La Peyronie (1678-1747)

A.J.Fabre                                               Mars 2015

François GIGOT DE LA PEYRONIE (1678-1747)

Après Georges Mareschal dont nous verrons l'Histoire, François Gigot de Lapeyronie fut premier chirurgien et confident royal.

Le père, venu de la province de de Guyenne, barbier à Montpellier, entendait faire de son fils un chirurgien. Aussi, lorsque en février 1695, son fils, âgé de 17 ans, François obtient son diplôme de maistre-chirurgien et barbier de Montpellier, ol le pousse à aller à Paris compléter sa formation.

François va prendre pension chez le chirurgien de Lois XIV,  et va beaucoup apprendre à son contact avant de revenir à Montpellier.

Dans sa ville natale, François prend logis, de 1697 à 1715, dans la Grand-Rue à l'angle de la rue En Gondeau qui recevra  plus tard son nom. Il est nommé chirurgien-major à l'hôtel-Dieu Saint-Éloi et  Professeur à l'École de médecine, admis à l'âge de 23 ans, à la Confrérie des Pénitents blancs

En 1704, de Lapeyronie va participer comme chirurgien militaire aux campagnes menées par le maréchal de Villars contre les camisards.

De retour à Montpellier, il devient anatomiste à la Société royale des sciences de la ville mais va décider, en 1717, de son retour à Paris à l'invitation de son protecteur, Mareschal.

Lorsque Mareschal meurt, Lapeyronie, devenu médecin personnel et confident de Louis XV, est nommé, en 1736,  premier chirurgien, directeur en  chef de toute la chirurgie du Royaume. En 1738, une intervention réussie sur la mâchoire du dauphin va encore consolider sa position à la Cour. Il est nommé associé libre de l'Académie royale des sciences en 1731 et devient président de l'Académie royale de chirurgie, fondée par Mareschal,  de 1736 à 1747.

A sa mort en 1747, il laisse un legs important pour faire édifier une Ecole de chirurgie à Montpellier, à l'hôtel Saint-Côme [1], actuel siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montpellier. C'est Germain Pichault de La Martinière qui, lui succédant à la tête de l'Académie de chirurgie et en tant que premier chirurgien du roi, poursuivra son œuvre.

Curieusement, le nom de La Peyronie n'est gère cité, à notre époque, que comme nom éponyme d'une maladie des corps caractérisée par l'apparition de plaques fibreuses au niveau de la verge : responsable de douleurs et d'une courbure de la verge en érection, cette maladie retentit sur la fonction sexuelle avec un impact psychologique non négligeable.

Bibliographie : Louis-Paul Fischer, Jean-Jacques Ferrandis, Jean-Éric Blatteau: "François de Lapeyronie, de Montpellier (1678-1747), restaurateur de la chirurgie et esprit universel : l’âme, le musc, les œufs de coq" (Histoire des sciences médicales, 2009, 43 (3), pp. 241-248)

 

Contect : a.fabre.fl@gmail.com

 

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Date de dernière mise à jour : 20/03/2015

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