Friedrich Schiller et Venise

FREDERIC SCHILLER (1759-1805) ET L'ESPRIT DE VENISE

 Octobre 2012                    André J. Fabre        

 Frederic Schiller, est l'incarnation même du "Romantische Held" le "Héro romantique de l'Allemagne du XIXème siècle, était né à Marbach près de Stuttgart, d'un père médecin militaire et entra très tôt, grâce à l'appui du duc de Wurttemberg à l'Académie militaire de Stuttgart pour devenir médecin d'un régiment. La vie aux armées ne lui plaisait guère et il alla vivre à Iena puis à Weimar où il rencontra Goethe qui l'aida dans sa véritable vocation : la poésie et le théâtre.

Venise resta un rêve dans la courte vie de Schiller : il ne put jamais y aller mais voulut placer la ville magique au centre d'une de ses œuvres les plus romantiques : "Le prince de Venise[1]" appelé encore "le Revenant" où se mêle dans un mélange échevelé, romantisme, nécromancie et magie.

Le prince de Venise

C'est l'histoire du Prince d'une principauté allemande comme il y en avait tant à cette époque.

L'action se passe à Venise, au moment du Carnaval. Un jour où il se promène dans place Saint-Marc, le prince est abordé par un Arménien mystérieuxsqué, qui lui tient ces paroles étranges: "Voulez-vous le bonheur, mon prince ?" avant de disparaître dans la foule . Toutes les recherches pour le retrouver restent vaines.

Quelques jours plus tard, le prince entre au café Florian de la place Saint Marc . Là est un groupe de joueurs de cartes : le prince s'approche et s'intéresse à leur jeu lorsque tout à coup réapparaît l'inconnu qui vient cette fois chercher querelle. Le prince, courtoisement, l'invite à passer son chemin mais l'inconnu lui réplique avec arrogance. Une querelle s'engage. Ils en viennent aux mains et le prince jette son adversaire sur le sol. L'homme se relève en proférant des menaces de mort

Tous les assistants conseillent au prince de quitter la ville sans plus tarder mais il est déjà trop tard . La redoutable Inquisition va se saisir du prince. Il est mené les yeux bandés dans une gondole noire qui gagne par un dédale de canaux un lieu tenu secret.

Lorsque le bandeau est dénoué, le prince se voit devant un tribunal d'Inquisiteurs masqués revêtus de robes noires. Un homme est poussé dans la salle. Les Inquisiteurs demandent au prince s'il s'agit bien du Vénitien qui l'avait insulté la veille. Sur sa réponse, l'homme avoue. Un bourreau masqué s'avance, il fait mettre à genoux le coupable et, et sous les yeux horrifiés du prince, lui tranche la tête

Dans es jours qui vont suivre, le prince reçoit une lettre l'informant qu'une révolte se prépare dans son royaume. Il lui faut reprendre, sans lus attendre, le chemin de l'Allemagne.

Le sort en a décidé autrement : après bien des épisodes étranges où réapparaît le mystérieux Arménien, dans la barque qui ramène le prince, il aperçoit une femme à la beauté ténébreuse dont il tombe aussitôt follement amoureux. La belle inconnue se perd dans la foule et commence alors une quête éperdue mais toutes les recherches restent vaines. Il ne la retrouvera que sur le bateau de son retour, entre Venise et Chioggia.

Tout, dans ce récit évoque l'enthousiasme fiévreux qui accompagna toute sa vie Schiller. Il rêvait sans cesse de Venise mais, par chance; ne put jamais y aller : la réalité est elle jamais à la hauteur du rêve...

 

a.fabre.fl@gmail.com

 

 Notes

[1] Der Geisterseher: Aus den Papieren des Grafen von O Publié en plusieurs épisodes entre 1787 et 1789 dans le journal Thalia. En FranLe Nécromancien ou le Prince à Venise (Trad. Mme de Montolieu) Ed. P. Blanchard, Paris 1811

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Date de dernière mise à jour : 29/07/2013

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