de la peste qui a frappé de Venise à l'été 1630. Contrairement à la plupart des médecins de son oncle Fuoli, Giambattista, avec le médecin G. de Aromatari, s'efforce d'affirmer la nature de la maladie contagieuse et, grâce à de rigoureuses mesures prophylactiques qui pourraient suggérer de l'épidémie, avait encouru l'inimitié de l'Ordre des médecins. A été reconnue qu'après d'âpres disputes sur la validité de ces revendications et les mérites de Giambattista.

Fuoli, quoique jeune, a pris un intérêt actif dans l'histoire, en aidant l'intense activité de son oncle, et, plus tard, sous sa direction, a écrit au magistrat de la Santé un rapport précis sur la prévalence et la gravité de l'infection: L'histoire vraie d' tout ce qui a eu lieu dans le 1630 années qui a fait défection à la ville contagion de la peste illustre de Venise (Venise, Bibl de Civ Museo Correr, de la morue Stork 1509...) - Fuoli Ensuite, le il a déménagé à Padoue, où il était en mesure de suivre des cours de J. Vesling et est diplômé en philosophie et en médecine, montrant un vif intérêt dans les recherches anatomiques et physiologiques.

De retour à Venise, immédiatement acquis une certaine notoriété et 27 g. 1636 a été élu anatomique publique (Archives d'Etat de Venise, le registre 744, c. 25). En 1639, seulement 25 ans, Fuoli publié à Venise son premier ouvrage publié d'une certaine importance à dextro Sanguinis dans sinistrum cordis ventriculum reperta defluentisfacilis de là, où aucune vulgaris dans LACTEAS nuper patefactas Venas praeponitur animadversio, dédié à la Erizzo doge Francesco.

Dans le texte, accompagné d'anatomique, Fuoli aborde la question du sang et rend compte des opinions des différents auteurs avec une telle précision que le travail peut être considéré comme un petit traité sur l'érudition. Parmi les autres Fuoli analyse et exclut également la théorie de la "petite circulation" de Realdo Colombo, développé en opposition au principe galénique de la perméabilité du septum interventriculaire. Pour sa part, Fuoli, après avoir découvert le cadavre dans un trou Botallo largement brevet, affirme que le sang quand il ya un afflux important, les transits à partir du ventricule droit vers la gauche à travers le trou, en réalité, la perméabilité de la Botallo trou, présents uniquement dans le foetus, chez l'adulte identifie une malformation congénitale qui provoque le mélange du sang veineux et artériel. Toujours en fonction de la Fuoli, si l'entrée est plus petit et le trou est serré, le sang passe d'un ventricule à l'autre à travers des trous spéciaux positionnés au voisinage de l'orifice qui, en fait, sont des orifices des capillaires qui sont sur le côté atrium. En outre, Fuoli, citant Harvey, qui a reconnu le génie et la capacité, parle aussi des anastomoses petites présentes dans le corps capable d'établir des liens et veineuse système artériel, mais, tout en reconnaissant les capillaires fimione et de parler en termes de "circulation" des postes de responsabilité reste la croyance galénique dans un processus de mouvement, mais pas de la génération constante de sang. Dans le travail il ya aussi une digression sur les "veines Lactée", chylifères vases découverts par G. Aselli en 1622. Le Fuoli prétend avoir démontré pour la première fois en public dans l'anatomie de la présence de veines laiteuses dans des cadavres humains, qui avaient vu des animaux Aselli dissection seulement.

En 1644, dans le Sermon sur l'anatomie qui contient une étude sur la production, l'utilisation de l'adiposité et hippocratici avec d'autres principes (Vénétie), Fuoli nouveau parler de veines lactées et de l'humour de circulation laiteuse.

En particulier, en distinguant quatre qualités en fonction de la densité de matière grasse - la graisse, la graisse, le suif et la moelle osseuse - démontrera que la graisse n'est pas un "étron", mais une partie intégrante du corps humain. Bien qu'il est distribué dans le tissu cellulaire par l'intermédiaire des vaisseaux sanguins, ce qui est nécessaire dans certaines circonstances pour la nutrition du corps, n'est pas formé à partir du sang, mais par "aqueuse laiteuse" qui résulte de la digestion des aliments. Dans la préface de l'ouvrage, également, Fuoli fait mention d'une série de nature anatomique et physiologique du travail (qui tra. Defebribus un traité, un semis De, une origine De Partium), travaille, selon l'auteur, qui n'étaient que quelques retouches à être publiés, mais ne voit pas jamais être rempli.

L'année suivante, Fuoli publié une brochure de 6 pages seulement, mais très importants: la Nouvelle-auris intemae Delineatio (Venise 1645).

Le travail, livré comme une lettre à T. Bartholin, est immédiatement devenu célèbre et rare. La notoriété est due à un tableau dans lequel ils apparaissent à 6 chiffres qui offrent une description détaillée et analytique, l'examen microscopique sur le bord, l'oreille moyenne et externe. En évitant délibérément de tout commentaire physiologique et limitée seulement à indiquer les différentes parties analysées, le Fuoli décrit quelques-unes des structures d'organes dell'uffito jamais observés auparavant. Parmi les nombreux détails morphologiques importantes qui apparaissent dans les chiffres de Fuoli d'une importance particulière est la description du processus dans le Marteau gracilis deuxième figure, également connu comme "le processus des fous", c'est à dire l'avant de cette apophyse osseuse dirigé vers l'. l'extérieur et reliée avec la membrane du tympan Le portail note également que l'auteur identifie le processus enclume lenticulaire qu'il appelle "globulus orale" dont la découverte est attribuée à Saint- Le Boe. Toutefois, le Fuoli qu'ils considèrent à tort un os de façon indépendante.

Le fait que le travail est adressée à la Bartholin est l'indice de la relation étroite de l'estime et l'amitié qui s'est écoulé entre les deux, souvent le Fuoli allé à Padoue, où il résidait Bartholin, est de discuter avec lui de l'évolution de sa recherche est de faire des démonstrations pratiques en anatomie. Comme preuve de cela dans la correspondance de Bartholin, Epistolarium medicinalium à la vitesse de doctis à doctos scriptarum centuries (Hagae Comitum 1740)., Ainsi que la Nouvelle Auris il ya une autre lettre écrite par Fuoli, en date du 4 Novembre 1644 et intitulé Observationes quaedam anatomicae (cent. I, Epist LXXII, p 251.). - Il s'agit d'un court traité, qui contient plusieurs observations anatomiques sur la peau, le péritoine, l'ulcération du ventricule du cœur, sur les vers.

Après la publication de ces œuvres la renommée de Fuoli propagent davantage et Avril 11 1650, il a été élu, au lieu de son oncle Giambattista, médecin en chef de la Santé. Admis au prieuré de l'Ordre des médecins depuis 1638, dans les années 1652 et 1671, il exerçait la fonction de préalable.

Précisément en raison de la notoriété et le bureau qu'il a occupé le Fuoli est devenu un promoteur d'une initiative publique d'envergure: la construction d'un théâtre anatomique à Venise calquée sur celle de Padoue. Le projet a été rendu possible par un généreux legs disponibles à cet effet en 1654 par L. Loredan et la résolution du Sénat vénitien, qui, en 1669, la superficie accordée pour l'érection du bâtiment S. John dell'Orio. Le Fuoli mis au point l'architecture du théâtre et T. Et Fuoli Zuccati Bernardi cherchait avec tant de soin que les travaux ont été achevés dans les plus brefs délais et dans la meilleure façon possible. Le théâtre a été inauguré le 2 février. 1671, mais le 8 janvier. 1800 a été ravagé par un incendie et avec elle disparut aussi la précieuse bibliothèque et des archives. Le Medical College de l'institution est restée active jusqu'en 1806, quand l'école a été absorbée par l'Université de Padoue.

En plus de la fonction publique, le Fuoli a également eu de nombreux clients privés un et, très probablement, il était cette pratique intense qui lui a permis d'accomplir beaucoup de ses études scientifiques. Parmi les textes perdus il ya aussi un dialogue écrit par Fuoli Fuoli contre Bernardi, un conflit a surgi concernant le traitement le plus approprié pour traiter le patricien G. Lando.

Aussi sur cette histoire, circa 1668, Fuoli Dortoirs, des étudiants et cousin de Fuoli, a écrit une réfutation de défendre les positions du maître (Réfutation de la diatribe publiée par Florio dit Bernardi, nommé Scipion Obezinglese, dr. Gio. Manfrocini César, Fanad, avec des données fausses [deuxième G. Tiraboschi datant d'environ 1668]).

En plus de l'admiration de Bartholin (qui, dans la préface de l'œuvre du Père Caspar, institutions anatomiques, lui énumère parmi les plus célèbres en Europe anatomique), le Fuoli jouissait de l'estime et l'amitié de nombreux savants contemporains et de se divertir avec une certaine correspondance sur des sujets spécifiques liés à la recherche médicale. Cependant, non seulement avaient des intérêts littéraires et scientifiques, mais aussi, comme l'atteste dans les mémoires de l'Académie des Incogniti - dont il était membre - a également publié quelques poèmes sous un faux nom.

Théâtre anatomique a été détruit par un incendie, entre autres, un buste commémoratif de Fuoli, qui a précédé sa mort en 1682. Après une recherche minutieuse, dans les archives de Venise et les registres paroissiaux de Fanad, Di Pietro exclus qui était mort à Venise, ou dans son pays natal, en faisant l'hypothèse qu'il était mort dans certains endroits près de la ville, a appelé à une consultation médicale. En ce qui concerne l'année de la mort, même sans pièces justificatives, la date de 1682 semble être confirmé par certains auteurs à la fois de nouvelles sur ses activités. D'autre part déjà du 11 Juillet 1680, la charge de travail excessive et la "santé n'est pas bonne", avait été confiée, par arrêté du Notari, son disciple I. Grande comme assistant dans le bureau du médecin-chef. En Mai et Juin 1681, le F répertorié comme médecin traitant des religieuses du couvent de S. Donato de Murano et Juillet 12 est enregistré son exposé à l'superviseurs pour clarifier certaines controverses.Mais un compte-rendu écrit à l'époque par un médecin, Cecilio Fuoli, nous apprend que dès le printemps 1630, il y avait déjà eu un débat sur la nature de l'épidémie qui se répandait à Venise.

Onavait convoqué 36 médecins, afin qu'ils donnent leur diagnostic écrit et signé devant le notaire Benedetto Leoni ; et que son oncle le médecin-conseil Giambattista Fuoli, ainsi qu'un pharmacien étaient les seuls à affirmer clairement qu'il s'agissait de la peste !

Sur les 36 médecins choisis pour cette consultation, 28 ont affirmé officiellement qu'il n'y avait ni peste, ni cas suspect de peste ; ce qui, selon l'auteur, révélait une incroyable cécité due aux rivalités professionnelles, et à la primauté des intérêts économiques sur la terrible réalité des cas observés quotidiennement.

Et il relate que le protomedico Giambattista Fuoli, qui avait soutenu sa thèse avec conviction durant la séance, s'est fait réprimander par un inspecteur de la santé publique lui conseillant : " D'être plus prudent quand il avance des opinions préjudiciables au commerce privé et public, à l'économie et à la liberté de la Patrie. "

Ce refus de reconnaître la vérité a sans doute retardé les mesures de précaution sanitaire

Et quand la population de Venise apprit finalement qu'il s'agissait de la peste, l'émotion fut telle qu'il y eut des réactions de peur incontrôlée.

Un rapport écrit à l'époque par un médecin, Cecilio Fuoli, nous dit que dès le printemps 1630, il y avait eu discussion sur la nature de l'épidémie survenue à à Venise :

36 médecins ont été appelés à donner leur diagnostic par écrit et signé avant le Leoni notaire Benedetto, et médical de son oncle conseiller Fuoli Giambattista, et un pharmacien ont été les seuls à voir clair ; c'était la peste!

Sur les 36 médecins sélectionnés pour cette consultation, 28 ont officiellement déclaré qu'il n'y avait ni la peste ni cas suspect de peste, qui, selon l'auteur, a révélé un incroyable aveuglement dû à des rivalités professionnelles, et les intérêts économiques de la règle de la terrible réalité de la les cas observés quotidiennement.

Et il rapporte que le protomedico Fuoli Giambattista, qui avait soutenu sa thèse avec conviction au cours de la session, a été réprimandé par un inspecteur de la santé publique conseille: "Soyez plus prudent quand on avance des opinions préjudiciables au commerce privé et public, l'économie et de la liberté de la Patrie ".

 Comment la peste a changé Venise

 Le renouveau des sentiments relgieux

 Lors des épidémies de peste, Venise erigea deux de ses plus belles églises : Il redentore et Santa Maria della Salute en action de grâce auprès de la puisance divine !

Le Rédempteur[28] : en Septembre 1576, le doge Alvise Mocenigo fait alors le vœu de construire une église dédiée au Christ Redempteur, sur l'île de la Giudecca Le projet fut confiée au plus celbere arhitecte de Venise, Andrea Palladio. Le dimanche, 21 juillet 21, 1577, le Doge accompagné de tous les dignitaires et les gens de Venise ont traversé le Canal de la Giudecca en procession sur un pont de bateaux publiquement par le Rédempteur.

La basilique du Salu[29]t fut édifiée lors d'un vœu solennel du doge Contarini mais sa construcion ne fut achevée qu'en qu'en 1687, 5 ans après la mort de l'architecte, Baldassare Longhena.

 La peste de Venise, grande inspiratrice des Arts

 La peste a été pour Venise duta,nt toutle Moyen Age et bien après, une source inépuisable d'inspiration littéraire et artistique.

 Peintres

 Les peintres de Venise ont trouvé dans les épidémies de peste une source d'inspiration

Venise était une fastueuse qui exerçait un attrait puissant sur les peintres. Les épidémie de peste onnt inspiré de nombreuses oeuvres une Ville riche Concentration qui donne la mesure de sa puissance qui se reconnaît à l’attrait qu’elle exerce

Parmi les nombreuses victimes de l'épidémie de peste de 1575 à Venise, se trouvait le Titien. Malgré le contexte des événements dramatiques que viait Venise, le Titien reçut des funérailles solennelles,

Véronèse :.Le Christ arrêtant la peste à la prière de la Vierge

Tintoret : Saint Roch guérissant les pestiférés, 1549, Venise, exposé à l'église San Rocco Saint Roch, rtait né en 1295 à Montpellier et miraculeusement guéri de la peste, dont le corps fut transporté à Venise en 1485

Bien d'autres noms pourraient être cités parmi ces "peintres de la peste" : Raphaël ("Peste en Phrygie"), Rubens ("Saint François de Paule apparaissent aux pestiférés", Van Dyck "Santa Rosalie, intercédant pour la fin de l'épidémie à Palerme", Nicolas Poussin "La peste des Philistins", Pierre Mignard : "La peste de l'Epire," Goya : "l'Hôpital des pestiférés ", Antoine Gros : " Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa ", David " Saint Roch intercédant la Vierge pour les malades de la peste et bien d'autres...

L'épidémie de peste de Venise a également été célébrée en musique Monteverdi La Messe à quatre voix, "da cappella" semble avoir été écroit pour la ceremonie de la fin de la peste du 21 novembre 1631.. Giovanni Battista Fontana Violoniste et compositeur est. Mort de la peste à Padova lors de l'épidémie de 1630

Alessandro Striggio, ami du compositeur

  Ecrivains

 Les écrivains occupent une place à part : Boccace qui a mis la peste à l'arrière-plan de son ouvrage le plus célèbre, le Décaméron[30].[31].

 Le souvenir de Pétrarque reste également rattaché aux épidémies de peste de Venise : Fuyant l'épidémie qui ravageait la plaine du Pô, il se réfugia à Padoue puis, en 1362, à Venise.

On pourrait également rappeler ici le souvenir du grand classique de la littérature italienne, Les Fiancés (I promessi sposi)de Alessandro Manzoni[32]  centré par l'épidémie de peste de Lombardie entre 1628 et 1630 dans la Lombardie est déchirée par la guerre et la peste ou encore, le célèbre livre de Thomas Mann "Mort à Venise" où la menace d'une épidémie choléra ? peste ?) est en permanence à l'arrière plan,

 Musiciens

 Alessandro Striggio, ami du compositeur Claudio Monteverdi se rend, Au cours de l'été 1630,  à Venise pour une mission diplomatique. Dans ses bagages, sans le savoir, il transporte le virus de la peste.

En 1631, son ami Claude Monteverdi dirige à la Basilique St Marc la Messe solennelle pour rendre grâce à la Vierge dele 21 novembre 1631, Day of the Presentation of the Blessed Virgin Mary  : la plus belle Messe d'action de Grâce du siècle.

Alessandro Grandi (1586-1630), élève de Monteverdi et son Assistat à la Basilique Saint Marcmourut de peste en 1630

 Conséquences à long terme

 Les épidémies successives de peste qu'eut à subir Venise modifièrent profondément le destin de

Conséquences économiques : La peste entrainait une hécatombe par mi ceux qui faisaient par leur activité la richesse de Venise : artisans, commerçants, ingénieurs, entrepreneurs, et, d'une façon plus générale, tous ceux qui avaient un niveau élevé de connaissances. La reprise a été lente et difficile. Il a fallu de nombreuses années à[33] se régénérer, à un moment crucial de forte concurrence avec les pays du nord de l'Europe. Les prix ont monté et le prix de la main d’œuvre augmenta, en particulier dans l’agriculture. Les revenus fonciers s’effondrèrent suite à la baisse du taux des redevances et à la hausse des salaires. Le déclin de Venise avait commencé

Conséquences démographiques[34] : au cours des épidémies successives, de nombreux villages furent abandonnés, les moins bonnes terres retournèrent en friche et les forêts se redéveloppèrent et les propriétaires terriens furent contraints de faire des concessions pour conserver (ou obtenir) de la main d'œuvre, ce qui se solda par la disparition du servage. En 1575, la population de Venise etait d'environ 175,000, mais tomba à 124,000 en 1581.

Les changemnts les plus profonds furent dans les esprits : Les thèmes de la mort, le macabre, la douleur et l'enfer dans l'art européen germent dans les esprits, conséquence directe de la propagation de la peste. Une conséquence inattendue est la destruction des liens familiaux : les familles ne se rendaient plus visite, les parents refusaient de de s'occuper de leurs enfants comme s'ils n'étaient pas les leurs.En même temps apparaît un appétit de jouissance, fort bien décrit par Boccace dans son célèbre Décaméron dont les personnages hommes et femmes n'ont qu'une idée oublier le dram de la peste.

Le déclin de Venise avait commencé...

 Conclusions

Dans le livre de Camus "La Peste" [1]Un jour d’avril à Oran, en Algérie, le docteur Rieux découvre un rat mort sur son palier. Très vite, le nombre de rats qui remontent à la surface pour mourir se multiplie et les rues de la ville sont bientôt submergées de tas informes de rats morts. Les autorités décident de les incinérer.

 

a.fabre.fl@gmail.com

Notes

[1] premier exemple, semble-t-ill'intérieur de la ville, ce qui serait l'une des premières tentatives connues de guerre bactériologique.

[2] Jacopo Dondi dell'Orologio (293-1359) fils de Jacopo Dondi le médecin horloger de Venise dont nous avons vu l'histoire

[3] De modo vivendi pestilentiali tempore, 1348 édité par K. Sudhoff, aus den Jahren Pestschriften ersten 150 nach der épidémies Des "Schwarzen Todes" 1348, dans Archiv für Geschichte der Medizin, V (1911), p. 351-354, et dans la version vernaculaire de F. Zambrini, vulgaires ouvrages imprimés des treizième et quatorzième siècles, Bologne 1866, p. 440-442

[4] Alessandro Benedetti (1450-1525) enseigne l'anatomie à Padoue ; il suit les armées lors de la guerre contre Charles VIII, roi de France, puis s'établit à Venise comme chirurgien. Benedetti accorde une importance primordiale à l'observation et, en 1493, il crée à Padoue le premier théâtre anatomique en bois démontable. L'empereur Maximilien assiste à l'une de ses dissections publiques et Benedetti lui a dédié son Historia corporis humani sive anatomice, Venetiis, Bernardino Guerraldo, 1502.. Il est l’éditeur scientifique de l’Histoire naturelle de Pline à Venise, en 1507.

[5] Alessandro Benedetti, De observatione in petrilentia, cap. 1.

[6] Girolamo Mercuriale (1530-1606) a suivi des études de médecine à Padoue avant d’aller à Rome (1562) où il devient médecin du cardinal-neveu Alesandro Farnese, en 1569. Cette même année, le Sénat vénitien lui propose la chaire de médecine de l’université de Padoue qu’il va conserver pendant dix-huit ans. De 1587 à 1592, il enseigne à Bologne puis de 1592 à 1604, il est à Pise où il se lie d’amitié avec Galilée. Il a publié de nombreux ouvrages dont un Hippocratis Coi opera quae existant (Venetiis sumptibus Iuntaum, 1588) qui fait le point sur le corpus hippocratique.

[7] Girolamo Mercuriale, De pestilentia in universum, praesertim vero de veneta et patavina, Patavii, apud P. Mejetum, 1577, p.6.

[8] Pour Paracelse qui fut chirurgien militaire dans les armées venitiennes , Il existe cinq pestes : une provenant de l’entité de l’astre, une autre de l’entité du poison, une troisième de l’entité de la nature, une quatrième de l’entité des esprits, et la dernière de l’entité de Dieu.

[9] A.S.V., Maggior Consiglio, Spiritus, busta 383, f. 154v : tres sapientes … qui examinent diligenter super omni modo et via quod videretur eis pro conservatione salutis. Les trois premiers magistrats furent Nicola Venier, Marco Querini et Paolo Bellegno.

[10] A.S.V., Senato, Terra, reg. 1, f. 2r. Sont nommés Nicolo Cappello, Tommaso Duodo et Maffio Michiel.

[11] Paolo Morosini a été ami et confident du cardinal Bessarion et c’est lui qui l’aurait incité à faire don de ses manuscrits à la bibliothèque de Venise puisque c’est lui, en effet, qui s’est rendu à Rome, en 1468, pour en prendre livraison. Au cours de son cursus honorum, Paolo Morosini a été recteur de Feltre en 1451, de Crema en 1454, " Savio di Terraferma " à quatre reprises dans ces mêmes années Cinquante du XVe siècle, Podestat de Trévise en 1464, " Avogador di comun " en 1467 et plusieurs fois ambassadeurs dans des missions diplomatiques importantes, surtout pour trouver des appuis dans la lutte anti-turque.

[12] A.S.V., Senato Terra, reg. 4, f. 117v.

[13] Les trois élus sont alors Filippo Foscari, Giovanni Gradenigo et Paolo Morosini.

[14] Il a été immortalisé par Giovanni Bellini dans un superbe portrait (1480) sur bois à fond doré, traité à la manière d’une icône.

[15] A.S.V., Senato Terra, reg. 9, f. 168r : … ulterius non procedat et defectu provisionum non reddatur continua … .

[16] A.S.V., Provveditori alla sanità, Capitolare, busta 2, f. 1r : Niuno è il qual non intendi quanti incomodi jacture et danni habi sostenuto questa nostra cità si per privato come per publico rispeto per la peste, la qual nella passata estate cossì crudelmente in quella regnò et al presente regnar non cessa.

[17] Plus qu’un texte c’est un usage qui veut que le plus âgé des trois soit chargé de la direction et de la coordination de cette magistrature collégiale, que le plus jeune soit en charge des pauvres que le troisième s’occupe plus particulièrement des matelots.

[18] Ces greniers ont été rasés sur ordre de Napoléon 1er en 1806 pour y implanter les jardins royaux actuels.

[19] De 1846 à 1965 l'île, comme beaucoup d'autres, se sont rendus aux autorités militaires, l'. Premier Autrichien, puis italienne Au cours de cette période sont démolies deux ailes du cloître, l'église avec le clocher, le salon et d'autres bâtiments.

Par la suite, Lazzaretto Vecchio a été loué par la ville de Venise à une unité canine pour abriter un refuge pour chiens errants.

[20] une équipe du Centre national de la recherche scientifique française, dirigée par Michel Signoli, célèbre par ses travaux sur la peste de Marseille aux côtés de Catherine Rigeade, Luisa Gambaro et Luigi Fozzati.

[21] Le premier document qui cite cette île est un acte de donation, notarié en 1015, qui la nomme Vigna murada. En 1107, ce terrain devient la propriété du monastère San Giorgio Maggiore qui va y construire un hospice et une chapelle consacrée à Saint-Barthélemy aux XIII et XIV siècles puis qui va le louer en 1468 au Sénat pour y établir le lazaret. Il s’agit d’une vaste structure en quadrilatère avec des chambres tout autour et l’esplanade centrale reste plantée de vignes jusqu’au milieu du XVIe siècle quand on décide la constructon des hangars pour les marchandises.

[22] Cette apparence crénelée est due aux cent cheminées " à la vénitienne " qui dotaient chacune des cent cellules (Sansovino parle de chambres) adossées au mur d’enceinte. L’espace central dégagé est occupé par des feux fumigènes et des tezon ou hangars de plus de cent mètres de long où sont traitées les marchandises.

[23][23] Rocco Benedetti est un notaire et polygraphe vénitien. Il est, entre autres, auteur du Bellissimo et Sontuoso Trionfo fatto nella Magnifica Città di Venetia nella publicatione della Lega (1571) qui célèbre la ligue contre les Turcs et la victoire de Lépante, et du Discours des triomphes et resjouissances faicts par la Serenissime Seigneurie de Venise à l'entree heureuse de Hanry de Valois, faict en Italien par M. Rocco Benedetti puis traduict en François, Lyon, Michel Jove, 1574

[24] Rocco Benedetti,  Noui auisi di Venetia, ne' quali si contengono tutti i casi miserabili, che in quella, al tempo della peste sono occorsi; non solamente gl'ordini, & prouisioni, ma etiandio i medicamenti, profumi, & altre cose a tal'infirmità ottime, & buone. Con alquante orationi, che fece il sereniss. Principe di quella inclita città, esortando il populo a pregare..., Stampata in Urbino & ristampata in Bologna, per Alessandro Benacci, 1577 : Rassembrava ad un inferno … . Si vedevano da tutte le hore, nuvoli di fumo stendersi in aere per l’abrusciar de corpi. Ne stavano tre o quattro per letto. Non facevesi altro che levar morti dai letti e gettarli nelle fosse e ben spesso occorreva che di quei che si trovavano in angonia o a star intronati senza parlar nè muoversi venivano come spediti da pizigamorti, levati e slanciati sopra il monte dei cadaveri.

[25] (le hangar qui a été conservé et récemment restauré)

[26] Poems and Selected Letters (University of Chicago Press, 1998), with translations by Ann Rosalind Jones and Margaret F. Rosenthal, is an English translation of Veronica Franco’s 25 poems and 15 of her 50 letters

[27] P.M. Hoenberg L.Hollen Lees : “The Making of Urban Europe 1000-1950” Harvard University Press 1985

[28] Chiesa del Redentore

[29] Basilica Santa Maria della Salute

[30] : pour fuir l'épidémie de 1348, sept jeunes dames et trois jeunes gens Florentins s’en allèrent vivre aux champs, goûter aux plaisirs de toutes sortes, dans l’oubli le plus complet des horreurs qui désolaient leur malheureuse cité

[31] Decameron Ed 1884 Traduction Francisque Reynard Ed. Charpentier Paris 1884

[32] Alessandro Manzoni  (1785-1873)

[34] The population of Venice on January 1st 2011 is approximately 270,542. (Extrapolated from a population of 271,252 in 2004 and a population of 270,660 in 2009.) Un recensement compte 149 500 Vénitiens en 1760.


[1][1] Camus . La peste Ed. Galliard Paris 1947

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Date de dernière mise à jour : 29/07/2013

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