La Martinière (1697-1783),

GERMAIN PICHAULT DE LA MARTINIÈRE (1697-1783

Germain Pichault de La Martinière eut sous le règne de Luis XV puid Louis XVI participa de près à la vie médicale et politique de la France.

Il etait né dans les Deux-Sèvres, à Argenton l'Eglise   dans une famille de chirurgiens. Il partit à Paris rn 1720. Il devient "agrégé" au collège de Saint-Cosme en 1728. En 1730, il reçoit le titre de maître en chirurgie obtient une place de chirurgien du roi servant par quartier.

La Martinière devient attaché aux armées royales comme aide-major. Il fait ainsi la campagne d'Italie du maréchal de Villars en 1733, puis participe l'année suivante au siège de Philippsburg lors de la campagne du Rhin de la guerre de Succession de Pologne.

En 1741, La Martinière est nommé chirurgien-major, et particie au siège de Prague puis àla retraite de 1742, et la campagne de Bohême du Maréchal de Belle-Isle.

À son retour, il est nommé et chirurgien-chef des Gardes-Françaises et c'est à ce poste qu'il suit Louis XV dans la campagne de Flandres et participe au  siège de Fribourg, puis, de Mons et Namur ainsi qu'à  la bataille de Rocourt.

A l'issue de cette campagne, en 1747, à Bruxelles, Louis XV nomme Pichault de La Martinière premier chirurgien, succédant ainsi à  François de la Peyronie, décédé peu avant.]

La carrière de La Martinière va prendre un nouvel  essor: il devient le chirurgien personnel du roi Louis XV et va bientôt en devenir conseiller.

Il poursuit l'œuvre de Lapeyronie qui, avec l'appui du vieux chirurgien de Louis XIV, Georges Mareschal, avait fondé en 1731 l'Académie royale de chirurgie. Les statuts de l'Académie furent  publiés en 1748 et La Martinière en resta président  pendant près de… trente-sept années.

En 1769, il obtint du roi la construction, dans ce qui est à présent la rue de l'Ecole de médecine,  d'un  grand bâtiment à colonnades rassemblant l'Académie, le Collège et la Bibliothèque de chirurgie[1], en remplacement du trop exigu amphithéâtre dde Saint-Cosme. L'architecte Jacques Gondouin[2] mènera les les travaux dès 1769 et les acheve en 1774.

Les relations de La Martinière avec Louis XV sont analysées avec finesse par Louis XVIII dans ses Mémoires : " Louis XV "était comme un enfant docile en présence du chirurgien investi de toute sa confiance… ""il n'y avait pas à transiger avec sa volonté…et sa "franchise brutale"". En fait La Martinière temoigna d'un grand dévouement vis à vis de son royal patient  : en avril 1774, il prit sur lui de faire transporter du Trianon à Versailles, contre l'avis des autres médecins, le roi, atteint des premiers symptômes de la "petite vérole" (la variole). La fin pathétique du roi est racontée, sous une forme quelque peu romancée, par Alexandre Dumas dans son roman "Joseph Balsamo"

Germain Pichault de La Martinière, quant à lui,  mourut à l'âge de 86 dans sa résidence de campagne de Bièvres, où il fut inhumé. Il laissait en mourant  un legs destiné à fonder deux chaires de professeurs appointés à l'école pratique et, se montrant ainsi bien en avance sur son temps,  10 lits d'hôpital pour accueillir les malades atteints d'""affections peu communes" 

Bibliographie : François Iselin, "La Martinière. Chirurgien de Louis XV (2010)[3]

 

Contact  : a.fabre.fl@mail.com



[1] La Martinière fait par ailleurs établir des écoles de chirurgie dans les principales villes de province

[2] Jacques Gondouin de Folleville est un architecte français né à Saint-Ouen le 7 juin 1737 et mort à Paris le 29 décembre 1818.

[3] François Iselin, "La Martinière. Chirurgien de Louis XV", Librairie Académique Perrin, Paris, 2010

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