Samuel Collins voyageur en Russi du XVIIème siècle

A.J. Fabre                             Septembre 2015

Samuel Collins (1619-1670) voyageur en Russi du XVIIème siècle

 

Samuel Collins, né à Braintree en 1619 et mort à Paris en 1670 était un écrivain anglais médecin

Biographie

Son père était  vicaire à Braintree, près de Cambridge. Collins fit sespremière études au Christi College en 1635, mais n'alla pas plus loin.

Il voulait suivre l'exemple de nombreux jeunes gens de la haute bourgeoisie qui allait faire leurs études à Padoue. Il y partit à son tour et obtint son diplôme de médecin, tout à fait reconnu par son pays, en 1659.

En 1659 Collins rencontra un des proches de la Cour de Russie qui l'incita à  devenir médecin du tsar Alexis (Alexeï Mikhaïlovitch).

Collins resta neuf ans à Moscou, tenant scrupuleusement des notes sur ce qu'il voyait.

Il revient dans son pays en 1666 et trouva la mort quatre ans plus au cours d'un voyage en France

 

" L'état présent de la Russie "[1]

La première édition anglaise a été publiée en 1667 et rééditée en 1668, 1671 et 1698. L'édition française a été imprimé sans nom d'auteur en 1679 et une  première édition russe, traduit par Pyotr Kireyevsky à partir d'une copie en français, fut partiellement publiée en 1828. L'édition complète russe ne parait qu'en 1841 avec de nombreuses rééditions

Le livre contient 26 chapitres livrés sans plan clairement défini : y sont abordés tous les aspects de la vie en Russie à cette époque, ainsi le climat, la nature les habitudes alimentaires et la mentalité du peuple russe.

En dehors des nombreuses anecdotes sur le tsar et ses ministres, sont livrées des informations précieuses sur la vie quotidienne en Russie au XVIIème siècle, ce qui donne au ivre une valeur inestimable de document:

Un chapitre intéressant est la description de la rivalité farouche entre les négociants anglais et hollandais.

On  trouvera aussi à de nombreux passages une critique impitoyable de la mentalité moscovite de l'époque Ceci n'empêche pas Collins de justifier les rigueurs inimaginables de la justice russe de l'époque, ainsi l'exécution des faux-monnayeurs en leur versant de l'étain fondu dans la bouche : "une loi juste écrit Collins, guérit le crime avec ses propres armes.  De même, est approuvée sans réserves l'exécution des femmes qui ont tué leur mari en les  enterrant vivantes.

Le portrait laissé d'Ivan le Terrible est saisissant :"Le peuple l'aimait beaucoup parce qu'il savait mater ses boyardsIl se plait à transpercer le pied de ses courtisans avec son baton pointu et leur marque son estimes'ils restent stoiques. Le tsar a le goût des jeux de mots et des plaisanteires d'un goût douteux : ainsi, lorsque les émissaires du sutan de Turquie ne se devourent pas, devant lui,  il leur fait clouer le turban sur la tête…"

Ceci dit, bien des notations moins dramatiques  mériteraient d'être citées ici, ainsi le chapitre VI consacré à la musique et à la danse dans le Moscou du XIIème siècle

 

Adresser tout commentaire à a.fabre.fl@gmail.com

 

[1] Relation curieuse de l'état présent de la Russie traduite d'un auteur anglais qui a été neuf ans à la Cour du Grand Czaravec l'histoire des revolutions arrivées sous l'usurpation de Boris et l'imposture de Demetrius, derniers empereurs de Moscovie (Ed. Claude Barbin Paris, 1679)"

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