Pharmacopée romaine

LA PHARMACOPEE ROMAINE

A.J. Fabre                                                        Decembre 2012

              Bien des commentaires pourraient trouver ici leur place : nous ne ferons que commenter la difficulté qu'il y a, dans les textes anciens, à débarrasser les mots de leur gangue:

             .1. Le mot de "phytothérapie" 

 il ne s'agit pas ici d'une mode marginale mais d'une "médecine des plantes" utilisée depuis la nuit des temps avec ses règles et ses contraintes :

. voie d'administration volontiers locale sous toutes ses formes : voie respiratoire, nous l'avons vu mais aussi dermatologique, gynécologique et même proctologique. Est-ce la croyance en une meilleure efficacité ou crainte des risques de la voie orale ?

. polypharmacie riche en préparations composées: le cas extrême est celui des "thériaques" destinées à une action anti-toxique large.

. extraits totaux : seule forme d'administration des médicaments disponible pour des raisons techniques évidentes. A notre époque, sont seuls admis des isolats parfaitement calibrés et possédant une activité pharmacologique expérimentalement reproductible, à  l'opposé, l'extrait total délivre un effet variable et difficile à répertorier. La question mérite cependant d'être posée : l'effet  d'ensemble se limite-t-il à la somme des composants ?

             .2. L'"arôme"

L'"arome"se réfère dans les textes Anciens à l'idée de "particules" odorantes qui gagnent à travers la lame criblée de l'ethmoide l'organe des pensées et des émotions, le cerveau . Toutes les substances médicinales n'étaient pas aromatiques : puisque le sucré, le sel, les sels minéraux avaient valeur de traitement mais le  chaînage qui va de plantes aromatiques à arôme et d'arôme à aromates possédait une force, une " qualité" singulière.

             .3. "qualité"

La "qualité"reste un mots chargé de mystère : dans un sens premier, c'était le critère principal de la détection des fraudes. Pline  décrit fort bien les opérations auxquelles étaient soumis les épices avant leur mise sur le marché : pesée, épreuves de solubilité ou de combustion et, bien entendu, appréciation "qualitative" par le nez et le palais, premier exemple, sans aucun doute, d'un appareillage de laboratoire. En fait, pour les Anciens, "qualité" se réfère à l'idée d'un classement pharmacologique, au sens littéral du terme, regroupant des catégories multiples telles que "calorique", "amers", "acerbes". Le mot a connu, comme on sait, une fortune singulière avant d'être si souvent et si injustement ridiculisé. Rappelons nous de la "vertu dormitive" de l'opium... Notons cependant que le système possède sa logique, ainsi, nous l'avons montré , l'étude des la composition des substances "caloriques" montre une réelle homogénéité, notamment au niveau de la présence des terpènes.

               Est-il permis de résumer vingt siècles d'évolution de l'Histoire des Sciences ? Nous dirons que la science Antique propose une approche "qualitative" et "analogique" en contraste avec l'approche "quantitative" et "numérique". qui est la notre.

 

 

a.fabre.fl@gmail.com

 

 
Commentaires (7)

1. jean dylan 21/01/2014

kom on a prend dé chos :hap:

2. Joe Bidjoba 21/01/2014

Wesh komen sa va lé gen
Merci d'avoir fai se site japrand tro des super choses :D

3. Ali Merlefeu 22/01/2014

WSH RPZ LE GEN JA LIKE LE SIT OMG C TRO BI1 ET SOUAGUE MERCI PROF DE LATIN D AVOIR A MOI FAI DES COUVRIR SE SITE

4. Komje Suijenti 08/02/2014

Je mange une banane. Musa.

5. Jemange UnCortex 14/02/2014

Ah, c'est pas facebook ici ?

...

Même pas MSN ?

6. Harry Bocébolavi 11/03/2014

Pour les grands et les petits

7. Ahkim 26/03/2014

أنا أكل الأرز

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Date de dernière mise à jour : 29/07/2013

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