Lettre d'Octobre 2015

A.J. Fabre

LE T T R E   D ' I N F O R M AT I O N S

SUR  L'H I S T O I R E  DE  LA  M E D E C I N E

n°37         O C T O B R E         2 0 1 5   [1]

Histoire de la médecine

Histoire de la médecine: leçons méthodologiques par Danielle Gourevitch, Thierry Bardinet, Pierre Baron (Ed. Ellipses, Paris, 1995)

Ce livre est une approche de la recherche critique dans le domaine de l'Histoire de la médecine  à travers 27 leçons dont les sujets abordent aussi bien l'homme de Cro-Magnon que la biologie moléculaire

 

 

Histoire de la médecine par Bruno Halioua (Ed Elsevier, Paris,  2009)

CouvertureUn panorama de l'histoire de la médecine selon une approche pédagogique, claire et précise : l'évolution de la médecine depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

 un découpage précis et didactique de chaque période de l'histoire, restituant systématiquement : les dates clés ; les faits essentiels ; le contexte historique ; la pensée médicale ; la place du médecin ; l'enseignement de la médecine ; les innovations médicales et chirurgicales ; les hôpitaux ; les thérapeutiques disponibles ; les grandes épidémies ; les médecins célèbres ; les médecins qui se sont illustrés en dehors du champ médical

La recherche est facilitée par 4 index ; cette 3e édition est augmentée dans chaque chapitre, et donc pour chaque période, d'une rubrique sur l'art et la médecine où sont évoqués les tableaux, les sculptures, dans lesquels apparaît un médecin ou une scène médicale

 Réflexions sur l'histoire de la médecine : documents et mises en question par

Jean Schwartz (Ed. Presses universitaires de Strasbourg, 2000)

La médecine a, des siècles durant, cherché sa voie. Les savoirs affichés un jour ont été déclarés obsolètes le lendemain.

Aujourd'hui elle semble avoir trouvé sa maîtrise. Nonobstant, ses progrès n'ont pas fait oublier pour autant la précarité de la vie humaine, et n'empêchent point les médecins d'être contestés.

Ce livre retrace les étapes majeures de l'histoire de la médecine, relate ses succès, ses crises aussi, et souligne les difficultés qu'elle a à affronter. Face à la surpopulation, face aux nouvelles maladies, face au vieillissement des hommes, le médecin se voit confronté à nombre de questions auxquelles il n'est pas forcément préparé

Histoire de la médecine par Catherine Allamel-Raffin,Alain Leplège (Ed. Dunod, 2008)

CouvertureCet ouvrage dresse une présentation synthétique de l'histoire de la médecine. Il pourra être utile aux étudiants de médecine et de biologie, et satisfaire la curiosité du plus grand nombre.

Pour aborder l'évolution complexe des sciences biomédicales, cet ouvrage propose une histoire chronologique de la médecine scientifique, qui présente les principales découvertes, les évolutions des grandes théories médicales ainsi que les méthodologies de recherche

Viennent ensuite  quatre études de cas qui croisent les différentes perspectives et analysent plus en détail l'élaboration des connaissances scientifiques en soulignant les logiques et les processus mis en œuvre par les médecins et les chercheurs.

CouvertureInitiation à l'histoire de la médecine et des idées médicales: comprendre par Jacques Gonzalès

Ce livre cherche à faciliter la tâche de l'étudiant en médecine ou en art dentaire en lui proposant un outil aisé à manipuler et au contenu vivant. Il est destiné aussi à ceux qui veulent en savoir plus. Son but est de comprendre la progression des connaissances médicales pour mieux décrypter l'évolution des idées. Il prétend donner des clefs de lecture à la chronologie des faits et à leurs interprétations.
cités.

Plus largement encore il vise à apporter des informations et des sources de réflexions à ceux qui s'intéressent au secteur de la santé dans le présent et pour l'avenir. Finalement il s'adresse un jour ou l'autre à tous.

Sur la vocation universitaire de l''histoire de la médecine par Charles Lichtenthaeler (Ed. Droz, Geneve, 1960)

CouvertureCe livre, œuvre d'un universitaire suisse, professeur d'histoire de la médecine à l'Université de Hambourg est principalement consacré à la médecine antique et, en particulier, au Corpus Hippocraticum

 

Quelsues éditions anciennes sur l'Histoire de la médecine

Afficher l'image d'origineEsais de médecine: où il est traité de l'histoire de la médecine et des médecins par  Jean Bernier (Ed. Simon Langronne,Paris,  1689)

 

CouvertureHistoire de la médecine par Daniel Le Clerc (Ed. Chouet, Genève, 1696)

 

CouvertureHistoire de la médecine, où l'on voit les progrès de cet art depuis Galien par  John Freind (Ed. Langerak, Lyon, 1727)

 

CouvertureEsquisse d'une histoire de la médecine et de la chirurgie depuis leur commencement jusqu a nos jours, ainsi que de leurs principaux auteurs, progres, imperfections et erreurs par William Black et Adamántios Koraís (Ed. Fuchs, Paris, 1798)

 

CouvertureHistoire de la Médecine, depuis son origine jusqu'au dix-neuvième par Kurt Polycarp Joachin Sprengel ( Ed. De Soer Paris 1815)

 

CouvertureHistoire de la médecine depuis son origine jusqu'au XIXè siècle, par Pierre-Victor Renouard (Ed. Bailliere, Paris  1846)

 

Couverture Introduction à l'histoire de la médecine ancienne et moderne par Rosario Scuderi (Ed. Colas, Paris, 1810)

 

CouvertureHistoire de la médecine et des doctrines médicales par Eugène Bouchut (Ed. Paris, 1873)

 

CouvertureHistoire de la médecine depuis son origine jusqu'au XIX siècle, par Pierre Victor Renouard (Ed. Bailliere , Paris, 1846)

 

CouvertureHistoire de la médecine clinique depuis son origine jusqu'à nos jours, et recherches cliniques par Paul Augustin Olivier Mahon,Louis César Lamauve (Ed. Gabon, Paris, 1804)

CouvertureAbrégé de l'histoire de la médecine: depuis son origine jusqu'au 19e siècle par  Léonard-Fulcran Gasté (Ed. JB Baillière, Paris, 1835

 

CouvertureHistoire de la médecine clinique: depuis son origine jusqu'à nos jours et recherches importantes sur l'existence, la nature et la communication des maladies syphilitiques dans les femmes enceintes, dans les enfants nouveaux-nés et dans les nourrices par Paul-Augustin-Olivier Mahon,Louis César Lamauve (Ed. Gabon, Paris, 1804)

CouvertureLettres sur l'histoire de la médecine et sur la nécessité de l'enseignement par Jean-Eugène Dezeimeris (Ed. Dezeimeris, Paris, 1838)

 

CouvertureHistoire philosophique de la médecine depuis son origine jusqu'au commencement du XVIIIème siècle par Etienne Tourtelle (Ed. Levrault, Paris, 1804)

CouvertureDictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, ou Précis de l'histoire générale, technologique et littéraire de la médecine ; suivi de la Bibliographie médicale du dix-neuvième siècle ; et d'un Répertoire bibliographique par ordre de matières par Jean Eugène Dezeimeris, Charles-Prosper Ollivier, Jacques Raige-Delorme (Ed. Bechet Jeune, Paris, 1828)

CouvertureLectures sur l'histoire de la médecine par Louis Thomas (Ed. Delahaye et Lecrosnier,1885 )

Notes sur l'histoire de la médecine ancienne par  Raoul Brunon (Rouen : Impr. J. Girieud 1926)

Histoire de la médecine: coup d'œil à vol d'oiseau, les grandes époques, les grandes figures par Denis Eugène Saint-Jacques (Ed. Beauchemin, Montréal, 1935 )

Revues d'Histoire de la médecine

Gesnerus Vol. 72 (2015) · N° 1

ug_gesnerus_01l'éducation sexuelle au cinéma dans les films allemands de l'après guerre par Vivian Nutton

 

 

Bulletin of the History of Medicine, Vol. 89, N° 2, Eté 2015

<i>Commentarius de formatione cordis in ovo incubato</i> (review)L'essor des illustrations médicales ( The Rise of Pathological Illustrations) par Domenico Bertoloni Meli ):

L'article traite des illustrations de  Matthew Baillie (Londres, 1799-1803) et Jan Bleuland (Utrecht, 1826-1828), montrant les vastes collections de spécimens conservés à Londres et Utrecht.

Sont mis en évidence le  rôle et l'importance des collections pathologiques et les relations entre les spécimens conservés et leurs représentations.

Bulletin de la Société Canadienne d'Histoire de la médecine, vol. 32, n01, 2015

Afficher l'image d'originePortrait d’une institution oubliée : l’hôpital privé à but lucratif, 1900–1960 par Aline Charles, François Guérard

 

 

Livres sur l'Histoire de la médecine

Orfila,  Le doyen magnifique et les grands procès criminels au XIXe siècle : El decano magnifico par Roger Teyssou (Ed. L'Harmattan, Paris, 2015)

Homme sensible, intelligent et cultivé, Matheo José Buenaventura Orfila, émigré espagnol naturalisé français, musicien et chanteur fut doyen de la Faculté de Médecine de Paris de 1830 à 1848. Il fut surtout un médecin légiste renommé et redouté, familier des salles d'autopsie et des cours d'assises. Ce livre retrace sa brillante carrière et fait revivre les grands procès criminels dont il fut l'expert ou le conseil.

Et si la seconde guerre mondiale nous était racontée autrement...par Xavier Riaud (Préface de Michel Germain)(Coll. Médecine à travers les siècles, ed. L'Harmattan, 2015)

La Seconde guerre mondiale n'a pas dérogé à l'apparition d'innovations, notamment sur le plan médical, au prix parfois de vies humaines perdues au cours d'expérimentations très discutables.

Amphétamines, expérimentations médicales douteuses, projet de guerre bactériologique sans parler de l'atome et de ses conséquences dévastatrices sur le Japon, les nazis ont-ils été les seuls criminels de cette guerre ? L'infiniment petit semble avoir joué un rôle inattendu dans le déroulement des évènements.

À propos de l’édition de 1751 des pensées philosophiques de Diderot : bibliographie matérielle et critique textuelle par Daniel Droixhe

Description de cette image, également commentée ci-aprèshttp://rde.revues.org/403

En 1760, Diderot s’inquiétait de la santé de Sophie Volland : " Vous vous portez donc bien ? Point de mal au sein ? " Il redemandait peu après : " Il y a longtemps que vous ne m’avez rien dit du bobo. Avez-vous entendu parler des pilules de ciguë ? On leur attribue des prodiges dans toutes les maladies d’obstruction : loupes, glandes engorgées, tumeurs cancéreuses, etc. " Le Viennois Anton Störck venait en effet de publier en latin une Dissertation sur l’usage de la ciguë, remède très-utile dans plusieurs maladies dont la guérison a paru jusqu’à présent impossible.

De France, parvinrent au Journal de médecine des dizaines d’observations relatant des essais par le nouveau traitement. On les inscrit dans les conceptions générales de la maladie, en relation avec les débats sur l’opportunité de l’extirpation et sur les causes possibles de la maladie : contusion, contamination, hérédité, facteurs psychologiques. Les " pilules de ciguë " donneront l’image d’un médicament miracle et peu coûteux approprié au marché moderne du collectif, dont l’histoire participe à la " genèse de la clinique " décrite par Michel Foucault.

Par la lutte désespérée ou obstinée que mènent patients et praticiens contre la maladie, la chronique d’une illusion et de son déclin n’en offre pas moins un singulier livre de vie.

Les maladies chroniques auj XXeme siècle ("Chronic Disease in the Twentieth Century : A History")  par George Weisz (Ed.  Johns Hopkins University Press,: 2014

Les maladies longues et récurrentes ont toujours été accablantes pour les malades et leurs médecins, mais jusqu'à récemment, le concept de "maladie chronique" n'avait qu'une importance limitée. Ainsi, la tuberculose, une des principales causes de la mortalité aux siècles derniers, n'a pas su inspirer de grands travaux en  santé publique jusqu') c qu'elle devienne une maladie infectieuse curable. Historien de la médecine George Weisz analyse pourquoi l'idée d'une maladie chronique revêt une importance critique dans le XXème siècle

CouvertureConversational Informatics: A Data-Intensive Approach with Emphasis on non verbal communication par Toyoaki Nishida,Atsushi Nakazawa,Yoshimasa Ohmoto,Yasser Mohammad (Ed. Springer, Japan, 2015)

L'"informatique conversationnelle" étudie le comportement humain en vue de la conception d'interactions dans le mode de communication conversationnel. 

Ce concept couvre un large éventail de sujets, notamment la linguistique, la psychologie et l'interaction humain-ordinateur.

Une enquête a été menée dans ce livre autour de quatre domaines importants: sujets de conversation, le contenu de la conversation, l'environnement de conversation et enfin, sa modélisation

Afficher l'image d'origineJules Abadie. Itinéraire d'un médecin devenu ministre et maire d'Oran par Alfred Salinas (Ed. L'Harmattan, Paris, 2015)

Jules Abadie fut un chirurgien de renom avant de s'établir et créer une clinique et des œuvres sociales et agricoles à Oran.

Exemple de réussite par le travail, il côtoya les figures dominantes de la France coloniale, fut le confident de Lyautey et l'ami de Giraud qui lui confia en mars 1943 la direction d'un super ministère au sein du gouvernement d'Alger.

Membre du Comité de la libération nationale, il prépara le rétablissement du décret Crémieux avant d'être déchargé de toute fonction par de Gaulle dans la mise à l'écart des Giraudistes en 1943.

Afficher l'image d'origineCharles Bell, chirurgien à Waterloo par Martine Devillers-Argouarc'h (Éd. Michalon. 2015)

Ce récit historique bien documenté est intéressant à plusieurs titres.

Il y est fait une description très vivante du Bruxelles du début du XIX siècle ayant du mal à se situer en Europe, les Pays-Bas étant passés en 25 ans de la domination espagnole, à l'annexion française pour finir sous l'influence anglaise après l'abdication de Napoléon. A Bruxelles, l'aristocratie anglaise était chez elle…

La bataille de Waterloo est omniprésente, mais de manière fragmentaire, et néanmoins de plus en plus précise, décor tragique de la conversion intérieure de Charles Bell.

Charles Bell (1774-1842) est connu pour ses travaux sur l'anatomie et les lésions des nerfs (nerf de la paroi thoracique, paralysie faciale, signe des paupières). Brillant anatomiste et chirurgien d'origine écossaise, il est animé d'une grande ambition et souhaite enrichir son expérience des traumatismes de guerre acquise en soignant sur les pontons de Portsmouth les blessés ramenés en 1809 de La Corogne.

C'est la raison de son voyage à Bruxelles où il arrive une dizaine de jours après la bataille. Il espère y attacher son nom à une meilleure connaissance des lésions traumatiques de guerre et de leurs conséquences, espérant limiter le recours alors presque systématique à l'amputation de sauvetage. Bon dessinateur, il espère rapporter des illustrations prise sur le "vif" pour illustrer ses ouvrages futurs. Ses dessins illustrent le récit.

Le charnier de Waterloo, les conditions de prise en charge des blessés qui continuent à affluer à Bruxelles deux semaines après la bataille, le manque de chirurgiens, l'expérience insuffisante de leurs aides sont décrits avec un grand réalisme expliquant le changement complet d'attitude de Charles Bell vis à vis de ces hommes victimes de la violence aveugle. Quel que soit leur camp, ils sont stoïques, animés d'un grand courage et lui font une totale confiance. Venu leur apporter son savoir qu'il comptait bien enrichir de leurs souffrances, Charles Bell se met à leur service du matin au soir et n'en dort plus la nuit, en proie à une véritable conversion intérieure.

Naturellement, les Français parqués dans une caserne insalubre sont les plus mal soignés. Ils ont été relevés les derniers du champ de bataille et leurs blessures sont les plus graves, mais ceux qui ont survécu sont solides. Pris d'une grande compassion et décidé à soigner tous les blessés quelle que soit leur origine, Charles Bell se consacre très vite en priorité à ces "maudits" Français dont il découvre l'humanité, la qualité de l'encadrement sorti du rang et la passion pour leur empereur. Il ne fait là cependant que rééditer l'attitude des chirurgiens militaires de l'époque qui soignaient tous les blessés quelle que soit leur origine et notamment l'engagement de Pierre François Percy auprès des blessés alliés à Paris en 1814, alors que sa santé l'avait contraint à quitter l'Armée en 1810.

En une quinzaine de jours d'un labeur éprouvant sont abordés les sujets très modernes pour l'époque soulevés par la traumatologie de guerre, et qui seront au centre des préoccupations chirurgicales pendant un siècle : l'immobilisation des fractures, le ramassage des blessés, la prévention de l'infection, le traitement de la douleur, la notion de bénéfice-risque (éviter de faire plus de dégâts qu'il n'y en a déjà), les cas particuliers des plaies abdominales, cérébrales et thoraciques, l'hygiène corporelle et l'hygiène des locaux(remplacement des paillasses par des hamacs tendus.

Les échanges avec ses collègues nourrissent ces réflexions et notamment avec Dominique Jean Larrey, rencontré seulement en 1826 à Londres, mais avec qui l'auteur ménage une entrevue fictive et fructueuse à Bruxelles. Blessé, pris pour Napoléon, Dominique Jean Larrey a échappé à une exécution sommaire par les Prussiens grâce à Blucher qui lui est reconnaissant d'avoir sauvé son fils en Allemagne. Il a pu ensuite gagner Bruxelles où il a participé aux soins malgré ses blessures.

http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/9782343059334r.jpgMusiciens célèbres malades : Pourrait-on les sauver aujourd'hui ? par Michel Germain (Préface de Bernard Lechevalier)(Ed. L'Harmattan, Col. Médecine à travers les siècles,  2015)

Nombre de savants et d'artistes auraient pu, s'ils avaient vécu plus longtemps, nous faire bénéficier encore de leurs travaux et de leur talent.

Ce sont soixante-sept musiciens célèbres que l'auteur a choisi d'évoquer pour deux raisons : beaucoup sont décédés trop jeunes et la médecine pourrait aujourd'hui très probablement prolonger leur existence.

Michel Germain éclaire ces destins célèbres brisés par la maladie, comme celui de Chopin ou encore de Beethoven.

The Last Children's Plague: Poliomyelitis, Disability, and Twentieth-Century American Culture par Richard J. Altenbaugh (Ed. Palgrave Macmillan, 2015)

Afficher l'image d'origineLe corps medical a du faire face pendant des décennies au redoubtable spectre de la poliomyelite L'impact de cette maladie a eu un impact considérable sur les jeunes victimes et leurs familles tandis que les  États-Unis connaissaient une prosperite triomphale durant toute la première moitié du XXe siècle.

Les enfants survivants à l'épidémie ont eu leur existence bouleversée : rentrés chez eux ils y trouvaient souvent un environnement souvent hostile à l'égard de l'handicap. Cette étude, basée sur des souvenirs autobiographies entend montrer l'énome impact de cette maladie en matiere de santé publique, d'hospitalisation, de thérapie physique, et de scolarité

Jusqu’à ce que mes yeux se ferment (Biographie d’Albert Calmette) par Philippe Scherpereel (The Book Éditions, 2013)

Afficher l'image d'origine L’auteur de ce livre n’est autre qu’Albert Calmette lui-même dont l'auteur n'a fait que retranscrire les écrits, en particulier les quelques pages manuscrites, inédites

 

Sites internet  sur l'Histoire de la médecine

Société internationale d'Histoire de la médecine : Lettre d'informations de Juin 2015

http://www.biusante.parisdescartes.fr/ishm/imutil/logo-sihm.jpg- Nouvelles d'Australie et de Costa Rica,

- Annonces de réunions en Italie, Espagne, Suède et Etats Unis.

  Nouvelles des délégués nationaux- Thèses sur l'Histoire de la medicine

- Livres, revues et vidéos

- Annonce de réunions et expositions

- In memoriam : John Cute et József Honti

- Annonce du 45eme Congrès de l'International Society of History of medicine, qui aura lieu du 5 au 9 septembre  2016 à Buenos-Ayres

Clystère N° 43 – octobre 2015

L’image du mois : L’ambulance de Larrey reconstituée (Bernard Baldivia)

Histoire des instruments :

L’antisepsie, Joseph Lister, Just Lucas-Championnière et les pulvérisateurs à vapeur(Louis-Jean Dupré)

Trousse dentaire du Docteur David utilisée pendant la Première Guerre mondiale(Xavier Riaud)

Histoire de la santé :

-Une facette mal connue de l’immense talent de Louis Siriès, orfèvre du Roi Louis XV : la fabrication d’instruments de chirurgie (Quentin Désiron)

-L’Australie n’échappa pas à l’épidémie de la grippe espagnole (Claire Dujardin)

-Les médailles de l’Institut de France du docteur Charles Bouchard (1837-1915)(Frédéric Bonté)

En musardant sur la Toile (Bernard Petitdant)

Courrier des lecteurs : OSNI (Objets Scientifiques Non Identifiés) : un coffret de seringues original (Jacques Hotton)

Petites annonces, Nouveautés en librairie, A voir, Actualités, Appels à publication

Site internet sur la neurologie (O. Waluzinski)

Afficher l'image d'originehttp://www.baillement.com/recherche/Lhermitte_Jean.pdf

Le signe de Lhermitte, sensation de décharge électrique parcourant le rachis et les jambes lors de la flexion de la colonne cervicale n'est pas un signe mais un symptôme. Pierre Marie est le premier à l’avoir décrit et non Jean Lhermitte mais c’est bien Lhermitte qui lui a donné un sens clinique et pronostique permettant d’affirmer une sclérose en plaques à son début.

Par sa persévérance, il a su le faire reconnaître et valider par les neurologues du monde entier, sans lui attribuer de spécifi cité étiologique, entrevoyant la multiplicité des causes possibles . La physiopathologie qu’il a proposée reste actuellement toujours valide. Tout cet ensemble de faits justifie donc le bien-fondé de cet éponyme dont l’expression devrait, au mieux, être le symptôme de Lhermitte

Une guerre informatique : "logiciels libres" vs "open source

Le logiciel libre est distribué avec son code source. Une licence définit légalement les conditions de copie et de redistribution pour que le logiciel reste libre.

L'Open Source repose davantage sur une logique commerciale. Il implique l'accès au code source du logiciel mais n'est pas protégé par une licence.

C'est l'affrontement entre "gratuit" et "commercial" avec les avantages et es inconvenients de chaque catégorie.

Cf. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Free/Libre_Open_Source_Software

Réunions sur l'Histoire de la médecine [2]

2016 août : Assemblée générale  2016 de l' International Medical Informatics Association

lieu prévu pour la réunion ; Munich, RFA. 

21016 mai 28-30 : Congrès annuel  de la Société canadienne d'histoire et de philosophie des sciences

Université de Calgary, Canada, en association avec le Congrès annuel des sciences humaines (congress 2016.ca).

2016 Janvier 14-17 : ASN 39th Annual Meeting ("Neuroimaging for clinicians by clinicians")

Hilton Orlando Lake Buena Vista, Orlando, Florida

2015 décembre 16: " Les collections naturalistes : une arme politique ?

Centre Alexandre Koyré, Salle de séminaire - 27 rue Damesme Paris, France (75013)

            de 10h à 12h

2015 décembre 3-4 : "De l’histoire des neurosciences a la neuropsychiatrie du futur Comité d'Histoire de la FESN et l'ICM

(3-4 décembre 2015)(Amphithéâtre de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière, ICM, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris)

2015 novembre 19-20 "Mind the brain: Perspectives critiques "

Institut universitaire d’histoire de la médecine et de la santé publique, Salle de colloque Provence 82,  1007 Lausanne

2015 novembre 18, de 10h à 12h : " La science : une nouvelle religion ? "

,           Centre Alexandre Koyré, Salle de séminaire - 27 rue Damesme Paris, France (75013)

2015 octobre 30 : "Soigner les marges / soigner en marge III. Thérapies dissonantes

9h-17h, salle de colloque de l'IUHMSP de Lausanne

2015 octobre 28 : Présentation du nouveau cycle de séminaires d’éthique à l’IUHMSP de Lausanne

2015 octobre 21 : "Les blessés de la Grande Guerre "

Western University, Schulich School of Medicine , London, Ontario, Canada

2015 octobre 19 : Journée d’études "Biologie et sciences sociales"

Université Paris Diderot, 5 rue Thomas Mann, Paris 75°13, de 9h30 à 12h.)

2015 octobre 19 : Hommage à Hurry Fenwick, précurseur de la radio-urologie

Contact : https://bir.adobeconnect.com/hurryfenwick/event/event_info.html

2015 octobre 15 : " Journée de l’Histoire de la Médecine, de la Chirurgie et des Sciences de la santé : "Mémoire, Histoire et Cerveau "

Académie Nationale de Médecine, 16 rue Bonaparte, Paris 75006

2015 octobre 14 : " Approches et méthodes ST2S" (Sciences, technologies, santé et sociétés) du SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe )

(de 13h à 15h)(Université de Strasbourg, MISHA Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme - Alsace)

2015 octobre 13 , de 10h à 12h : " L'homéopathie : une science contestataire ? "

            Centre Alexandre Koyré, Salle de séminaire - 27 rue Damesme Paris, France (75013)

2015 octobre 13 : "Intégrer l'alimentation dans l'histoire de la médecine médiévale" (History of health? Integrating food and drink into the history of medieval medicine")

Wellcome Library, 183 Euston Road, London, NW1 2BE.)

 2015 octobre 10 : "Claude bernard et le Diabète"

Musée Claude Bernard, 414, route du musée Saint-Julien-sous-Montmelas (69 640)

2015 octobre 7-10 : "Les solariums tournants du Dr Jean Saidman "

de 9h à 17h30 Cour des Grands Moulins, 5, Rue Thomas Mann, Paris 75013.

2015 octobre 7-8 : " Médecine, santé publique, société : Doléances de patients en milieu hospitalier, Aspects collaboratifs d'une recherche qualitative"

Salle de colloque de l'IUHMSP Lausanne, 17h-19h

2015 octobre 1-3, "L'amélioration. L'humain entre vie et technique"

Colloque organisé par le Collège International de Philosophie dans le cadre du projet de l’Université Paris Lumières  en partenariat avec le ICLS- Institute for Comparative Litterature and Society de l’Université de Columbia à NewYork, la Maison Française de Columbia,

Postes à pourvoir en Histoire de la médecine

Professeur assistant d'Histoire de la médecine à la Washington University de St Louis, États Unis

Adresser les candidatures à History of Medicine - Assistant Professor

Envoyer les candidatures à artsci-history.search@email.wustl.edu ou par voie postale : "Chairman, History of Medicine Search Committee, Department of History, Washington University, 1 Brookings Dr.,, Campus Box 1062, St. Louiss, MO 63130"

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Le Dr Meryon (1793-1877), médecin personnel de Lady Stanhope et son fils Charles Meryon Jr., grand ami de Baudelaire

 Voici une incroyable histoire : tout le monde connait Lady Stanhope, l'excentrique Anglaise qui vivait en Orient aux côtés de son médecin le Dr Meryon. Mais qui sait que ce médecin eut un enfant avec une des danseuses de l'Opéra de Paris et que ce fils, Charles Jr., officier de marine, s'établit à Paris après avoir fait le tour du mond, pour y faire une grande carrière de peintre et d'aquafortiste

 

Charles Lewis Meryon en 1846

Portrait par Arminius Mayer (1798-1847)

Le Dr. Meryon (1783-1877)

Charles Lewis Meryon, (1783-1877), médecin et biographe de Lady Esther Stanhope, était né dans une vieille famille de huguenots émigrés au Sussex lors de la révocation de l'édit de Nantes, les Mérignan, dont le nom s'est transformé en Merian puis Meryon. Il a fait ses études, de 1796 à 1802, à l'école Merchant Taylors puis au Collège Saint-John d' Oxfors.

Il partit ensuite étudier la médecine à  l'Hôpital St .Thomas où il eut pour maître un chirurgien célèbre, Henri Cline (1750-1827) qui le met en contact avec Lady Stanhope pour devenir son médecine personnel.

Meryon séjourna, dans ce premier voyage, sept ans avec Lady Stanhope dans sa résidence du Mont-Liban. En 1820 il revient  en  Angleterre pour être admis à l'Ordre des médecins avec le titre de "Fellow", le 25 Juin 1821. IL devient médecin personnel d'un membre influent du Parlement, Sir Gilbert Heathcote, mais en 1827, à la demande de Lady Stanhope, il est s'embarque à nouveau pour la  Syrie, cette fois, en compagnie de son épouse mais le voyage a tourner au drame car ils furent attaqués cours de route par des pirates et durent revenir à Livourne, où ils séjournèrent  jusqu'en 1830

En Novembre de cette année, ils reviennent en Syrie, partant cette fois de Marseille, et arrivent sains et saufs au Mont-Liban le 15 décembre :  Lady Stanhope n'avait pas changé et le Dr. Meryon décrivit plus tard, avec la plus grande minutie, ses manies orientales qui, s'ajoutant à ses manies tyranniques, et son goût des  interminables, rendait la vie singulièrement difficile à ses hôtes du Mont Liban. On connait d'ailleurs la correspondance de Lady Stanhope qui décrit son médecin comme "un être triste, lent, qui était bête et fat ("fop and fool"") lui reconnaissant pourtant une qualité incontestable  : son honnêteté

En fait, il y eut surtout mésentente entre Lady Stanhope et la femme de Meryon et le couple quitta la Syrie en Avril 1831.

Meryon revint pourtant une dernière fois  au Mont Liban en Juillet 1837 et séjourna près d'une  année.

En fait, il y avait une autre femme dans la vie de notre médecin : lorsqu'il s'était installé à Londres en 1817 pour y terminer ses  études de médecine, il avait pris logement dans une pension de famille, au 10 Warwick Street où il fit la connaissance d'une danseuse du corps de ballet de l'opéra de Paris, Pierre-Narcisse, ou plutôt Narcissa  Chaspoux venue engagée au corps de ballet du London Opera[3] et qui, après une l Hester liaison avec Lord Lowther, ministre richissime, donne naissance en Juin 1818 à une petite Fanny. Meryon s'est occupé d'elle pendant ses couches, et chez la danseuse la reconnaissance est devenue de l'amour. Lui repart en Suisse recruter pour le compte de lady Esther  un valet et trois femmes de chambre qu'il accompagne au Liban; elle lui écrit des lettres passionnées accompagne au Liban; elle lui écrit des lettres passionnées. Le 23 Novembre va naitre à Paris le fils de Charles Lewis Meryon et Pierre-Narcisse Chaspoux, revenue en France pour accoucher.

Selon certaines sources, c'est Lord Lowther qui, prenant ombrage de la liaison de Pierre-Narcisse avec Meryon, l'aurait menacée de couper sa pension si elle ne quittait pas l'Angleterre. Meryon et Pierre-Narcisse ne se reverront plus que deux ou trois fois brièvement, en 1824 puis 1828, même s'ils échangent une correspondance régulière. Il lui verse sa pension, dont on sait que certaines années elle sera de six cents francs par an. Des lettres qu'elle lui envoie et qu'il archive soigneusement il ressort qu'elle l'aime toujours, elle se plaint de son éloignement, puis de sa progressive froideur. Il est tombé amoureux en Angleterre d'une veuve, Eliza Gardiner, qu'il l'épouse en Février 1823 mais il cache cette union à Pierre-Narcisse jusqu'à ce qu'elle l'apprenne d'un ami commun en 1831. Elle lui écrit alors qu'elle est libérée, qu'elle sent qu'elle va être plus heureuse qu'elle ne l'a été de longtemps - "j'ai toujours pensé qu'il y avait quelque chose de très étrange dans votre conduite à mon égard". En Août 1836 elle brûle toutes les lettres qu'elle a reçues de lui - et elle le lui écrit.

Quant à Charles Lewis,  il quitte le Liban en 1838 pour revenir Londres et c'est là qu'il mourut, en 1877, âgé de quatre-vingt quatorze ans. Il avait publié ses mémoires en 1845[4]

Lady Stanhope (1776-1839)

Lady Lucy Esther  Stanhope appartenait à la haute société aristocratique anglaise. Elle était l'aînée des enfants de Charles Stanhope (1753-1816) , 3ème comte Stanhope, et de sa première épouse, Lady Esther  (1755-1780), fille du célèbre William Pitt qui fut longtemps Premier ministre de Grande  Betagne

Lucy Esther  vécut avec son père au magnifique château de  Chevening dans le Kent[5], puis, à l'âge de 24 ans partit vivre avec sa grand-mère,  comtesse de Chatham, au Château Burton Pynsen, dans le Somerset.

En Août 1803, elle va devenir intendante du premier ministre, son oncle, William Pitt le jeune[6] (1708-1778). Dans sa position de Premier ministre, Pitt, qui était célibataire, avait besoin d'une hôtesse et Lucy Esther  connue pour sa beauté et son  intelligence,  tenait parfaitement ce rôle.

Elle suivit son oncle lorsqu'il décidé d'emmenager dans son château de Walmer, autre résidence princière construite par Henri VIII dans le Kent et s'occupa particulièrement de la refection du Par cet des jardins.

A la mort de Pitt en Janvier 1806, elle alla vivre à Montagu Square à Londres puis déménagea pour le Pays de Galles

Lady Stanhope part d'Angleterre en Février 1810, peut être à la suite d'une déception amoureuse avec le Général Moore, héros de la Guerre d'Espagne. Sa suite était impressionnante : Charles Meryon, son médecin et biographe, sa femme de chambre, Anne Fry, et un poète, Michael Bruce, son amant.

A Athènes, elle retrouve Lord Byron, qui n'avait pas hésité à nager jusqu'à son bateau.

Après la Grèce, c'est Constantinople, puis l'Egypte mais, en cours de traversée, son navire a fait naufrage : Hesther parvient à gagner Rhides et, au motif qu'elle avait perdu sa garde-robe durant la tempête, décide de porter le costume turc traditionnel : gandoura, turban et babouches.

Lorsqu'arrive la frégate britannique venue à son secours, elle est ainsi vetue, d'après les témoins : robe de velours violet, pantalons, gilet et  veste brodés… et ceinture ornée d'un grand sabre. C'est dans ce costume qu'elle est allée à saluer le Pacha du Caire.

Du Caire Lady Stanhope repart en croisière dans toute la Méditerranée: Gibraltar, Malte, les îles ioniennes, le Péloponnèse, Athènes, Constantinople, Rhodes, l'Egypte, la Palestine, le Liban et la Syrie puis la Judée. A Jérusalem,  l'Eglise du Saint-Sépulcre ouvre grand ses portes pour accueillir l'illustre voyageuse.

Apprenant d'un diseur de bonne aventure que son destin était de devenir l'épouse d'un nouveau messie, elle demande en mariage  Saoud, chef des puritains wahhabites Arabes . Pour aller  visiter la ville de Palmyre, elle s'habilla en bédouin et pris place dans une caravane de chameaux. L'émir la reçut en s'adressant à elle comme "Reine Esther ."

Selon Charles Meryon, Lady Stanhope possédait un manuscrit médiéval venant d'un monastère syrien où il était écrit  qu'un trésor était caché sous les ruines d'une mosquée d'Ascalon au nord de Gaza. Hesther fit le voyage et persuada les autorités ottomanes de l'autoriser à fouiller le site : certes, le résultat fut décevant, mais Lady Stanhope avait mené la première fouille archéologique de Palestine. La légende prétend qu'une statue de marbre géante avait découverte durant les fouilles mais Esther, déçue de ne pas trouver de trésor, la fit briser et  ordonna d'en jeter les restes dans la mer…

Lady Esther  a vécu ensuite  près de Sidon, à mi-chemin entre Tyr et Beyrouth installée   dans d'anciens monastères désaffectés : Mar Elias au village de Abra, puis Deir Machmouché, dans une foret de pins de la Casa de Jezzine, puis, après le retour du Dr Meryon en Angleterre, à  Dahr El Sitt, au sommet d'une colline qui dominait la région. L'émir du lieu l'accueillit avec enthousiasme par l'émir local mais, bientôt tout changea lorsqu'Esther  accueillit une horde de réfugiés kurdes sujets à  d'interminables querelles claniques et religieuses.

De son monastère, Lady Stanhope exerçait une autorité absolue sur toute la région. Le khédive égyptien Ibrahim Pacha (1789-1848), lorsqu'il envahit la Syrie vint tout de suite rechercher  son appui car elle entretenait une réputation de devineresse.

En fait, les années passant, Lady Stanhope se trouva recluse sans son monastère, sans aucune ressource. Elle ne recevait les visiteurs qu'à la nuit tombée pour ne pas laisser voir son âge et avait rasé sa chevelure, cachant son crâne sous un turban.

En 1832, elle avait reçu la visite d'Alphonse de Lamartine, chantre de l'Orientalisme, venu en famille faire un grand voyage en Orient[7]. La réception fut brève mais enchanteresse, Lady Stanhope ayant prédit à Lamartine un grfand avenir oolitiqe àson retour en France…

Charles Meryon fils (1821-1868)

Charles Lewis Meryon avait eu un fils d'une danseuse de l'Opéra, Narcissa Chaspoux qu'il reconnut trois ans après sa naissance  et lui donna son prénom avant de repartir pour l'Angleterre

Ce fils qui avait la vocation de la marine, entra à l'École navale dès l'âge de 17 ans   et parcourut le monde pendant plusieurs années à bord d'une corvette appelée "Le Rhin". Nommé enseigne de vaisseau en 1846, il démissionne peu après pour se consacrer à une carrière artistique : il sera un des plus grands aquafortistes de France

Ses gravures sur "Paris qui s'en va", les quartiers détruits par les transformations urbaines du Baron Haussmann, vont le rendre célèbre. Le fantastique et le surnaturel y surgissent de partout : ainsi les ciels des vues parisiennes remplis de de figures volantes et de ballons, le plus souvent supprimés au moment du tirage destiné à la commercialisation.

Peu à peu apparurent  d'importants troubles psychologiques (dépression, délire de la persécution) et Charles Meryon finit par être interné à l’asile de Charenton où il  décèdera en 1868.

Une grande figure dans le Paris artistique du XIXeme siècle

Les gravures de Charles Meryon influencèrent profondément  tous les contemporains

Charles Baudelaire : dans une lettre à sa mère datée du 4 mars 1860, écrit en parlant des gravures de Meryon : "Je te dirai que je les désirais et que je les cherchais depuis plusieurs années." Dans une autre correspondance, Baudelaire fait part de son projet d'un livre rédigé en commun avec  Meryon mais le graveur était déjà happé par la maladie mentale et ne put donner suite. C'est sans doute à Meryon que pensait Baudelaire en écrivant dans un célèbre poème[8] "La forme d’une ville change plus vite hélas que le cœur d’un mortel ".

Victor Hugo qui venait de prendre connaissance des "Vues de paris" de Charles Meryon écrit en 1860 à Baudelaire : "Puisque vous connaissez M. Meryon. dites-lui que ses splendides eaux- fortes m’ont ébloui. Sans la couleur, rien qu’avec l’ombre et la lumière, le clair-obscur tout seul et livré à lui-même, voilà le problême de l’eau-forte. M. Meryon le résout magistralement

André Breton dans son œuvre clé, "L'Art magique", n'hésite pas à classer Charles Meryon parmi les plus grands : " nature sublime et monstrueux derrière ta façade du quotidienne

Edmond et Jules de Goncourt se sont, eux aussi,  beaucoup intéressés à Meryon mais ils attribuent sa folie à la misère à laquelle il était condamné; misère ordinaire des graveurs, même lorsqu'ils sont remarqués par des collectionneurs. En écrivant une nouvelle intitulée "Feu M. Thomas"[9], ils s'identifient à Meryon, ou plutôt à ses yeux de peitre. Ils ont appris que Meryon faisait de longues promenades, la nuit, dans le Paris des ténèbres. De telles promenades nocturnes plaisaient aux Goncourt : "là où "les arches noires des ponts laissent tomber des morceaux de velours noir dans l'eau"[10] .

Le XIXème siècle a décidément mis en circulation des personnalités extraordinaires.

 

 

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[1] Ces informations sont données sans responsabilité personnelle sur leur contenu,  ni sur le lieu ou la date des réunions

[2] Ces informations sont données sans responsabilité personnelle sur leur contenu,  ni sur le lieu ou la date des réunions

[3] Narcissa se désigne comme " artiste lyrique" sur l'acte de naissance de son fils

[4] "Memoirs of the Lady Hester Stanhope, as related by herself in conversations with her physician [i.e. Charles Lewis Meryon] : comprising her opinions and anecdotes of some of the most remarkable persons of her time" (Ed. Colburn, London 1845) et "Travels of Lady Hester Stanhope, forming the completion of her Memoirs. Narrated by her Physician" (Ed. Colburn, London 1846)

[5] Chevening House existe toujours devenu, après sept générations de la famille Stanhope, le lieu de résidence du Decretauire d'état aux Affaires étrangères et au Commonwealth.

[6] William  Pitt le Jeune (1708-1778) qui fut Premier ministre de 1766 à 1768, ne sera pas confondu avec William Pitt le Jeune, qui fut Premier ministre de 1783 à 1801 et de 1804

[7] Lamartine, A. de " Souvenirs, impressions, pensées et paysages, pendant un voyage en Orient (1832-1833)" (Publié par l'auteur en 1851)

[8] Baudelaire Ch., "Le Cygne" in "Tableaux parisiens", Fleurs du Mal.  (Ed. Auguste Poulet-Malassis, 1857)

[9] Jules et Edmond de Goncourt, "Feu Mr Thomas" (in L'Artiste du 28 décembre 1856)

[10] Journal des Goncourt : 1er noembre 1856

 

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Date de dernière mise à jour : 08/02/2016

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