lettre octobre 2012

ACTUALITES INTERNATIONALES DE L'HISTOIRE DE LA MEDECINE

L E T T R E  D 'I N F O R M AT I O N S 

S E P T E M B R E   2 0 1 2 

Réunions d'Histoire de la médecine[1]

 XXI Congrès Mondial de Neurologie (World Congress of Neurology)( WCN 2013)

       (21-26 septembre 2013 Vienna, Autriche

       wcn@kenes.com

 Melancholy Minds and Painful Bodies: Genealogy, Geography, Pathogeny

       University of Liverpool, United Kingdom 9-11 juillet 2013

 2013 Congrès de l'Association Européenne d'Histoire de la Médecine et de la Santé (EAHMH)

       (4-7 septembre 2013).(Lisbonne)

       ContactJonathan Simon at eahmh@ymail.com

 24eme Congrès d'Histoire des Sciences, Technologie et Médecine (24th International Congress of History of Science, Technology and Medicine)

       (22 - 28 juillet 2013) (Manchester, GB)

       Contact : submissions@ichstm2013.com

 Melancholy Minds and Painful Bodies: Genealogy, Geography, Pathogeny

       (9-11 Juillet 2013) University of Liverpool, United Kingdom

       Contact : painpara@liv.ac.uk

 VariAbilities: A Conference on the History and Representation of the Body in Its Diversity

       4-7 Juillet 2013 Emory University Atlanta, Georgia

       Contact : Paul Kelleher Emory University pkelleh@emory.edu

 Infertility in History, Science and Culture

       4 Juillet 2013 - 5 Juillet 2013 University of Edinburgh, Edinburgh, United Kingdom

       Conact : Tracey Loughran LoughranTL@cardiff.ac.uk

 History of Science From Below

       5-7 juin 2013, Université du Maine, Le Mans, France

       Contactcristiana.oghinapavie@gmail.com

 Politique et Psychiatrie "

       Conférence de la Société Médico-Psychologique  prévue en juin 2013.

       Contact : parant.jacqueline@noos.fr

 19th Annual International "Stress and Behaviour" Neuroscience and Biopsychiatry Conference

       (16-19 mai, 2013) ( St. Petersburg, Russie)

       Contact isbs.congress@gmail.com

 Health and Medicine in Medieval Egypt (VIIth-XVIth Century): Specificities and Continuities

       (5 mai 2013, Le Caire)

       Contactalicekadri[at]hotmail.fr

 History of Medicine in the Indian Ocean World_ Indian Ocean World Centre (IOWC)

       26-27 April 2013, McGill University, Montreal, Canada

       Contacter: Anna Winterbottom (IOWC, McGill University)

 Nourriture et Hôpital dans l'Histoire (Food and Hospitals: An Historical Perspective)

       (26-27 Avril 2013)

       Université de Bruxelles (Partenariat avec l'Universit de Birmingham)

       Contact j.reinarz@bham.ac.uk

 Demons and Illness: Theory and Practice from Antiquity to the Early Modern Period

       (22-24 avril 2013), Centre for Medical History: University of Exeter, United Kingdom,

       Contact c.r.rider@exeter.ac.uk 

 Scientiae 2013 : Scientific Revolution can be considered an interdisciplinary process involving Biblical exegesis, art theory, and literary humanism, as well as natural philosophy, alchemy, occult practices, and trade knowledge ?

       (18-20 avril 2013) University of Warwick (UK),

            Contact  D.C.Beck@warwick.ac.uk

 Medical Museums and Anatomical Collections. Natural History Museum­— Toulouse

       (4 février, 2013

       Contact  talairac@univ-tlse2.fr

 The Southern Association for the History of Medicine and Science (SAHMS)

       (21-23 février 2013) (Charleston, South Carolina), (Réunion annuelle)

       Contact pbalch@uab.edu

 2nd Annual Black Women's Health Conference (Violence, Trauma, Resilience, Recovery: Factors in Black Women’s Health)

       (15-16 février 2013) (Tulane University, New Orleans, Louisiana)

       Contact bwhconference@wave.tulane.edu

 8th International Symposium for the History of Anaesthesia

       (22-25 février, 2013) (Sydney)

       Contact isha2013@asa.org.au

 Death: the Cultural Meaning of the End of Life

       (janvier 24 - 25, 2013) Leiden University Graduate Conference

       Contact : lucasconference2013@gmail.com.

 12ème Congrès National d'Histoire de la Médecine en Turquie (Congress on the Turkish History of Medicine and Second Symposium on the Turkish History of Dentistry Meetings).

       (10-13 Décembre 2012)(Istambul)

       Contact: aysegul.erdemir@yahoo.com

 Making Sense of Suffering

       (13-15  novembre 2012)( Salzburg, Austria)

       Contact : nphinerman@usfca.edu <nphinerman@usfca.edu

 Cancer Cultures

(6-7 novembre 2012) University College London United Kingdom

6th November Key Note Presentations 5-7pm

Contact : s.gibbon@ucl.ac.uk

 Médecine moderne et Philosophie de la Nature (Early Modern Medicine and Natural Philosophy)

       (2-4 Novembre 2012)(Center for the Philosophy of Science, University of Pittsburgh

       Contact , Peter Distelzweig at pmd17 [at] pitt [dot] edu.

 Complaining about Medicine, c. 1700-2000

       (2-3 Novembre 2012)(History of Medicine Unit, University of Birmingham, United Kingdom

       Contact r.i.wynter@bham.ac.uk

 

Réunions et congrès d'Histoire de la médecine

 12-16 septembre 2012  Padoue Réunion annuelle de la Société Internationale d'Histoire de la medecine

 Le 43eme Congres de la Société internationale d'Histoire de la médecine a eu lieu du 12 au 16 septembre dernier à Padoue ainsi qu'à la toute proche station thermale d'Abano Therme

La délégation française composée de Philippe Albou, Alain Lellouch, Alain Segal et André Fabre a été accueillie dès son arrivée par le Président, le Pr. Giorgio Zanchin et les membres du bureau Athanasios Diamandopoulos, Past-President, les Vice-Presidents John Pearn, Alain Touwaide et Carlos Viesca-Treviño, la Secrétaire générale, Dana Baran  et Alfredo Musajo-Somma, Trésorier de la société.

 Mercredi 12 septembre

 Le premier soir, une très sympathique soirée nous accueillait au Centre de Conférences d'Abano Terme. Abano est une ville assez semblable à Jesolo, peut être un peu plus " classe", située à 6 Kms de Padoue.

Abano Terme est connue depuis le VIe siècle avant J.-C., C'était alors  "Aquae Patavinorum" et le nom d"Abano" viendrait de Aponus, le dieu de sources d'eau chaude.

Pline l'Ancien, Martial, Tite-Live (qui, d'après un verset de Martial, serait né à Abano),  Cassiodore, Claudien et Suétone. D'après Suetone, Tibère, en partant pour  la guerre en Illyrie, alla au temple d'Aponus consulter l'oracle sur l'issue de la guerre et, pour obtenir une réponse favorable,  jeta dans source quelques pièces d'or.

A cette période Padoue devenue "municipe" romain a donné une grande importance aux sources thermales et à leur utilisation thérapeutique

La ville a eu nouvelle floraison au XVIe siècle, avec les grandes familles de Padoue (Vigodarzere, Dondi dall'Orologio, Capodivacca,) et Venise (Mocenigo, Malipiero, Moro, Morosini, Todeschini),

Avec la chute de la République de Venise en 1797, la noblesse a été contrainte de vendre leurs domaines, le plus souvent à des représentants de la bourgeoisie juive de  Padoue ( Luzzatti et Seven). Ces familles ont investi des capitaux considérables pour améliorer l'hébergement et donner un nouvel élan aux études sur les propriétés des eaux thermales, Dans le milieu du XIXe siècle, il y avait huit stations thermales.

 Pendant la Première Guerre mondiale, après la défaite de Caporetto, Abano Terme était le siège du commandement suprême de l'armée italienne. C'est là que Gabriele d'Annunzio, a conçu son célèbre raid à Vienne

Après la Seconde Guerre mondiale, la nouvelle technologie a permis le creusement de nouvelles sources, il ya eu un boom dans les activités thermales Abano est devenu une cité prospère et élégante.

 Jeudi 13 septembre

 Le lendemain matin, nous partions en autocar à Padoue où la réunion se tenait au Palais Bo, centre de l'Université de Padoue, situé en plein quartier historique, en  face de la Mairie.

 Palais Bo

Le Palais Bo est une  université prestigieuse fondée le 29 septembre 1222 l'université fut fondée par 'un mouvement de masse d'étudiants et professeurs en provenance de l'université de Bologne. Jusqu'en 1399 les disciplines qui y étaient enseignées étaient droit civil, droit canonique et théologie (Universitas Iuristarum), à partir de cette date va naître l'Université des artistes (Universitas Artistarum). Les nouvelles disciplines comprennent astronomie, dialectique, philosophie, grammaire, médecine et rhétorique. André Vésale, Albertino Mussato, Le Tasse, Pic de la Mirandole, Nicolas Copernic et Galilée fréquentèrent cet établissement. Galilée y enseigna de 1592 à 1610. À partir du XVe siècle commença une période de trois siècles prestigieux  car l'université de Padoue bénéficiait de la protection de la République de Venise déterminée à ce que Padoue demeure la seule université pluridisciplinaire à l'intérieur de son territoire.

Le groupe de bâtiments, qui était à l'origine résidence de la famille Papafava passa entre les mains d'un boucher qui avait ouvert une auberge (Hospitium Bovis) avec un crâne de bœuf comme  enseigne. La propriété de "Hôtel del Bove" ensuite passé en 1539 à l'Université, mais le nom de "Palazzo del Bo" est resté jusqu'à ce jour, car le crâne d'un bœuf en était l'enseigne.

En 1552 l'ancienne auberge fut démolie et remplacée par un nouveau bâtiment, conçu par Andrea Moroni, autour d'une cour aujourd'hui appelé "Ancienne cour carrée " avec une double loggia sur deux rangées de colonnes.

Les murs de la galerie sont décorés avec près de trois mille armoiries peintes ou sculptées car la coutume était que chaque enseignant, à la fin de son mandat, laisse son emblème à l'Université

Au pied de l'escalier menant à la galerie supérieure, la statue de Elena Lucrezia Cornaro, la première femme au monde à obtenir un diplôme en philosophie

A la galerie supérieure, le théâtre anatomique construit  en 1594, la Sala dei Quaranta, où est encore conservée la chaire de Galileo et  la Grande Salle dont les murs sont couverts de blasons et décorations et le plafond décoré de fresques, ainsi que  la salle du Sénat académique

A partir de 1932, a été construit la nouvelle aile autour de la "Nouvelle cour". Le célèbre architecte Gio Ponti conçu les escaliers et de nombreux Recteur du XXe siècle ont contribué avec des sculptures et des fresques ornent la nouvelle aile.

Actuellement, le Palazzo del Bo appartient la Faculté de Droit

Internet permet de faire Une visite virtuelle complète de ces somptueux locaux

http://www.unipd.it/esterni/visiteweb/italiano/pagine/visita.htm

 Réunion de la  Société internationale d'Histoire de la médecine

 C'est dans l'Aula Magna, la grande salle d'apparat qu''avait lieu la cérémonie d'ouverture.

Après le discours inaugural du Président Zanchin,  le Prix Nobel 1998 de médecine, Louis Ignarro,  présenta une communication de haut niveau émaillé de considérations pratiques sur le Sildenafil (comprendre Viagra) découvre que le monoxyde d'azote, formé dans la cellule de l'organisme, franchit les membranes et commande le fonctionnement d'autres cellules. Leurs travaux montrent le rôle essentiel de ce gaz, notamment dans le système cardio-vasculaire

A la fin la matinée, les congressistes ont été conviés à Un "picnic de luxe et de gastronomie  a suivi dans l'impressionnante Salle de la Basilique (allusion à la forme en trois lobes  de l'immense espace. Une copie de l'Horloge de Jacopo Dondi

Les communications suivantes se faisaient dans deux autres salles , la salle des Archives et l 'Aula Nuova 

Albou et Segal  

introductioon à la connaissance des medialles de Charles Patin ou le début de ses ennuis qui finiront à Padoue

Aliverti Massimo

Un piccolo manuale per la valutazione e scelta del medico curante da parte dei paziente ad opera di Joseph Frank (1771-1842)

LeFloch Prigent Patrice :

Assassinat de Henri IV en 1610

Baran 

.Victor Gomoiu’s presidency of the International Society for the history of medicine as reflected in his letters to Jean-Joseph Tricot- Royer

.Medical practices of ancient romanian people in Francesco Griselini’s letters from the Banat of Temeswar

. European coordinates of romanian medicine in Iasi evidenced by professor Constantin Thiron’s work

Buda Octavian

Alzheimer before Alzheimer:Georges Marinesco and the early research in aging and neurodegeneration

Louis Ignarro

History of a gaseous signaling molecule

Collins Kenneth

Jewish Medical Students and Graduates at the University of Padua 1517-1739

Cruz Gutierrez Rolando costa rica "

"asociación panamericana de anatomia

De Leiva

Jessenius´ plague tract and Fracastoro

Diamantopoulos

stance of Christianity towards sanitary and recreational bathing

Musajo somma

La biochimica per la clinica: Luigi Musajo, prorettore a Padova L Musajo Somma, A Musajo Somma

Pearn

Doctors’ Orchids

Touwaide

Digitizing Manuscripts of Medical History. A Case Study: the Padua Dioscorides Padua Botanic Garden in 1545

Tricot

Les remèdes contre la douleur. Thèse du Dr C Sommé 1806

Viesca

Presence of Pietro d’Abano in mexican sixteenth century medicine

Zanchin Giorgio

.The colourful sunrise of the Nervous System imaging

.Nosography and therapy in evolution. Menstrual migraine and triptans

.Death in Venice, Christian Johann Doppler and his journey of hope

Zanchin Maria Renata

History and philosophy of medicine, essential instruments for Continuous Medical Education

 Visite de Padoue

Après la réunion, nous prenons un verre devant le Palais Bo et partons à la découverte de Padoue

Padoue est à à 40 kilomètres de Venise, est une ville pittoresque, avec un réseau dense de rues à arcades s'ouvrant sur de grandes places et de nombreux ponts traversant les diverses branches de la rivière  Bacchiglione qui entoure les anciens murs comme un fossé.

 Palais Moroni, Palazzo del Comune di Padova

Juste en face de l'université du Palazzo Bo, donnant Piazza delle Erbe et rejoint le Palais de la Raison, le palais médiéval et le palais du Conseil des Anciens, rejoints par la tour qui domine la place dei Frutti.

L'ancien Palais du Podestat un des exemples les plus remarquables de style de la Vénétie. Les côtés donnant sur la Via del Municipio et Piazza delle Erbe sont en marbre blanc et sont divisés en deux ordres, séparées par un balcon filant sur toute sa longueur et sur lequel il ya une série de grandes fenêtres avec voûte circulaire , divisé par des colonnes. Elles sont décorées avec des emblèmes et symboles de Podestà . L'obélisque sur le coin en haut, porte les initiales et les insignes de Nicola Da Ponte.. Contrairement au Conseil des Anciens, dont les membres ont été élus, le maire devait être étranger à Padoue. En échange il recevait  logement pour lui et sa famille et une rémunération équitable (environ 80 fois celle d'un ouvrier non qualifié), mais devait payer tous les frais pour un groupe de 35 personnes, dont quatre juges de la cour criminelle et de trois soldats , ainsi tous les étrangers, qui se sont déplacés à la ville avec leurs familles pour la période du mandat. Personne, pas même les membres de la famille, ne pouvait en aucune façon recevoir des dons, donations, ou obtenir un crédit pour acheter des biens et des terres de l'un des Padoue, même accepter une invitation à déjeuner.

Le Palais du Conseil, maintenant occupée par des magasins, est ornée de colonnes à chapiteaux byzantins, anciennement appelées "les deux bassins d'or."

Le Palais des Aînés, anciennement connu sous le nom de la Tour Blanche pour la distinguer de la Tour Rouge, qui se trouvait là où aujourd'hui on voit l'arche, qui relie au Palais du Conseil de la Raison..

Académie des Ricovrati fut fondée à Padoue en 1599 à l'initiative d'un noble Vénitien, l’abbé Federico Cornaro, en présence de vingt-cinq autres personnes distinguées, parmi lesquelles Galilée. Elle fut la première à admettre des femmes en son sein, dont, en 1679, la première femme en Europe à avoir obtenu un diplôme universitaire, Elena Cornaro Piscopia.

Le Palazzo della Ragione (Palais de la Raison) commencé en 1172 et achevé en 1219. Il fut remanié suite à un incendie en 1420.

Sur la Piazza dei Signori : belle loggia nommée la Gran Guardia commencée en 1493 et achevée en 1526, et à côté du Palazzo del Capitani, résidence des gouverneurs vénitiens, avec son portail œuvre de Falconetto of Verona, 1532.

Prato della Valle (Pré de la Vallée), la plus grande place de Padoue, et la plus grande d'Europe en son temps.

Mur de Via Anelli : Le centre-ville est entouré par les murs de la ville longs de 11 km, construits au début du XVIe siècle, par des architectes dont Michele Sanmicheli. Il n'existe que quelques ruines, avec deux portes, de la plus petite et les murs intérieurs du XIIIe siècle.

Le Castello. Sa tour principale a été transformée entre 1767 et 1777 en observatoire astronomique connu sous le nom Specola. Toutefois, les autres bâtiments ont été utilisés comme prisons au cours des XIXe et XXe siècles. Ils sont maintenant en cours de restauration.

Les ponts romains : Le Ponte San Lorenzo, ainsi que l'ancien Ponte Molino, Ponte Altinate, Ponte Corbo et Ponte S. Matteo

La Basilique Saint-Antoine dédiée à saint Antoine de Padoue, nommée plus simplement Il Santo (le saint). Ses reliques sont conservées dans une chapelle richement ornée de marbre sculpté, œuvre de différents artistes dont Sansovino et Falconetto. La basilique fut commencée en 1230 et sa construction se poursuivit sur plusieurs siècles.

Basilique Sainte-Justine : Située au centre de Padoue, dont la forme actuelle date du XVIIe siècle.

Les Eremitani est une église augustine du XIIIe siècle qui contient les tombes de Jacopo (1324) et Urbertino (1345) da Carrara (de Carrare), seigneurs de Padoue et qui possède des fresques de Mantegna dans ses chapelles Saint-Jacques et Saint-Christophe.

La chapelle des Scrovegni ou église de l’Arena dont les murs intérieurs sont entièrement couverts de peintures de Giotto

Caffe Pedrocchi, via VIII Febbraio 15, une institution. A partir de 1916, sous la direction de Antonio Pedrocchi de Bergame, il fut le lieu de rencontre de l'intelligenzia, étudiants, artistes, hommes politiques, écrivains. En 1831, les étudiants réunis au café Perocchi se révoltèrent contre l'occupant autrichien. Il a conservé son architecture néo-classique, due à l'architecte Giuseppe Jappelli avec 8 salles de dimensions et de décorations différentes:  salle de bal (assez grande), salle égyptienne (l'une des plus petite), salle grecque ou romaine, chacune possède son propre décors. Un musée du Risorgimento est ouvert à l'étage. Le café Pedrocchi n'a pas renié sa fonction première. Il sert encore des cafés à l'ancienne qui ont fait sa réputation, comme le café amer à la menthe douce, saupoudré de cacao. Il propose de nos jours de sublimes glaces. C'est aussi un excellent restaurant

Orto botanicole plus ancien jardin botanique existant au monde fondé en 1545 par Francesco Bonafede sur commande du Sénat de la République de Venise pour la culture des plantes médicinales, qui en ce temps-là constituaient la plupart des " simples ", c’est-à-dire de ces médicaments qui étaient extraits directement de substances végétales naturelles. À cause des nombreux vols, et malgré les sanctions, on édifia un mur d'enceinte circulaire autour du jardin pour le protéger. Le jardin s’enrichit des plantes qui provenaient du monde entier et en particulier des pays d'Orient  où la République de Venise avait des échanges commerciaux. L' Orto botanico di Padova est le premier et le seul jardin qui conserve strictement son emplacement et son dessin d’origine en comparaison avec les jardins de la même époque comme à Pise et à Florence. Dans la première moitié du XVIe siècle on a réalisé les serres et le théâtre botanique ; dans l'enceinte, se trouvent les bustes d’éminents botanistes parmi lesquels Linné. L'une des serres est encore en l'état original avec les petites colonnes et les arcs en église. Le Jardin botanique de Padoue a toujours rassemblé et cultivé des plantes exotiques rares introduites ensuite dans le reste de l'Europe. Parmi ces plantes, on compte un gattilier qui a vécu jusqu'en 1984 (cité dans un inventaire de 1550) et un palmier nain de la variété Arborescens qui inspira Goethe durant son séjour en Italie en 1786 dans son essai nommé Versuch die Metamolphosen der Pflanzen zu erklären. Ce palmier se trouve dans une serre à l’intérieur de l'"hortus sphaericus" où l'on trouve aussi un ginkgo et un magnolia parmi les plus anciens d’Europe. À l’extérieur, dans l'arboretum, pousse, depuis 1680, un gigantesque platane au tronc creux depuis qu'il a subi les attaques de la foudre. . On y trouve une collection de plantes carnivores et de plantes médicinales et vénéneuses dans l'" hortus cinctus ".

 Programme social

 Le Vendredi 14 septembre : Départ à 13 heures d'Abano pour Venise. Le bus nous dépose à Porto Marghera et nous montons à bord d'un bateau

 Lazzaretto Nuovo

Monastère bénédictin durant le Moyen Âge, l'île devient en 1468, par décret du Sénateur de la Sérenissime, Lazaretto, île où siège le Devoir de prévention des contagions, institution vénitienne exportée par la suite partout à travers le monde. L'île servit ainsi de dépôt de marchandises suspectées d'être infectées par la peste afin de les examiner sur place. Avec l'épidémie de 1576, l'île reçu également des habitants a risques afin d'examiner leur état de contagion. Si la visite diagnostiquait la maladie, les malades étaient transférés d'urgence à l'hôpital de Lazzaretto Vecchio. Elle fut par la suite utilisée comme fort sous les règnes napoléonien et autrichien avant d'être finalement démise de l'exercice italien en 1975.

 Torcello

Première zone de peuplement de la lagune à partir du VIe siècle, Torcello en devient l'île la plus peuplée avec 10.000 habitants au Xe siècle. L'envasement de ses canaux et la propagation de la malaria conduisent l'île à être peu à peu désertée. En 2009, Torcello ne compte plus qu'une soixantaine d'habitants.

À l'époque romaine, était  un lieu de villégiature de la noblesse d'Altinum, dont l'île emprunta le nom de Turricellum à une de ses portes. Lors de la chute de l'Empire romain d'Occident, l'île devient un refuge pour les Vénètes fuyant la terre ferme et est l'une des premières îles de la lagune à être habitée, tout particulièrement après la destruction d'Altinum par les Huns en 452. Après la guerre des Goths au Ve siècle, la Vénétie est sous la domination théorique de l'exarchat de Ravenne. Cependant, les invasions lombardes et franques provoquent un afflux permanent de réfugiés urbains, attirés par la protection relative de l'île, y compris l'évêque d'Altinum lui-même. En 638, Torcello devient le siège épiscopal officiel ; les habitants d'Altinum y apportent les reliques d'Héliodore.

Torcello se développe principalement entre les VIIe et Xe siècles, après la reconquête de l'Italie par le général romain Bélisaire. Elle maintient d'étroits liens culturels et commerciaux avec Constantinople ; cependant, en tant que poste avancé de l'Empire byzantin, elle s'assure peu à peu d'une autonomie politique croissante vis-à-vis de l'Empire et prospère à l'intérieur de la confédération d'îles qui donnera naissance à l'État vénitien.

Aujourd'hui, Torcello n'a plus que 60 habitants permanents. Quelques-uns de ses canaux subsistent encore, le principal reliant la lagune à la basilique, où de nombreux Vénitiens viennent se marier. Les dernières constructions de l'île sont la basilique Santa Maria Assunta, l'église Santa Fosca, la maison du conseil et quelques cafés et restaurants.

L'édifice le plus remarquable de l'île de Torcello est la cathédrale Santa Maria Assunta (Notre-Dame de l'Assomption), bâtie en 639. Selon une inscription en latin gravée à gauche du chœur, elle aurait été fondée par l'exarque de Ravenne Isaac. Il s'agit du document le plus ancien de l'histoire de Venise :La façade, très sobre, est précédée d'un narthex dont la galerie rejoint et entoure l'église voisine de Santa Fosca. L'intérieur, à trois nefs, repose sur des colonnes en marbre grec à chapiteaux. Le pavement de mosaïques a été réalisé au XIe siècle, les bas-reliefs datent du XIe siècle et les peintures du XVe siècle. L'iconostase est un exemple de la toute fin de l'art byzantin pictural (XVè siècle). L'autel de la cathédrale abrite un sarcophage romain renfermant les reliques de Saint Héliodore. Hemingway, parlant de la cathédrale Notre-Dame (Santa Maria Assunta), prétendait que les Vénitiens n'avaient jamais rien fait de mieux.

De somptueuses mosaïques, réalisées entre le XIIe siècle et le XIVe siècle, couvrent les murs de l'abside et des deux chapelles encadrant le cœur. Au revers de la façade s'étire une immense et majestueuse mosaïque représentant le Jugement dernier. Les mosaïstes des XIIe et XIIIe siècles, s'inspirèrent des canons esthétiques byzantins en symbiose avec l'esprit de l'art roman :  l'Annonciation,  la Vierge à l'Enfant, le Christ trônant entourés des archanges Saint Michel et Saint Gabriel, Sur la voûte d'arêtes quatre anges portent l'agneau mystique. Les quatre fleuves du Paradis sont représentés par des bandes où alternent fleurs et grappes de fruits, et dans lesquelles apparaît tout un bestiaire miniature symbolique (lion, paon, taureau, aigle, et oiseaux au plumage blanc).La plus belle des mosaïques : le Jugement dernier, en six bandes surtout la hauteur du mur de revers, et se lit de haut en bas : en haut la Mort et la Résurrection du Christ , en bas, figure le Jugement . Le Christ foule les chaînes de l'enfer et un diable minuscule. Il tient Adam par la main, tandis que Eve est en prière. Derrière elle s'avancent les rois David et Salomon. De l'autre côté, Saint Jean-Baptiste est suivi du groupe des prophètes. Deux immenses archanges (Gabriel et Michel) portant des globes et vêtus à la mode byzantine encadrent ce registre. La Vierge, Saint Jean-Baptiste et les douze Apôtres les encadrent. Deux anges portant d'innombrables yeux sur leurs ailes soutiennent la mandorle d'où coulent des fleuves de feu en direction de l'enfer (registres 5 et 6 dans leur partie droite).

Devant la cathédrale, face au musée, se trouve un siège de marbre qui, selon la légende, aurait servi de siège à Attila lorsque celui-ci avait traversé l'Italie. Au Moyen Âge, il fut utilisé par l'évêque et pour l'exercice de la justice.

L'Hôtel Cipriani Locanda n'a pas changé depuis l'époque d'Hemingway mais le jardin s'est beaucoup réduit pour faire place à un vaste gazon anglais destiné aux cocktails, ce qui fut fait pour nous

 Dîner à bord du bateau

150 convives. Le menu est coquillages et fruits de mer, fritures diverses : seiches, des calmars, des queues de homard ou de langoustines

Nous débarquons à la place Saint Marc et par un chemin détourné nous entrons dans la basilique : nous passons via Mercerie, puis entrons par une petite porte à droite donnant sur un couloir. Le couloir s'ouvre sur une cour où se trouve le tribunal ecclésiastique. Nous reprenons un couloir, descendons en escalier étroit, remontons de nombreuses marches. Une petite porte s'ouvre : nous sommes dans Saint Marc plongé dans le noir

 Soirée à la Basilique San Marco

La première église dédiée à Saint-Marc fut fondée en 828 par Giustiniano Participazio, onzième Doge de Venise, et bâtie dans les années 829 à 832, sur l'emplacement de la chapelle privée du palais des Doges, dans le but de recevoir les reliques de saint Marc l'évangéliste rapportés de Bucoles, petit port proche d'Alexandrie, où il avait souffert le martyre, par des marchands vénitiens. Les ossements de saint Marc furent "miraculeusement redécouverts" le 25 juin 1094. Ce jour fut déclaré jour de fête, nommé " Inventio Sancti Marci ".

Saint Marc est une église à coupoles, qui suit le modèle des édifices byzantins : elle forme un plan en croix grecque de 76,5 m de long et 62,6 m de large. La coupole centrale couvre la croisée des quatre branches, chacune surmontée de sa propre coupole. Les coupoles principales atteignent une hauteur de 45 m. C'est aux liens étroits de la République de Venise avec Byzance que l'on doit ce recours de chaque instant aux modèles l'art byzantin. La scission de la façade principale en deux étages affirme la reconnaissance de Saint-Marc de Venise en tant qu'église d'État, mais elle symbolise aussi le triomphe sur Constantinople en 1204, lors de la IVe croisade.

La décoration somptueuse, par l'abondance des colonnes antiques de marbre, porphyre, jaspe, serpentine, albâtre, les innombrables sculptures de différentes époques et les mosaïques des portails laissent une impression d'immense richesse. Dès le XIIIe siècle, les sculptures des archivoltes des cinq portes médianes ont montré l'opulence des corporations vénitiennes, avec les représentations des douze mois et les allégories des Vertus. Les mosaïques d'origine, du XIIIe siècle n'ont été conservées qu'au-dessus de la porte Sant'Alipio, au nord. La galerie, à l'étage, est dominée par des copies du célèbre quadrige antique de bronze doré des Chevaux de Saint-Marc, qui, comme beaucoup de colonnes et sculptures, ont été enlevées à Constantinople en 1204.

L'intérieur est divisé en trois nefs par six colonnes et quatre piliers massifs sur lesquels reposent les cinq dômes. Les bras du transept sont eux-mêmes divisés en trois nefs. L'effet spatial est impressionnant : alors que le sol est recouvert de mosaïques décoratives et le bas des murs revêtu de marbres de toutes sortes, le haut des murs et tout le plafond sont recouverts de mosaïques à fond d'or. Les 2600 colonnes antiques ont été prises pour la plupart lors des conquêtes (en particulier celle de Constantinople en 1204) et reversées comme butin à Saint-Marc. Les mosaïques sur fond d'or ont valu à l'église le surnom de " basilique d'Or ". Les tesselles sont ici découpées dans des dalles de verre coloré au lieu de pierres de rivière colorées de la technique antique. Les tesselles d'or et d'argent sont constituées de verre transparent enserrant des feuilles de métaux précieux. Souvent, ils ont reçu un angle différent, afin de varier les jeux de lumière.

La pièce d'ornementation la plus spectaculaire est la Pala d'oro, somptueux panneau d'orfèvrerie situé derrière le maître-autel. Devant le chœur se trouve l'iconostase, qui présente des scènes de la vie des apôtres, de Marie, de Jean, et un triomphe de la Croix de Dalle Masegne, de 1394. Le Sarcophage de Saint Marc est vide : les restes du saint se trouvent au Caire

Les quatre hevaux qui surmontent façade, proviennent de l'hippodrome de Constantinople. Ils ne remontent probablement pas au-delà du IIe siècle, selon la plupart des historiens actuels. Les Vénitiens les rapportèrent lors du sac de Constantinople en 1204. En 1797, les chevaux furent ramenés à Paris par les troupes françaises à la suite de la prise de la ville par Bonaparte durant la première campagne d'Italie. Placés sur l'arc de triomphe du Carrousel jusqu'en 1815, ils furent ensuite rendus à la Cité des Doges par l'intermédiaire des Autrichiens. Les chevaux exposés actuellement à l'extérieur sont des copies : les originaux sont à l'abri dans le musée de San Marco. Chacun des chevaux pèse environ 875 kg, et les têtes n'ont certainement pas été remises à leur juste place après le déménagement de Constantinople. Le char antique, lui, a entièrement disparu.

Autre œuvre byzantine : À un angle de la cathédrale, intégré à la porta della Carta se trouve le célébrissime groupe sculpté des Tétrarques, représentant les deux couples d'empereurs de la première Tétrarchie : l'empereur Dioclétien et les co-empereurs Maximien, Constance et Galère.

Le Campanile, emblème de Venise, avait été construit en 1511 mais le bâtiment actuel n'est qu'une copie. En effet, en 1902, le jour du 14 juillet, le campanile s'est brusquement effondré sans blesser personne sauf un chat et détruisant la Logetta située en contrebas. Il a été reconstruit de 1903 à 1912.

Retour en bateau : splendide vision de Venise et ses mille lumières

 Samedi 15 septembre

Matinée : présentations au Teatro  Congressi d'Abano, Largo Marconi, 16 -

A 17 heures nous partons pour le dîner de clôture de la réunion

 Villa dei Vescovi (Villa des Eveques) : Extraordinaire villa Palladienne  du XVIe siècle, parfaite harmonie entre architecture et paysage des Collines Euganéennes, construite entre 1535 et 1542 pour l'évêque de Padoue sur un projet de Véronèse et de l'architecte Giovanni Maria Falconetto, tandis que la direction des travaux, il était confiée  à Alvise Cornaro.

 A l'intérieur et les loges magnifiques fresques peintes par les Flamands Sustris Lambert, élève de Raphaël à Rome.

Après un apéritif sur la terrasse qui domine la campagne, Dîner mémorable avec au menu : risotto, rumsteak, gâteau et glaces, le tout arrosé par d'innombrables vins locaux de tous types, blancs et rouges, secs ou sucrés, spumanti ou nature

Reste une question  "Quel est le plus beau des palais de Vénétie ?" Vescovi, Pisani, Malcontenta, Rotonda  ??

 Sites Internet d'Histoire de la médecine

 Clystère n°13 (octobre 2012)

Création de l'ADAMAP (Association des amis du musee de l'AP HP). CR de l'Assemblée générale de l'ADAMAP. Le projet Hôtel-Dieu 2016 est lancé. Le texte d'une pétition est sur le site  http://www.adamap.fr/petition.html

L’image du mois : Le diaphanoscope de Vohsen. (JP Martin)

Le "sexographe" du Professeur J. Capron. (JP Martin)

Haschich, chanvre, cannabis : l’éternel retour (A Fabre)

 Société d’Histoire de la Pharmacie (http://www.shp-asso.org/)

Le site présente une revue des publications récentes d'Histoire de la Pharmacie

L'esprit des liqueurs (Austin de Croze)

Come et Damien, les saints médecins : http://www.shp-asso.org/index.php?PAGE=come

Formulaire  de Maitre Fournier, du bailliage de Gisors, en 1753

Remèdes, onguents, poisons (Yvan Brohard)(Editionns de la Martiniere, 2012) Le livre raconte cette longue épopée qui depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours a transformé les apothicaires en pharmaciens...Une histoire des remèdes anciens, dont certains prêtent parfois à sourire, jusqu'aux médicaments de la médecine moderne... Une histoire marquée par les alchimistes qui transformaient, à l'aide de dosages minutieux, des poisons souvent mortels en sources de guérison ou de soulagement de la douleur... Une histoire marquée par des découvertes associées à des personnages hors du commun, célèbres ou moins connus, mais tous déterminants dans la longue marche du progrès humain.

 "Medicina et Historia"

Le  Site a été remanié et  présente à l'heure actuelle un ensemble de 150 biographies et d'analyses relatives à l'Histoire de la médecine depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

Table des matières affichée dans "Comment accéder au site "Medicina et Historia" ?"

http://andrefabre.e-monsite.com/pages/histoire-de-la-medecine/comment-accundefinedder-au-site-mundefineddicina-et-historia.html

 Musées d'Histoire de la médecine

 Musée d'Histoire de la médecine de Bakou, Azerbaijan

http://www.icom.azeurotel.com/en/profiles04en.html

 Articles de revues

L'art de la guérison dans l'Antiquité (Alain Touwaide)( Heilkunst der Antike)(Der Spiegel 9 octobre 2012)

Un spécialiste du Smithsonian Institute expose ce qu'était le savoir Antique dans le domaine de la thérapeutique (Article en langue allemande)

 Un nouveau Centre de recherché sur les Traditions en Médecine (Vesalius XVIII. I 51-53, 2012)

Description du nouveau Centre de recherches de l'Institute for the Presrervation of Medical Traditions, Washington

 "Pour une médecine de l’incurable" (Emmanuel Fournier,  Marie-Odile Frattini,  Jean-Christophe Mino)

(Etudes Revue de culture contemporaine juin 2008 - tome 408/6)

 Livres

Thomas W. Evans (1823-1897), le dentiste de Napoléon III (Henri Lamendin )(L'Harmattan, 2012)

Fabuleuse carrière d'un dentiste nord-américain venu s'installer à Paris au XIXème siècle. Il deviendra le confident et l'émissaire de Napoléon III sans négliger pour autant ses activités professionnelles ; il a promu nombre de  techniques nouvelles dans le domaine de la prothèse et de l'analgésie dentaire

Voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_W._Evans

 L'Histoire en s'amusant  (Jean Jose Boutaric)(Ed. Anfortas, 2012)

Le Dr Boutaric a publié un nouveau livre qui revisite l’Histoire à travers une sympathique et attachante équipe du Samu appelée lorsque les « grands de ce monde » succombent brutalement.

 L'auto-santé : vers une médecine réflexive (Bernard Andrieu)(Armand Colin, 2012)

Le patient « bon et docile » n’existe plus. Désormais, le sujet contemporain entend devenir agent de sa santé et refuse de se laisser enfermer dans une simple relation soignant-soigné, vécue sur un mode passif, jusque dans la demande de disposer de son corps.  Le patient fait appel à des pratiques nouvelles, sources d’habitudes, de croyances psychologiques et d’un nouveau style de vie. Il n’est plus patient, mais agent de sa propre médecine, une médecine à la première personne.

 Herbs and Healers from the Ancient Mediterranean through the Medieval West (Ann Arsdall et T. Graham)

Essays in Honor of John M. Riddle

Présentation d'un ensemble d'articles relatifs de la médecine de l'Antiquité

 Sigmund Freud (1856 1939) : "Noire cœur tend vers Venise" (Extrait d'une étude sur les médecins de Venise, à paraître prochainement) (A. Fabre)

Sigmund Freud était né dans une petite ville de Moravie, Příbor   alors possession austro-hongroise et avait fait ses études de médecine à l'Université de Vienne où il obtint son diplôme en1881. Il s’intéressa très tôt aux "maladies de l’âme". Il fut d’abord .élève du grand spécialiste Viennois de la psychiatrie, Theodor Hermann Meynert mais décida rapidement de se rendre au temple de la neurologie mondiale, alors à La Salpetrière, dans le service de Jean-Marie Charcot et, sitôt de retour à Vienne .en 1896, il commence l’élaboration de la doctrine et du vocabulaire psychanalytiques.

Toute sa vie, Freud eut le goût des voyages. Il le montre clairement dans sa volumineuse correspondance, plus de 20000 lettres, cartes postales et télégrammes pour la plupart adressés à la famille : sa femme, Martha Bernays, son frère Alexandre, sa sœur Rose et leurs enfants

Venise, était de longue date un objet de rêve pour Freud : en témoigne une lettre à sa femme datée de 1885 (il n'avait pas encore trente ans)  où il parle d’une carte reçue d'un de ses collègues de La Salpetrière l'invitant à faire me voyage de Venise : "J'aimerais, écrit il à Martha  que nous puissions accepter l'invitation à loger dans un des palais de Venise".

DE très fréquents voyages en Italie    vont s'échelonner dans la vie de Freud dont six, ou peut être huit selon certains biographes, séjours à Venise.

Le premier voyage à Venise se situe du 25 au 30 août 1895

Sigmund avait fait le voyage en compagnie de son frère cadet Alexandre, laissant en Autriche sa femme qui était sur le point d'accoucher.

Les deux frères logent Riva degli Schiavoni à la Casa Kirsch, aujourd'hui hôtel Métropole. Dans ses lettres à Martha, le ton est enthousiaste:

Dimanche 25 août 1895 ; Mon cher amour, Nous avions convenu ensemble que tu n'obtiendrais pas de moi des descriptions détaillées [sur Venise] : Les transes qui saisissent le visiteur l'en empêchent. Nous sommes en pleine forme, occupés toute la journée à marcher, nous promener en bateau, tout admirer, manger et boire. Chaque matin, nous allons au Lido passer une vingtaine de minutes à nous baigner dans la mer, avec sous les pieds, un sable délicieux.* Hier, le temps était frais et la mer un peu houleuse, mais aujourd'hui, il a commencé à faire très chaud. Hier, nous avons escaladé le Campanile de Saint-Marc, nous nous sommes promenés au Rialto dans toute la ville, ce qui nous a permis permet de voir les choses les plus extraordinaires, nous avons visité l'église des Frari et la Scuola San Rocco, savourant une surabondance de Tintoret, de Titien, et de Canova, nous nous sommes arrêtés quatre fois au Café Quadri sur la place Saint Marc, avons écrit des lettres, marchandé des achats, et nos deux journées ont été remplies comme six mois. Les moustiques ont bien manifesté leur existence. Inutile de dire, je suis déjà très impatient d'avoir de tes nouvelles"

Le même jour, Freud, fait part sur une autre carte, de l'émotion ressentie lors d'une longue promenade en gondole : "un conte de fée bizarre et totalement onirique"

Lundi 26 août, il écrit : "Le matin au Lido pour un bain de mer puis visite de la ville de Venise : Tour de San Marco et panorama du Rialto". Viennent ensuite les visites aux églises de Venise : Santa Maria Gloriosa dei Frari, avec le tombeau de Monteverdi et statue de St Jean Baptiste par Donatello dans la chapelle des Florentins. Autre visite : église Santa Maria Assunta, dite église des Gesuiti, puis, Scuola San Rocco pour voir la fuite en Egypte du Tintoret et bien d'autres chefs d'œuvre". Les deux frères ont à peine le temps de faire halte au Café Quadri place Saint Marc pour y faire provision de cartes postales

Mardi 27 : les deux frères vont en excursion à Murano pour voir à l'œuvre les souffleurs de verre. Sigmund y fait  l'achat d'un miroir pour Anna.

Mercredi 28 : visite de Chioggia et de Sottomarina où les deux frères visitent l'église San Martino pour en admirer le petit temple; le "Tempietto" gothique

Jeudi 29 : Sigmund se plaint dans une lettre à sa femme de "la vague de chaleur écrasante qui empêche de sortir de l’hôtel"

Vendredi 30, Freud décrit ses visites de la journée :  le matin, promenade au marche aux poissons du Rialto puis visite des églises de la Giudecca : le Rédempteur et l'église des  "Zitelle", les jeunes filles à marier. Le soir promenade en gondole sur le grand canal où Venise montre ses pouvoirs envoûtants. "Nous sommes très heureux ici. Je t’écris de la chambre où, de la fenêtre, la vue sur la Riva degli Schiavoni est celle de carte postale que je t’adresse avec l’en-tête de la Casa Kirsch. Je n’ai pas d’insomnies mais je me lève très tôt pour jouir de la vue sur la basilique San Giorgio Maggiore."

Vendredi 30 après midi "Je viens de trouver ta lettre qu’on m’avait glissé sous la porte...." "

En 1897 Sigmund revient à Venise, mais cette fois accompagné de son épouse,  Martha : ils vont y sejourner une semaine, du 25 août au 2 septembre

Leur première visite est pour le musée de l'Academia. Ils vont ensuite retrouver la sœur de Sigmund, Adolphine qui séjournait alors à Venise, celle là même qui allait connaître un destin tragique au camp de concentration de Théresienstadt.

Même à Venise Freud reste en proie à ses phantasmes habituels, qu’il confie dans une lettre à son grand ami Fliess : "Donc, en rêve, j'ai vu un crâne et je pensais que c'était celui d'un cochon": ne pas exclure qu'il y ait association avec le souhait que tu formulais il ya deux ans, de trouver , comme Goethe, un crâne de mouton sur la plage du Lido (NB : AVenise, Goethe avait trouvé sur la plage du Lido un crâne de mouton et découvert entre les mâchoires un os que personne avant lui n'avait remarqué...)".

Le 2 septembre Freud quitte  Venise pour se  rendre à Florence et visiter la Toscane et quelques jours plus tard, le 6 septembre 1897, il va résumer ainsi ses impressions sur Venise dans une lettre à ami et confident Fliess : " Cher Wilhelm; comme tu sais, je suis venu en Italie chercher du "punch au léthé". Ça et là j'en prends une bonne dose. On savoure ici une étonnante sorte de beauté et l'énorme besoin de créer, en même temps que mon penchant vers le grotesque et le psycho-pervers reçoivent ici leur ration. J'ai beaucoup à te dire là dessus mais cela restera entre nous....Cordialement, Sigm "

Un an plus tard Sigmund visite la  Dalmatie en compagnie de Martha et, au retour, le couple s’arrête quelques jours  à Venise

Freud devra attendre quatre années avant de retrouver Venise : ce sera sur la route d’un  voyage à Naples en passant par Rome et, au retour, il s'attardera à Venise du 28 août au 15 septembre 1902

Un spectacle terrifiant l’y attend : la vue des décombres du Campanile de la place Saint Marc qui s’est effondré quelques jours plus tôt le jour du 14 juillet, dans un fracas d’apocalypse

Pourtant la basilique toute proche n’a rien perdu de son charme :: " plus belle que jamais telle une jeune veuve après la mort de son mari" et Freud va retrouver avec délices la plage du Lido et son sable si moelleux.

En Mars 1913, Sigmund va faire un nouveau voyage à Venise en emmenant avec lui sa fille Anna, son sixième et dernier enfant, à qui il est heureux de montre Venise.

Ce sera son dernier voyage à Venise. Le 4 juin 1938 Freud va devoir quitter l’Autriche pour se réfugier en Angleterre : il y mourra un an plus tard.

A la lecture de  la volumineuse correspondance qu’an laissée Freud, est  il possible de se hasarder à une "analyse "de ce cas confirmé de " passion dynamique ", la passion  qu’éprouva, tout au long de sa vie,  Freud  pour Venise ?

Le thème le plus souvent abordé est celui de l'étrangeté de Venise, ville à la fois terrestre et aquatique qui inspire au une sorte de désarroi, face à un écheveau inextricable de ruelles et de canaux.

L’eau est un autre thème omniprésent dans la correspondance de Freud : Venise, ville bâtie sur des pilotis au cœur d'une enclave aquatique mais aussi, ville ouverte à l'océan qui, par la pulsation de ses marées apporte sans fin mouvance et mutations.

Autre leitmotiv dans les lettres de Freud : l'abîme invisible où se cachent les fondations de la ville. Lors du curage d'un canal, les objets les plus étranges apparaissent  : dagues rouillées, vieilles chaussures et roues de voitures   : le subconscient d'une ville se révèle au grand jour.

Une des lettres de Freud a inspiré bien des commentaires : "Venise enivre" écrit-il à Martha *comme un "punch au Léthé", Le Léthé   appelé "Fleuve de l'oubli" par les poètes était le fleuve séparant les Enfers du monde extérieur, le monde de la Vie et, pour Freud, la ville surgie de la lagune avait le pouvoir de faire oublier son passé à celui qui y arrive.

 

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(50 €, réduite à 25 € pour les moins de  30 ans et plus de 70 ans)

 rédigées à l'ordre de la Société internationale d'Histoire de la médecine au

Dr. André Fabre, 40 av. Paul Doumer 94100 St Maur

(E-mail : a.fabre.fl@gmail.com)



[1] Ces informations sont données sans responsabilité personnelle sur le lieu ou la date de la réunion

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Date de dernière mise à jour : 30/05/2014

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