Lorenzo da Ponte (1749-1838)

.J. Fabre                                                                   Décembre 2015

LORENZO DA PONTE (1749-1838) : MEDECIN MANQUE, PRETRE DEFROQUE

Afficher l'image d'origine MAIS LIBRETTISTE  DE GENIE

 

Lorenzo da Ponte eut une vie prodigieuse : prêtre à Venise, mais né dans un ghetto juif, poète à la Cour de l'empereur Joseph II, librettiste de Mozart à Prague et, pour finir, professeur d'Italien à New York où il termine son incroyable existence  

Le vrai nom de Da Ponte était Emanuele Conegliano. Il était né  en 1749, près de Venise, dans le ghetto juif de Ceneda, faubourg de Vittorio Veneto. C'était l'ainé des trois fils de Geremia Conegliano, tanneur de cuir, et de son épouse Rachele.

On sait peu de choses de ses premières années : il eut pour maître un professeur de latin embauché par son père mais ses études furent probablement sommaires. Dans ses mémoires, da Ponte nous dit qu'il passait le plus clair de son temps  à lire les livres trouvés dans le grenier de la maison.

On sait cependant avec certitude que da Ponte devint "Bar Mitzvah" en 1762 : on en concluera qu'il avait quelque familiarité avec la Bible et l'hébreu.

Une conversion forcée

Le drame survient quand da Ponte a tout juste 14 ans : la mère meurt et le père se remarie avec une jeune fille catholique, Orsola Pasqua Paietta : en conséquence, la famille eut  à changer de religion.

En Août 1763, père et fils furent donc  baptisés par Mgr. Lorenzo Da Ponte, recevant, comme c'était la coutume, le nom du parrain : ainsi, Emmanuele Conegliano devient Lorenzo Da Ponte.

Sa destinée état tracée : il serait prêtre et, en 1764, il part avec ses deux frères, au séminaire de Ceneda, à Vittorio Veneto.

Seminatiste à Portogruaro

Quatre ans plus tard, à la mort de leur protecteur, les frères da Ponte vont entrer au séminaire de Portogruaro près de Caorle.

Là, ils auront pour professeur un jeune enseignant de l'Université de Padoue, l'abbé Cagliari d'Altivole, qui va donner à Lorenzo le gout de la littérature et de sa poésie, enseignant que Dante et Pétrarque étaient aussi grands poètes que Virgile ou Horace : c'était  déchainer une fougue poétique qui ne quittera jamais plus Lorenzo.

Lorenzo avait, depuis toujours, un vif attrait pour la médecine  : il alla en 1769 à Padoue suivre les cours du plus célèbre anatomiste de l'époque, Giovanni Battista Morgagni[1]

Mais il ne pouvait être question, à cette époque, de changer de voie : Lorenzo va continuer ses études de seminariste, et sera bientôt chargé de la fonction d'"instructeur", puis de vice-recteur

A l'âge de 24 ans,  le destin est scellé : Lorenzo est ordonné prêtre

Abbé à Venise

En 1773, Lorenzo est nommé abbé de la paroisse  San Luca de Venise,  en plein cœur du sestiere San Marco.

Hélas, la nature aventureuse de Lorenzo ne va pas tarder à causer quelques ennuis : il se lie avec une certaine Angela Tiepolo, aristocrate déchue sœur d'un joueur sans scrupules et va être entrainé dans leurs aventures.

 Venise était bien la ville des aventures  : dans la journée, aventures amoureuses  mélangeant maris, femmes, nobles, et prêtres et le soir; l'avaneture tout aussi fascinante du jeu. Ainsi s'illustrait parfaitement l'adage Vénitien  rapporté par Casanova :" Alla mata'na una massetta, al dopo dinar una bassetta, alia sera una donnetta"[2]….

Le jeune et aventureux abbé devint vite habitué du plus célèbre cercle de jeu de Venise, le "Ridotto"[3] et s'y ruina rapidement .

Là-dessus, arrivent peu à peu des rumeurs selon lesquels l'abbé vivait en "concubinage public dans une maison de prostitution"

De plus surgit une vilaine affaire : da Ponte avait publié un poème se permettant d'attaquer (avec un beau lyrisme) la République (et ses sénateurs)  . La réaction ne se fait pas attendre : en 1779, da Ponte est déféré devant le tribunal[4]. Un simulacre de procès s'ensuit, au cours duquel, da Ponte, ne fit, pour se défendre que déclamer quelques unes de ses oeuvres. Le jugement final le condamna à un exil de 15 ans assorti de l'interdiction d'enseigner dans le territoire de la République : c'était une mise en congé pure et simple. Il ne restait plus pour da Ponte d'autre issue que s'enfuir de Venise  au plus vite.

A Gorizia

Da Ponte va trouver refuge dans l'Empire autrichien, à l'abri   du "bras long" de la République.

A Gorizia Da Ponte en 1770 eut la bonne idée de composer une ode dédiée au comte Guido Cobenzl, dont le fils était le négociateur du Traité qui venait d'être  conclu entre Frédéric le Grand et Marie Thérèse d'Autriche. Il put ainsi entrer dans la "colonie arcadienne" de Gorizia,  association de lettrés locaux présidée par son bienfaiteur.

Désormais, la chance était avec lui….

A Dresde puis Vienne

Da Ponte va  bientôt recevoir une invitation pour se rendre à la cour de Dresde. Il n'y trouva pas fortune mais rencontra le poète Catarola Mazzola, grand nom de la littérature de l'époque et, par lui, il  acquiert les rudiments du métier de librettiste.

Sur ce, da PMonte va faire connaissance avec Antonio Salieri, élève de Gluck devenu compositeur officiel de la cour d'Autriche et directeur de l'opéra italien de Vienne

A la fin de 1781 Da Ponte part à Vienne où is se fera vite de nouveaux amis, ainsi, le "poète impérial" Pietro Métastase.

En 1782, à la mort de son nouvel ami, c'est da Ponte qui sera chargé de prononcer l'éloge funèbre  et quand l'empereur Joseph II, "Protecteur  des Arts",  fait ouvrir à Vienne un Théâtre "à l'italienne", c'est da  Ponte qui en sera Directeur.

Selon les chroniqueurs de l'époque, lors de la présentation de da Ponte à la cour, l'Empereur lui demanda s'il avait quelque expérience du théâtre, da Ponte répondit avec franchise : "Jamais, Sire", à quoi  le frère de Marie Antoinette, répondit avec gentillesse : "Bon, bon! Cher Lorenzo, Nous aurons donc une muse virginale! "

Vienne capitale impériale de la musique

A Vienne Da Ponte allait trouver une vie musicale florissante et il va devenir librettiste des plus grands compositeurs : Salieri, Martin y Soler et… Mozart

Antonio Salieri (1750-1826)

Antonio Salieri, était la grade figure  de la vie musicale viennoise de son temps. Natif de Lignano près de Caorle, tout près de de Venise il demanda à son compatriote d'écrire le livret de trois opéras :   "Scuola de gelosi "(1783), "Il ricco d'un giorno" (1784) et " Axur re d’Ormus"(1788).

Malheureusement le succès ne fut pas au rendez vous  et Salieri, furieux, s'en allait partout répétant qu'il "couperait sa main plutôt qu'accepter désormais  un autre livret de Da Ponte".

 L'empereur Joseph II, toujours bienveilant,  fut seul à prendre la défense du poète.

Martin y Soler (1754-1806)

Da Ponte écrit en 1786 le livret d'une adaptation musicale faite par le compositeur espagnol Martin y Soler, d'une comédie de Goldoni "Le bourru bienfaisant" ("Il burbero di buon cuore") : cette fois, ce fut le succès :  Joseph II applaudit à tout rompre et, approchant le poète dit à haute voix, devant tous les courtisans "Da Ponte, cette fois, nous avons gagné!"

Tout était désormais  prêt pour amener da Ponte à rencontrer l'immortel Mozart

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Ce fut fait en 1783, chez le Baron von Wetzlar,qui tenait  l'un des salons culturels les plus célèbres de Vienne : da Ponte devint le grand ami de Mozart. Le résultat ne tarda pas : en mars 1785, Mozart va confier à da Ponte le livret de sa cantate "Davide Penitente," (K.469) puis, en 1786, de son "opéra buffa" : "Les noces de Figaro" ("Nozze di Figaro") adaptation musciale de la comédie de Beaumarchais[5]  Le livret (écrit en italien)  de da Ponte était certes un peu provoquant pour le goût de l'époque mais, avec  l'appui de l'empereur, le succès fut éclatant

Vient ensuite, un an plus tard, le plus célèbre des opéras de Mozart,  "Don Giovanni,  Il dissoluto punito"[6]. C'est da Ponte qui proposa le sujet de ce "drama giaccoso"  au compositeur à la fin du printemps 1787, pour répondre à une commande du théâtre de Prague,  avec une avance de cent ducats

La première eut lieu le 29 octobre 1787 au théâtre Nostitz[7] de Prague, par la troupe des Noces de Figaro, sous la direction de Mozart lui meme.

Selon certaines sources, le célèbre Giacomo Casanova, qui aurait servi pour partie de modèle, voire aurait apporté une contribution au livret, était présent dans la salle avant de se joindre à un diner entre  Mozart et da Ponte .

Enfin, en 1790, dernier épisode de la collaboration entre Mozart et da Ponte,  le célébrissime "drame joyeux" "Cosi Fan Tutte ossi La scuola degli amanti"[8],  créé le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne. Peut être faut il voir dans l'épisode où la soubrette Despina se costume en médecin souvenir de l'inetert que portait  da Ponte à la médecine ? Quoiqu'il en soit, dès sa première représentation, le "dramma giacoso"  remporta le plus grand succès mais un mois plus tard, tout est remis en cause par la mort de l'empereur Joseph II : tous les theatres vont fermer à Vienneavec en signe de  deuil.

Il reste une lettre de Da Ponte proposant à Mozart d'aller "tenter  leur chance ensemble" à Londres, mais Mozart travaillait alors sur son grand projet d'"Opéra allemand" : "La Flûte enchantée". Ses jours étaient comptés puisque Mozart mourut  en Décembre 1791.

A Trieste en 1792

Da Ponte tombe en disgrace lorsque le nouvel empereur, Léopold II, monte sur le trône. Il lui faut se réfugier à Trieste, où il va rencontrer une nouvelle compagne, Anna Celestine Grahl (Nancy), issue d'une riche famille juive germano-anglaise. Un mariage fut conclu selon le rite juif disent les chroniques, en 1792 et les nouveaux époux allèrent  vivre à Paris.

Le voyage fut très long. Da Ponte s'attardant à rencontrer de nombreuses personnes y compris Cassanova à qui il avait preté jadis un peu d'argent….

Da Ponte fondait beaucoup d'espoir sur une lettre de recommandation remise par Joseph II pour sa sœur la reine Marie Antoinette mais  en cours de route, il apprend l'emprisonement de la reine. Il n'était plus question d'aller à Paris : le seul abri prossible était Londres où vivait la famille de Nancy.

A Londres 1790-1805

Les da Ponte vont rester plus d'un un an à Londres, essayant de créer  dans la capitale  un théâtre "à l'italienne" mais la mode était au "neoclacissisme"

Le seul accueil favorabe viendra de Joseph Haydn, arrivé à Londres pour une série de concert.  Lorenzo le connaissait bien pour l'avoir rencontré plusieurs fois aux répétitions de "Cosi fan tutte" à Vienne

Il va aider Da Ponte à devenir librettiste appointé du King's Theatre où il est chargé de remanier une vingtaine de livrets d'opéras..

La situation financière du couple était devenue critique et Nancy se résolut, en Septembre 1804  à partir aux États-Unis où ses parents avait emigré.. Lorenzo vint la rejoindre en juin 1805.

Fin de vie à New York 1805-1828

En Juin 1805 Lorenzo Da Ponte a manntenant 56 ans. Il récuse tout lien avec les idées révolutionnaires, et  se veut "penseur scientifique", formé à l'astronomie, la médecine, l'histoire, la langue et les arts, avec une passion infatigable pour défendre la tradition classique de civilisation judéo-chrétienne contre ses nombreux adversaires. Il devient  citoyen américain en 1828, "ce qui rendait possible d'exprimer librement ses opinions sur tout sujet qu'il a choisi."

De 1807 à 1811, Da Ponte est  au coeur de la vie culturelle de New York. Il organise des soirées culturelles et fréquente les grandes familles de New York: les Livingston (issus d'une grande famille aristocratique d'Ecosse),  les Hamilton, les Duer (qui avaient été parmi les remiers à acquérir un domaine sur les bords de l'Hudson) et les Ogilvy (descendants du comte Ogilvy). Toujours fasciné par la médecine, da Ponte se lie un des plus grands chirurgiens de l'époque : le Dr Physick (1768-1837

A New York, Da Ponte présenta une série de conférences sur la "Divine Comédie" de Dante, ignorée jusqu'alors du public américain mais sa grande œuvre demeure la présentation au public New Yorkais en mai 1826, de l'opéra dont il avait jadis écrit le livret, à la demande de Mozart :" Don Giovanni" : les gazetes de l'époque ont noté que le célèbre  James Fenimore Cooper était assis au premier rang des spectateurs..

Toujours soucieux de son rôle d'ambassadeur de la culture italienne aux États-Unis, da Ponte fit beraucoup pour faire connaître les opéras de Goachino Rossini aux New Yorkais . A l'âge de quatre-vingt quatre, il a fondé le premier opéra des États-Unis, le New York Opera Company dvenu en 1836, "Théâtre nationa", ancêtre de la New York Academy of Music et du Metropolitan Opera de New York.

Dès 1807, da Ponte avait entrepris de rédiger des Mémoires qui n'ont été édités en version complète. Ils ont été publiées dans un petit essai en 1807mais leur version complète n'a été éditée qu'en 1823, avec une reedition en 1829. )  Rédigées  dans un style alerte et toujours clair les Mémoires de da Ponte sont une lecture fascinante : Venise, Vienne, Prague, Londres, et le New York de la fin du XVIIIème siècle revivent pour nous…

Lorenzo Da Ponte est mort en 1838 à New York. Une cérémonie grandiose fut organisée )la cathedrale St. Patrick et l'inhumation eut lieu au cimetière du Calvaire à Woodside, Long Island, ..

Conclusion

On ne peut lieux terminer qu'en citant la préface d'Alphonse de Lamartine aux Mémoires[9] :

" D'Aponte(sic) est aussi écrivain que Goldoni, son compalriole, aussi léger que le chevalier de Grammont, aussi aventureux que Gil Blas, aussi plaisant que Figaro…: combien de titres pour réussir après sa mort!

Ressuscilez cet homme enseveli mal à propos. Ses mémoires introuvables étaient enfouis dans cette foret dAméiique qu'on appelle New-York. Personne ne les aurait exhumés là-bas, où le plus ingénieux manuscrit ne pèsera jamais le poids d'un dollar.

Je promets un monde choisi de lecteurs qui se renouvelleront avec les années; …Que l'onde mélodieuse de Mozart, et que l'ombre capricieuse de d'Aponte (sic)  vous soient en aide! "

 

[1] Giovanni Battista Morgagni (1682-1771), est considéré commele fondateur de l'anatomie pathologie moderne. I donna ses cours à Padoue jusqu'à sa mort

 

[2] "Le matin une petite messe, après diner une petite bassette et le sois venu, une petite femme"..

[3] le Ridotto ("le Foyer")[3], situé dans une des ailes de l'ancien Palazzo San Moise;. En 1638, il avait été converti par le procurateur  Marco Dandolo en une maison de jeu ouverte au momernt du Carnaval (six mois par an..) : ce fut le premier "casino" créé en Europe. Les Joueurs ne pouvaient y entrer que masqués. On y jouait à la la "bassette"[3], le " birbis" (la "roulette"), mais surtout le "sbaraglino", ancêtre du "backgammon" et du "tric-trac".

[4] Da Ponte apprendra plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république

[5] "La Folle Journée, ou le Mariage de Figaro" comédie en cinq actes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais écrite en 1778, lue à la Comédie-Française en 1781, donnée en privé en 1783, mais dont la première représentation officielle publique le 27 avril 1784 au théâtre de l'Odéon, fut triomphale,après plusieurs années de censure .

[6] "Don Juan, ou le chatiment du libertin ". Le livret de da Ponte a été écrit en italien.

[7] Il s'agissait du théâtre des États (Stavovské divadlo ), construction de style baroque édifiée en 1783 par un mécene, le comte František Antonín Nostitz Rieneck

[8] "Ainsi font elles toutes ou l'École des amants" : le livret de da Ponte est  originellement en italien

[9] "Mémoires de Lorenzo d'Aponte, poète vénitien, et collaborateur de Mozart" (trad. De la Chavanne) (Ed. Pagneres, Paris, 1860)

 

[1] Giovanni Battista Morgagni (1682-1771), est considéré commele fondateur de l'anatomie pathologie moderne. I donna ses cours à Padoue jusqu'à sa mort

 

[2] "Le matin une petite messe, après diner une petite bassette et le sois venu, une petite femme"…

[3] le Ridotto ("le Foyer")[3], situé dans une des ailes de l'ancien Palazzo San Moise;. En 1638, il avait été converti par le procurateur  Marco Dandolo en une maison de jeu ouverte au momernt du Carnaval (six mois par an..) : ce fut le premier "casino" créé en Europe. Les Joueurs ne pouvaient y entrer que masqués. On y jouait à la la "bassette"[3], le " birbis" (la "roulette"), mais surtout le "sbaraglino", ancêtre du "backgammon" et du "tric-trac".

[4] Da Ponte apprendra plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république

[5] United States Census Bureau, Report on Transportation Business in the United States at the Eleventh Census 1890

[6] "Mémoires de Lorenzo d'Aponte, poète vénitien, et collaborateur de Mozart" (trad. De la Chavanne) (Ed. Pagneres, Paris, 1860)

Bibliographie

Angermüller, Rudolph (de), "Da Ponte, Lorenzo", in The New Grove Dictionary of Music and Musicians, ed. Stanley Sadie, London: Macmillan, 1990

Bolt, Rodney, The Librettist of Venice: The Remarkable Life of Lorenzo Da Ponte – Mozart's Poet, Casanova's Friend, and Italian Opera's Impresario in America, New York: Bloomsbury,

Cairns, David, Mozart and his Operas. London: Penguin, 2006. I

Conway, David, Jewry in Music: Entry to the Profession from the Enlightenment to Richard Wagner. Cambridge: Cambridge University Press (2012

Da Ponte, Lorenzo, " Memoirs " tr. E. Abbott, intr. Charles Rosen, ed. A. Livingstone. New York: New York Review of Books, 2000.

Einstein, Alfred, tr. A. Mendel and N. Broder, Mozart: His Character, His Work. Oxford: Oxford University Press (1962).

Hodges, Sheila, Lorenzo Da Ponte: The Life and Times of Mozart's Librettist, Madison: University of Wisconsin Press, 2002 Jewish Museum Vienna (pub.), Lorenzo Da Ponte – Challenging the New World, exhibition catalogue from the Jewish Museum

Holden, Anthony, The Man Who Wrote Mozart: The Extraordinary Life of Lorenzo Da Ponte, London: Orion Publishing Company, 2007 Taruskin, Richard, Music in the Seventeenth and Eighteenth Centuries. Oxford: Oxford University Press (2010)

Steptoe, Anthony, Mozart–Da Ponte Operas: The Cultural and Musical Background to "Le nozze di Figaro", "Don Giovanni", and "Così fan tutte", New York: Clarendon Press/Oxford University

 

 

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[1] Giovanni Battista Morgagni (1682-1771), est considéré commele fondateur de l'anatomie pathologie moderne. I donna ses cours à Padoue jusqu'à sa mort

 

[2] "Le matin une petite messe, après diner une petite bassette et le sois venu, une petite femme"…

[3] le Ridotto ("le Foyer")[3], situé dans une des ailes de l'ancien Palazzo San Moise;. En 1638, il avait été converti par le procurateur  Marco Dandolo en une maison de jeu ouverte au momernt du Carnaval (six mois par an..) : ce fut le premier "casino" créé en Europe. Les Joueurs ne pouvaient y entrer que masqués. On y jouait à la la "bassette"[3], le " birbis" (la "roulette"), mais surtout le "sbaraglino", ancêtre du "backgammon" et du "tric-trac".

[4] Da Ponte apprendra plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république

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Date de dernière mise à jour : 28/10/2016

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