Les femmes médecins du cinéma

André J. Fabre                                                                   Décembre 2016

LES FEMMES MEDECINS DU CINEMA.

 

L'accès des femmes à la profession médicale a été un long combat t le cinéma s'en est largement emparé

Les femmes médecins dans l'Histoire de la médecine

Plusieurs civilisations anciennes ont donné accès aux femmes comme médecins.

 En Égypte ancienne, Méryt-Ptah (2700 av. J.-C.), est la première femme citée dans l'histoire des sciences et, après elle, vient Peseshet qui vivait  vers -2600 av. J.-C.

Dans la Grèce antique la première femme à pratiquer légalement la médecine à Athènes est Agnodice, dès 350 av. J.-C. Il lui avait fallu s'habiller en homme pour suivre les cours de médecine, et, par la suite, exerça avec succès la médecine des femmes jusqu'au moment où elle fut accusée de violer les lois.

Dans la Rome antique, l'accouchement des femmes de rang elevé était confié à des sage-femmes, ("obstetrix) mais mais il semble avoir existé des accoucheurs femmes appelées "iatromea"..

A Alexandrie, le grand cenre de la vie scientifique de l''Antiquité, vécut au Ier siècle de notre ère,  si l'on en croit la tradition, un médecin accoucheur femme appelée  "Marie la Juive" ("Maria Hebraea") ou, parfois, " Maria Prophetissa"),  à qui l'on doit l'invention de plusieurs instruments de chimie, dont le bain-marie et un type d'alambic.

Au Moyen Age, apparaît en Allemagne un grand nom de l'Histoire de la médecine,: l'abbesse Hildegarde de Bingen (1098-1179)

En Italie, un grand centre de la vie médicale apparaît dès le IXeme siècle  à Salerne , près de Naples: c'est là que'apparaît Trota de Salerne (1010?-1097) à la fois praticien et auteur d'ouvrages médicaux largement consacrés aux maladies des femmes ("De passionibus mulierum curandarum

Cette tradition italienne des femmes médecins perdura tout le Moyen Age : Dorotea Bocchi (ou Bucca) (1360-1436) occupa pendant plus de 40 ans, la chaire de philosophie et de médecine de l'université de Bologne  mais on peut encore citer bien des noms de médecins femmes d'Italie :  Abella di Castellomata, auteur au XIVème siècle, d'un Traité sur la "bile noire" ("De attrabile") , Alessandra Giliani (1307?-1340), Rebecca de Guarna (1200-1270 ?), Constance Calenda (XVème siècle), et Calrice di Durisio (XVe siècle)

Il faut souligner que l'université de Bologne, avait admis des etudiantes femmes dès sa fondation en 1088

Toutefois, en 1322, Jacqueline Félicie de Almania, issue d'une famille de nobles Florentins,  fut accusée d'exercice illégal de la médecine : elle exposa pour sa défense que les doctoresses étaient indispensables pour l'examen des organes intimes féminins mais le tribunal arguant du fait que les hommes étaient plus qualifiés pour soigner les malades, interdit à Jacqueline Félicie de pratiquer son Art, sous peine d'amende et d'excommunication en cas de récidive.

Par la suite, les femmes furent peu à peu  exclues de la pratique médicale avec toutefois quelques exceptions : ainsi, en France, Magistra Hersent, une chirurgienne qui accompagna St Louis durant la VIIème croisade et devint épouse de  l'apothicaire royal ou encore, Sarah de Saint-Gilles (Sara de Sancto Aegidioinstallée à Marseille où son mari était également medecin.

L'Ancien Régime, en effet, n’admettait d'autres étudiants dans les Universités que des célibataires masculins.

Il fallut attendre 1849 pour qu'une femme puisse obtenir un diplôme de docteur en médecine : ce fut un long et héroïque combat et il faut citer ici deux grands noms

Elizabeth Blackwell (1821-1910) première femme à avoir obtenu un diplôme de médecin (1849).

Dans la matinée du mardi 23 Janvier 1849, une jeune femme, Elizabeth Blackwell, monta sur l’estrade de l’Eglise presbytérienne de Geneva, près de New York, pour y recevoir des mains du président du New-York Geneva College of Medicine son diplôme : c’était la première femme médecin des temps modernes[1].Elle avait beaucoup lutté pour arriver jusque là et les raisons de ce combat, il faut les chercher dan l’enfance d’Elizabeth Blackwell :

 Elizabeth était née en Angleterre dans un quartier modeste de Bristol, un grand port un peu mélancolique donnant sur la mer d'Irlande.

Son père, Samuel Blackwell, y avait une petite entreprise de raffinerie de sucre de canne. C’était un homme fort croyant, membre de la célèbre secte des Quakers. Sous ce nom se désignaient les membres de la Société religieuse des Amis, fondée par un ardent proselyte, Georges Fox, qui alla, dès 1671, porter aux Etats Unis la bonne parole, n’hésitant pas à déclarer les femmes "égales des hommes" et à voir chez les Peaux-Rouges "la lumière et l’esprit de Dieu, comme chez tous les autres êtres"

L’égalitarisme des Quakers s’affichait de façon souvent provoquante : ils refusaient de retirer leurchapeau ou même, de s'inclinerlorssqu'ils rencontraient une autre personne et rejetaient toute idée de titres honorifiques tels que "Monsieur", "Madame" et, bien entendu, "Votre Majesté. Blackwell aimait à le répéter : "Aux yeux de Dieu,, la fortune,le pouvoir ou la naissance ne sont que bien peu de choses"

Il allait de soi que toute discrimination entre filles et garçons était à bannir Elizabeth reçut ainsi la même éducation que ses frères.

 Les Blackwell n’avaient pas de chance : un incendie vint détruire en 1830 leur maison et la famille dut quitter Bristol pour émigrer, comme beauxoup d'autres à l'époque, aux Etats Unis.

A New York, le père installe une petite entreprise de raffinerie mais, après quelque temps, il décide de partir pour l’Etat d’Ohio, haut lieu du mouvement antiesclavagiste où la main d'oeuvre servile était abolie.. Malheureusement, à peine arrivé à à Cincinnati, le père contracte une mysterieuse "fièvre biliaire" et va rapidement mourir : la famille se trouve alors dénuée de toute ressource et Elizabeth dut se faire institutrice bien que sa veritable vocation aille vers la médecine. Elle commence à travailler chez un médecin ami de la famille et passait là des journées entières à lire des ouvrages de médecine...

En même temps, fidèle aux idées de son père, Elizabeth milite dans les organisations antiesclavagistes nombreuses à cette date dans l’Etat d’Ohio. Elle y est rejointe par son frère Henry qui avait épousé Lucy Stone, celebre militante feministe de l'époque.

En 1845 Elizabeth trouve à s’installer en Caroline du Nord chez un autre médecin, le Dr Dickson qui lui apprend les rudiments du métier. Cette fois, c'est décidé, elle va entreprendre des études médicales et ce sera dans la Grande Ville, à New-York,.

 Aucune femme n’avait encore osé s'inscrire dans une Faculté de médecine. La chancede'Elizabeth fut d’aller Geneva Médical Collège où elle pu se faire accepter par un vote étudiant, assez proche, à vrai dire, d’une mystification.

Commence alors pour Elizabeth une expérience éprouvante : véritable parcours de combattant puisque'il lui lui faut, chaque jour, braver l’hostilité de tous, étudiants et Professeurs.

Une anecdote veut qu’en réponse à un Professeur qui avait déclaré son hostilité envers "les étudiants portant bonnet", Elizabeth ait répondu qu’elle resterait au fond de la salle mais ne manquerait pas le cours...

Malgré brimades et sarcasmes, elle termine première de sa promotion et obtient son diplome de médecin en 1849.

La voie était désormais ouverte pour exercer la médecine mais la route était rude. Il se révéla impossible pour une femme médecin d’obtenir le moindre poste aux Etats Uni. Il fallut se résoudre à émigrer, et ce fut vers la France.

 Elizabeth arrive à Paris en 1853 et y trouve un poste à la Maternité de l'Hôpital Tarnier. Elle y pratique de nombreux accouchements mais, au contact des nouveau-nés, elle va contracter une sévère conjonctivite purulente qui entraîne la perte d'un de ses yeux. Il lui faudra vivrele reste de son existence avec un oeil de verre...

 Elizabeth avait depuis longtemps en projet l'idée d'un Centre de soins destiné aux femmes. Elle revient aux Etats Unis pour y créer avec l'aide de sa sœur Emilie et d'une amie polonaise, Marie Zakrzewska, qui venait d'obtenir, elle aussi, un diplôme de médecin, le "New York Infirmary for Indigent Women and Children".

 A présent, Elizabeth ne songeait qu'à revenir au pays natal. En 1857, elle va gagner l'Angleterre pour y suivre pendant un an les cours du Bedford College for Womenqui venait de se créer :.Le 1er janvier 1859, nouvelle date historique pour la Médecine, Elizabeth, arguant des nouvelles dispositions légales pour les étrangers, devient la première femme à obtenir en Grande-Bretagne, son inscription officielle comme médecin.,,

 En 1861, Elizabeth traverse à nouveau l’Atlantique : la Guerre de Sécession vient d'éclater et entend y participer aux côtés, bien entendu, des Unionistes. Elle devient Instructeur de Médecine de guerre, prodiguant aux femmes son enseignement sur les premiers soins à apporter aux blessés.

 En 1868 Elizabeth va créer aux Etats Unis une Ecole de médecine pour femmes mais elley laisse rapidement place à sa sœur Emily car elle veut, à nouveau, retourner en Angleterre où elle obtient, peu avant de prendre sa retraite, le titre de Professeur de gynécologie.

Ce n’est qu’une demi-retraite puisque Elizabeth vamaintenant se consacrer, avec l’aide de la très emblèmatique pionnière du des mouvements féminisme, Florence Nightingale, à la création, en Angleterre, comme elle l'avait fait aux Etats Unis, d'une Ecole de médecine pour les femmes.

Toujours très attachée à lutter contre toutes discriminations envers les femmes, elle fonde, en en 1873, la première Ecole d’infirmières des Etats Unis,

Elle trouve le temps de rédiger de nombreux ouvrages sur les questions d’hygiène, dont un "Guide d’éducation pour les femmes" qui va connaitre un grand succès puisqu'il sera édité jusqu’en Europe.

 La vie d’Elizabeth Blackwell n’avait été qu’un long combat : il lui avait fallu lutter pour se faire admettre à l'Université, pour obtenir un diplôme réservé jusqu’alors aux hommes, pour aider à l' abolition de l’esclavage, et même pour avoir le droit d'exercer son métier mais le plus difficile, elle en parlait souvent, avait été d'apprendre aux femmes à oser devenir l’égales des hommes...

Sur les vieux jours, une photographie montre Elizabeth, enfin apaisée, revenuedans son pays natal aux côtés de sa fille adoptive Katharine "Kitty", elle ne s’était jamais mariée...

Sa fin fut hâtée par la survenue d’une chute et d'un accident vasculaire cérébral. Elle mourut en 1910 dans sa maison du Sussex et fut selon sa volonté enterrée dans le cimetière de Saint Mun, le neveu se St Patrick, dans un site célèbre d’Ecosse, la "Baie Sacrée".

 

Un film, tourné  pour la télévision en 1957  par James Neison retrace la vie d'Elizabeth avec avec  en vedette  Joanne Dru (célèbre depuis ses debits avec Al Jolson)

Elizabeth Garrett Anderson (1838-1917) (diplomée en 1870)[2]

Elizabeth Garrett est née à Whitechapel, un quartier pauvre  de Londres, dans la famille d'un riche preteur sur gages qui avait 12 enfants ….

Encore étudiante en soins infirmiers à l'hôpital de Middlesex, elle  assisteé à des cours destinés aux médecins masculins, mais en a été exclue après plaintes des autres étudiants. Comme la Société des apothicaires n'interdit pas spécifiquement aux femmes de passer leurs examens, en 1865, elle réussit ses examens et obtient un certificat qui lui ouvre les portes de l'Hôpital East de Londres.

Toujours tenance dans  ses rojets, elle apprend le français et part faire ses études de médecine à Paris où elle obtient, non sans quelques difficultés, sion diplome en 1870

En 1872, Anderson fonde le New Hospital for Women à Londres puis en 1883, doyen de la London School of Medicine for Women

Brès-Gebelin (1842-1921), premièré française docteur en médecine (1875)

En France, il fallut attendre un quart de siecle pour voir une femme obtenir, après un long combat, son diplôme de médecin: c'était Madeleine Brès-Gebelin (1842-1921).

Elle dut d'abord obtenir un accord écrit de son mari pour passer, en tant que candidate libre, un baccalauréat ès-sciences.

Son inscription à la Faculté de Médecine de Paris en 1868 ne fut pas une mince affaire . Il fallut à nouveau  l'accord du mari, cette fois devant le maire du Ve arrondissement, pour  s'inscrire à la Faculté de médecine et, surtout, 'intervention directe de l'impératrice Eugénie et de Victor Duruy, ministre de l'instruction

 Lors de la guerre de 1870 Madeleine  va remplir les fonctions d'interne provisoire à la Pitié, pendant les deux sièges de Paris mais en 1875, put soutenir une thèse, préparée dans le laboratoire du professeur Wurtz, intitulée "De la mamelle et de l'allaitement" et obtient une mention "extremeùent bien"

Arrive alors une pluie de pétitions qui ne prendront fin qu'avec un Arrêté préfectoral daté du 17 janvier 1882 : "Les femmes sont admises à prendre part au concours de l'externat sous la réserve formelle qu'elles ne pourront, en aucun cas, se prévaloir de leur titre d'élèves externes pour concourir à l'internat" suivi en 1885 d'un nouvel Arrêté  "Les élèves externes femmes qui rempliront les conditions déterminées par le règlement sur le service de santé seront admises à prendre part au concours de l'internat sous reserve de respecter avec toutes les règles d'ordre intérieur et de discipline qui concernent les internes hommes".

S'ensuit une violente campagne de presse et une quasi émeute le jour du concours...

Ultérieurement, Madeleine Brès se spécialisera sur le sujet des relations entre mère et enfant. Pour finir, l'Association Philotechnique va la charger d'un cours d'hygiène et la ville de Paris lui propose d'organiser pour les  directrices d'Ecoles maternelles, un cycle de conférences sur l'Hygiène de la première enfance.

 En 1891, le Ministre de l'Intérieur lui donna la mission d'aller étudier, en Suisse, l'organisation et le fonctionnement des crèches.

Elle exerce alors à Paris, publie un journal : "Hygiène de la femme et de l'enfant", et plusieurs ouvrages de puériculture.

Elle pourra presqu'aveugle, et oubliée de tous en 1921 et

Epoque moderne : tout a changé !

En 2016 en France[3] sur 223.571 médecins, 44,2 % étaient  des femmes, alors qu'en 1984, elles n'étaient que 24,5 %

De même, aux États-Unis , les femmes  representent  actuellement la moitié du corps médical, en  augmentation de 26,8% par  rapport aux années  1982-3.

Dans tous les pays, certaines spécialités comme la pédiatrie  La part des femmes dans la démographie médicale est passée de 24,5 % en 1984 à 40,3 % en 2010. Etudier ce pourcentage est important dans la prise en compte des futurs besoins de soins car les femmes exercent différemment des hommes

LA  FEMME MEDECIN DU CINEMA

Le scénario des nombreux films consacrés aux femmes médecins n'est bien souvent  qu'une illustration de l'aphorisme célèbre : "brain or breast"

1909 : "Max et la Doctoresse" Max simule la maladie pour être consulté par la charmante doctoresse. Sa cour porte ses fruits puisqu'il l'épouse. Le soir même du mariage elle est appelée au chevet d'un homme qui a eu une crise. Peu de temps après une autre lettre l'appelle chez un couple dont l'homme a été empoisonné. Max en a marre. Deux ans plus tard le couple possède un enfant dont Max s'occupe. Un jour il entre dans la salle d'attente où cinq patients lisent avant d'être reçu. Il entre dans le cabinet et il surprend sa femme consultant d'un peu trop près un malade. Il l'éconduit brusquement ainsi que les cinq autres

1933 "Mary Stevens MD (1933) (USA) de Lloyd Bacon : Après ses études, Mary Stevens (Kay Francis) doit faire face le fait que de nombreux patients refusent d'être traités par une femme.

1939 "La femme médecin (Woman doctor)" (1939) (USA): 1939 American drama film directed by Sidney Salkow and written by Joseph Moncure March. The film stars Frieda Inescort, Henry Wilcoxon, Claire Dodd, Sybil Jason, Cora Witherspoon and Frank Reicher. The film was released on February 6, 1939, by Republic Pictures. Un chirurgien femme brillante est obligé d'opérer sur sa jeune fille blessée (à bord d'un avion) ...)

1939 "Victoire sur la nuit" (Dark victory") Judith Traherne, jeune femme de la haute société, déborde d’activité entre ses chevaux, les voitures rapides et ses soirées mondaines. Seuls de violents et fréquents maux de tête freinent son enthousiasme. Après de sérieuses alertes, elle consulte auprès du docteur Frédérick Steele qui lui diagnostique une tumeur au cerveau. Il lui conseille de se faire opérer très rapidement ce qu’elle finit par accepter

1952 "The Girl in White" (1952) de John Sturges  June Allyson Ce film raconte l'histoire de Emily Dunning Barringer (1876-1961),  la première femme chirurgien de l'Histoire moderne. Ce film n'a semble-t-il jamais été présenté en France

1955 "Une étrangère dans la ville" ("Strange Lady in Town") (1955) Greer Garson est unmedecin Le docteur Julia Winslow Garth quitte Boston pour une nouvelle vie dans l'Ouest et s'installe près de Santa Fe en 1880. Elle arrive avec des innovations comme le stéthoscope et les antibiotiques. A la fin du XIXème siècle, un médecin suffragette (Greer Garson) voyage de Boston à établir une nouvelle pratique à Santa Fe. Là, elle rencontrera l'hostilité générale contre les "dames médecins"

1961 "Tu m'appartiens" ("You Belong to Me" (1941) comédie de Wesley Rugles. Barbara Stanwyck Un playboy millionnaire rencontre lors de vacances à la neige une séduisante doctoresse, dont il ne tarde pas à s'éprendre. Leur mariage suit presque immédiatement mais absorbée par sa profession de médecin, son épouse ne peut même pas passer leur nuit de noces en sa compagnie.

Sa femme continuant à travailler nuit et jour, il ne tarde pas à éprouver de la jalousie lorsqu'il remarque que la plupart de ses patients sont de jeunes et beaux hommes. Pour se changer les idées, il se fait embaucher comme employé dans un grand magasin mais ses collègues ont du mal à accepter la présence d'un homme qui n'a pas besoin de travailler pour vivre. Finalement, le millionnaire achètera un hôpital qu'il dirigera avec sa femme

1964 "Shock Treatment"  (1964) Lauren Bacall joue une psychiatre qui n'a guère moins de problèmes que ses malades…

1965 "Brainstorm" (1965) Viveca Lindfors est une  psychiatre danqs un film de "science fiction médicale"ist. Un "remake" a été fait en 1983in

1978  "Morts suspectes" "Coma" (1978) de Michael Crichton (USA) avec Genevieve Bujold Admise au Boston Memorial Hospital sur les conseils de son amie d'enfance le docteur Susan Wheeler, interne dans cet établissement, Nancy Greenly doit subir un curetage. À la fin de l'intervention elle ne se réveille pas et tombe dans un coma profond. Les médecins ignorent ce qui lui est arrivé et plus encore ce qu'elle a.Cherchant une explication, Susan Wheeler découvre que dix autres cas similaires se sont produits dans l'établissement au cours de l'année écoulée. À la mort de Nancy elle décide de mener son enquête.

1981 "The Doctor" (1981) de renda haines avec Wendy Crewson Le docteur Jack MacKee, chirurgien d'un grand hôpital, a pour credo de ne jamais s'impliquer dans la vie personnelle de ses malades. Mais un jour, atteint d'une tumeur, il se retrouve de l'autre côté de la barrière et découvre le bonheur de survivre aux côtés d'une jeune femme cancéreuse, June Ellis...

1991 "The Prince of Tides (1991) Barbra Streisand, psychiatrist, who sleeps with one of her clients, Le livre relate l'histoire d'une famille du Sud profond des États-Unis avec ce mélange amour/haine comme on en voit dans toutes grandes sagas. Luke, Savannah et Tom sont trois enfants ayant grandi sur l'île de Colleton, au cœur de ce Sud qui n'a jamais tiré un trait sur le passé — la guerre de Sécession.Le film s'intéresse à la tentative de suicide de Savannah et l'arrivée de son frère Tom, qui veut l'aider à se sortir de cette spirale mortifère. Mais pour cela, il faudrait que lui-même accepte de plonger dans les eaux troubles de la mémoire familiale. Susan Lowenstein, une psychiatre, s'y emploiera, mais y laissera elle-même une partie de son âme

1992 "Patriot Games" (1992) dePhilip ; Noyck . "techno thriller" dans le rôle du Dr Caroline Cathy Ryan

1993 "Mary Stevens MD (1933) de Lloyd Bacon  avec Glenda Farrell et Kay Francis) et son ami d'enfance Don Andrews (Lyle Talbot) décrochent leur diplôme de médecin et décident d'ouvrir leurs cabinets médicaux respectifs dans le même immeuble.

1998 "Cité des Anges" "City of Angels" (1998) de Brad Silberling sur un sce,ario de Wim Wenders  (USA et Allemagne) avec Meg Ryan et Nicolas Cage Le personnage principal, Seth, est un ange dont la mission est de conseiller, réconforter les humains et les accompagner à l'heure de leur mort. Il n'éprouve aucune sensation de notre monde et il est invisible. Un jour, alors qu'il accompagne un homme vers l'au-delà, il rencontre une jeune chirurgienne : Maggie Rice. Alors qu'elle pratique une opération du cœur sur cet homme, il fait un arrêt cardiaque. Tentant de réanimer le patient, elle lui enjoint à haute voix de ne pas partir... mais Seth a l'impression qu'elle s'adresse à lui. Malgré les efforts de Maggie, le patient meurt sur la table d'opération. Désemparée, elle se réfugie dans les escaliers de l'hôpital pour pleurer : elle ne comprend pas. Seth, invisible, la regarde pleurer et la touche.

1998 "Mary à tout prix" There's Something About Mary" (1998) comédie "dejantée" Cameron Diaz (Something about Mary) (1998) (USA): Incroyable  mais vrai, Cameron Diaz joue un chirurgien orthopédiste ...

2005 "Petites confidences à ma psy" ("Prime" (2005) : Meryl Streep joue le rtole d'une  psychoanalyst (MD?)

2009 "Vision" ("Hildegarde von Bingen Aus dem Leben der Hildegard von Bingen) 2009 German film directed by Margarethe von Trotta. Dans Vision, Nouveau Cinéma allemand auteur Margarethe von Trotta (Marianne et Julianne, Rosa Luxemburg et Rosentrasse) raconte l'histoire de Hildegarde de Bingen (Barbara Sukowa) la célèbre 12ème siècle bénédictine, mystique chrétienne, compositeur, philosophe, dramaturge, médecin, poète , naturaliste, scientifique et activiste écologique. Hildegard était entièrement mise à la terre, une femme très intelligente multi-talentueux qui a été contraint de cacher sa lumière. premier rebelle femme du monde moderne qui re-transmis ses visions au monde pour la plus grande gloire de Dieu et l'humanité. Regine Pernoud a appelé Hildegard "la conscience inspirée du 12ème siècle," le "Prophetissa Teutonica" et le "Jewel of Bingen." Le Pape Jean-Paul II a appelé son «une lumière pour son peuple et pour son temps, elle continue de briller encore plus vives aujourd'hui. "

"L'AMOUR D'UNE FEMME (1953) (Jean Gremillon):

Afficher l'image d'origineNous voudrions présenter ici ce film du réalisateur jeazn gremillon  qui eut, en son temps un  succès considérable mais est bien oublié à présen t…

Jean Gremillon (1901-1959), est sans conteste,  l'un des réalisateurs les plus importants de l'histoire du cinéma français. Il fut réalisateur de "Gueule d'amour", "Lumière d'été", "Le ciel est à vous"

Il était l'auteur du scénarion, aidé de deux auteurs célèbres à l'époque : René Wheeler, et  René Fallet

La musique est de Henri Dutilleux (1916-2013), remaerquable représentant de l'École française de musique de l'après guerre.

La distribution est etincelante : Micheline Presle, Massimo Girotti, Gaby Morlay, Paolo Stoppa, Julien Carette, Roland Lesaffre et, Yvette Étiévant.

L'histoire est celle de Marie, une jeune femme médecin qui arrive sur l’île d’Ouessant, pour succéder à une vieux praticien qui prend sa retraite. Malgré les préjugés des insulaires, elle parvient à se faire accepter. Elle noue des liens d'amitié avec l'institutrice, également proche de la retraite, Germaine Leblanc.

André, un ingénieur installé provisoirement sur l'île pour un chantier, tombe amoureux d'elle. D'abord réticente, elle sort avec lui, au risque de compromettre sa réputation.

 Il la demande en mariage, mais exige qu'elle renonce pour cela à son métier. Elle refuse d'abord, mais après la mort subite de son amie institutrice et l'enterrement de celle-ci, dans l'indifférence générale, elle comprend la vanité de vouloir servir une population indifférente, et finit par accepter.

Pourtant, à la suite d'une opération réussie dans des conditions héroïques, qui auréole de gloire une femme qu'il ne peut aimer qu'effacée, André comprend qu’il ne porra jamais l’arracher à sa vocation et il quitte l’île sans la revoir

Ce film suit de près les portraits féminins (d’aucuns diraient féministes) que Grémillon avait donné à Madeleine Renaud dans Le ciel est à vous ou Lumière d’été. On y retrouve les thèmes favoris du réalisateur : l’isolement, le courage et le sens du "social" comme on disait à l'époque…

 

Adresser tout comenaire à a.fabre.fl@gmail.com     

 

 

[1] Reste le cas de l'énigmatique James Barry (1789-1865) qui obtint son diplôme de médecin en 1812 : le tribunal de l'Histoire n'a pas encore jugé de son cas : il parait probable qu'll s'agissait d'un  "travesti-homme"

[2] Miranda du Parc James Barry

[3] Statistiques INSEE 2016

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Date de dernière mise à jour : 12/03/2017

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