Lazare Zamenhof, le reve d'une communauté du language

LAZARE ZAMENHOF (1859-1917) LE REVE D’UNE COMMUNAUTE DU LANGAGE

 André J. Fabre                                      Octobre 2012   

 Lazare Zamenhof, de son vrai nom, Ludwik Lejzer Samenhof, est le médecin polonais qui révait de créer une communauté internationale du langage. 

 QUI ETAIT LOUIS LAZARE ZAMENHOF ?

 Louis Lazare Zamenhof venait de Białystok, au Nord-est de la Pologne. A l’époque, c’était une ville habitée à la fois de Russes, de Polonais et d'Allemands, dans une grande diversité de religions, de nationalités et de langues.

Cette communauté disparate était en permanence déchirée de conflits dramatiques et, dès l’enfance Lazare va se poser, de façon obsessionnelle, une question à laquelle il n'y avait pas de réponse : comment mettre fin aux discriminations rntre les peuples?

Dans sa famille, Lazare avait appris à parler de très nombreuses langues : le russe, le polonais, l’allemand, l’hébreu et le yiddish. Il s'était familiarisé avec l’anglais, le français, l’italien et le latin. Il savait même quelques rudiments d’araméen et de la langue chère au Général de Gaulle, le volapük[2], le projet de langage universel élaboré jadis par un prêtre allemand, Johann Martin Schleyer

Peu à peu, l’idée vient à Lazare d’une "passerelle linguistique" ouvrant la voie à des relations amicales entre les nations.

Un premier projet, presenté aux camarades de collège, ne rencontra qu’un accueil mesuré mais Lazare, n'avait maintenant qu’un seul projet en tête : devenir médecin.

  ETUDIANT A MOSCOU

  Comme bien d'autres étudiants polonais, Lazare part en Russie pour y faire ses études de médecine, a la Faculté de Moscou, et, au contact d’étudiants venus de tous les horizons du vaste Empire russe, lui reprend l’idée d’une Lingwe Uniwersala

Il gardait en lui le projet de fonder une colonie où le peuple juif pourrait vivre sa propre vie unir les peuples, mais il voulait reste fidèle à son rêve de créer une langue où l’humanité toute entière pourrait trouver l’union.

  MEDECIN A VARSOVIE

  C'est à Varsovie que Lazare termine ses études mais, après avoir exercé comme généraliste en Lithuanie, il revient en Pologne pour y devenir spécialiste en ophtalmologie. Malgré un travail professionnel harassantet, aussi, malgré le poids de la censure venue de Saint Petersbourg, Lazare parvient à publier en 1887 un premier manuel de Langue Internationale rédigé en russe sous le pseudonyme de "Doktoro Esperanto". Ce nom restera désormais attaché au "Projet Zamenhof" de langage International.

 POUR L'AMOUR DES LANGAGES

  Les années suivantes, Zamenhof va travailler sans relâche pour faire accepter ses idées. La réaction ne se fait pas attendre, souvent empreinte d'hostilité mais les messages d’encouragement affluent par milliers, entre autres, venant du grand romancier Léon Tolstoï et de. Max Müller, l’un des plus éminents linguistes de l’époque.

Malgré tous les obstacles, la "Langue internationale" finit par franchir les limites de l’Empire russe.

Des Sociétés "esperantistes" se créent un peu partout dans le monde : leur nombre était de 44 en 1902, on peut en dénombrer pas moins de 308 en 1905, date où le Premier Congrès universel d’Espéranto qui va se tenir en France, à Boulogne-sur-Mer.

A ce congrès, Zamenhof annonce la cration d'une instance linguistique universelle, l’Akademio de Esperanto. De nombreuses réunions vont être consacrées à l’esperanto dans tous les pays à Genève, en 1906,puis Cambridge, Dresde, Barcelone, Washington, Anvers, Cracovie et Berne.

  LE REVE DETRUIT

  En 1914 Lazare s’apprête à tenir un Congrès solennel de l’Esperanto à Paris : il est prévu d'y rassembler 4.000 congressistes représentant au total 50 pays mais, le 3 août, quelques jours avant l’ouverture du Congrès, la Grande guerre éclate. Le congrès n’aura jamais lieu et Zamenhof va mourir en 1917 après avoir vu son rêve détruit...

Dès son arrivée au pouvoir, Adolf Hitler avait condamné l’espéranto, en qui il voyait était "l'émanation de la conspiration juive" et, à l’arrivée des troupes nazies en Pologne, les trois enfants de Louis-Lazare Zamenhof furent aussitôt arrêtés par la Gestapo. Adam est abattu dans un camp en janvier 1940 et les deux sœurs mourront dans le camp dextermination de Treblinka en 1942.

 

a.fabre.fl@gmail.com

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Date de dernière mise à jour : 30/07/2013

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