Lettre d'informations Novembre 2016

L E T T R E     D ' I N F O R M AT I O N S SUR    L'H I S T O I R E DE LA M E D E C I N E

 

n°49     N O V E M B R E    2 0 1 6

SITES INTERNET SUR L' HISTOIRE DE LA MEDECINE

Société internationale d'Histoire de la médecine : XLVème Congrès de la Société internationale d'Histoire de la médecine

http://www.biusante.parisdescartes.fr/ishm/eng/

Message de bienvenue du Pr. Ana María Rosso, lors de l'ouverture du 45ème Congrès, du 5 au 9 septembre à Buenos Ayres

"Chers collègues et amis, en 2016, pour la première fois dans la longue histoire de la Société internationale d'histoire de la médecine, la ville de Buenos Aires en Argentine aura l'honneur d'accueillir les délégués et participants à un des Congrès de notre Société, le XLVème, et ce sera dans un vaste et attractif ensemble de recherches dans tous les domaines d'Histoire de la médecine. Le choix de Buenos Ayres pour ce Congres n'a été possible que grâce à l'appui du Forum des Facultés de médecine publiques et privées d'Argentine, et du Doyen de l'Université de Buenos Ayres, l'UBA.A l'évidence, le choix de Buenos Ayres comme siège de ce XLVème Congrès de la Société internationale pour l'histoire de la médecine, va donner une portée mondiale aux activités de notre institution.L'Argentine, pays jeune et en plein développement va célébrer en 2016 le Bicentenaire de son independance mais a déjà dans ses rangs trois Prix Nobel des Sciences. Ceci témoigne du nombre et de la qualité des Facultés de médecine d'Argentine, publiques ou privées, ainsi que du niveau élevé de compétence des professionnels de la santé, formant, dans notre pays, un vaste ensemble de tous les domaines de la Santé. Il faut le rappeler, la communauté scientifique d'Argentine a été dans son Histoire parrainée et soutenue par de nombreuses nations qui ont largement contribué à l'implantation dans notre pays d'un réseau d'hôpitaux de haute technologie. Les origines cosmopolites de notre culture ont été un creuset pour créer en Argentine un vaste ensemble de techniques et de savoir-faires, grand facteur de progrès : vous pourrez en témopigner au retour dans vos différents pays. Je voudrais insister également sur l'importance des échanges culturels et sociaux auxquels va donner lieu ce Congrès ainsi que sur la richesse qu'on peut attendre de la confrontation entre passé et présent dans nos connaissances.En tant que présidente du Congrès et vice-président de la Société internationale d'Histoire la médecine, je voudrais vous dire à nouveau combien je suis heureuse de vous recevoir dans notre pays. Je tiens également à remercier pour leur soutien et leur coopération tous ceux qui ont permis l'organisation de ce congrès "

Le conseil d'administration de la Société a procédé à l'élélection du nouveau comité directorial: Président, Carlos Viesca Trevino (Mexique), Vice-Présidents: Efraim Lev (Israël), Effie Poulakou-Rebelakou (Grèce) Ana Maria Rosso (Argentine), Ramaz Shengelia (Georgia Associate), Trésorier : Brian Reid (Australie), Conseillers: Athanasios Diamandopoulos (Grèce) Axel Karenberg (Allemagne) Andrew Nadell (États-Unis), Maria Blanca Ramos Viesca (Mexique), Alain Touwaide (États-Unis) et Zhang Daqing (Chine) Société Française d'Histoire de la Médecine http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/esfhm.htm La prochaine séance de la Société d'Histoire de la médecine se tiendra le samedi 22 octobre 2016 à 14h30, à l'Amphitheatre Baudens de L’école du Val-de-Grace, avec le programme suivant : . Lecture du procès-verbal des séances précédentes et adoption . Présentation et élection des candidats, Informations générales Communications . Danielle Gourevitch : Charles Daremberg à Montpellier en 1849 . Bernard Hoerni : six medecins gascons humanistes aux xixe et xxe siecles

1 Rappel de l'auteur : Les informations de cette publication sont données sans responsabilité personnelle sur leur contenu, ni sur le lieu ou la date des réunions

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. Benoit et Guillaume Vesselle : à propos d'une piece anatomique deposee par D-J Larrey à la faculte de medecine de Paris : "Du bon usage de la trepanation3 . Olivier Lafont : Les cours de François Ranchin "dictes aux compagnons apothicaires de Montpellier" Prochaine séance : 19 novembre 2016 à l’Ancienne Faculté de Médecine de Paris, pour une séance autour de Guy Patin et la médecine de son temps Académie nationale de chirurgie http://www.academie-chirurgie.fr/ Le n°3-2016 des e-Mémoires de l'Académie de chirurgie est disponible sur www2.academie-chirurgie.fr/sean/?emem=2016x15x3 et sur le site de l’Académie avec le programme des séances à venir http://www2.academie-chirurgie.fr/sean/?annee=2016 Le référencement des articles par "DOI" ("Digital Object Identifier") augmente la visibilité internationale des auteurs, en influant sur l’impact factor des e-Mémoires. Celui-ci est favorablement impacté tant par le nombre de visites quotidiennes du site ANC (6 550 téléchargements/jour) que par les citations des articles référencés dans les publications ultérieures des auteurs. Ainsi, à titre d'exemple : L'anatomie 3 robot-assistée 3, vers une nouvelle approche chirurgicale Robotic Laparoscopic Anatomy toward a New Surgical Approach VINCENS E, KANE A, GADONNEIX P, SALET LIZEE D, VILLET R (Paris) Séance du mercredi 19 février 2014 (COMMUNICATIONS LIBRES) Publié dans le numéro 2015, vol. 14 (1), 005-007 | DOI:10.14607/emem.2015.1.005 Clystère (Revue mensuelle des objets médicaux anciens) http://clystere.pagesperso-orange.fr/ Sommaire du n° 53– octobre 2016 .L’image du mois : une boite d’instruments en forme de livre (Catherine Herr-Laporte) Histoire des instruments : - Aides techniques à l’écriture pour 3 crampe des écrivains 3 (Bernard Petitdant) - A propos des clystères de baptême (Louis-Jean Dupré) Histoire de la santé : - Les hôpitaux et les établissements de soins à Toulon dans la première moitié du XXe siècle (Jacques Le Vot) - Etude statistique sur les schémas dentaires de soldats de Crimée (1853-1856) retrouvés à Sébastopol (Xavier Riaud) - Richelieu et la coutellerie (Xavier Riaud) Nouveautés en librairie et actualités OSNI (Objets scientifiques non identifiés) Union mondiale des écrivains médecins (World Union of Physicians writers https://en.wikipedia.org/wiki/Union_Mondiale_des_%C3%89crivains_M%C3%A9d%C3%A9cins

En 1973, la Federationinternatioale des écrivains médecins (FISEM) a changé de nom et est devenue l'UMEM (Union Mondiale des Écrivains Médécins) (World Union of Physician Writers.

Son president actuel est le Dr. Carlos Vieira Reis(Portugal)

L' UMEM regroupe un ensemble d'organisations nationales ::

Allemagne Fédérale, Bundesverband Deutscher Schriftstellerärzte [BDSA]]

Amérique du sud, Liga Sud-Americana de Médicos-Escritores LISAME

Belgique, Groupement Belge des Médecins-Écrivains

Brésil, Sociedade Brasileira de Médicos Escritores SOBRAMES

Bulgarie, Club des Écrivains Médecins en Bulgarie

Confederation helvetique , Association Suisse des Écrivains Médecins [ASEM]

Espagne, Asociación Española de Médicos Escritores e Artistas [AEMEA]

France, Groupement des Ecrivains – Médecins [GEM]

Grèce, Hellenic Society of Physician Writers[

Italie, A.M.S.I.

Pays Bas, Penaescula

Pologne, Unia Polskich Pisarzy Medyków [UPPL]

Portugal, Sociedade Portuguesa dos Escritores Médicos [SOPEAM]

Roumanie, Societaea Medicilor Scriitori şi Publicişti din România

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Septième livre de la "Fabrique du corps humain" de Vésale

http://www3.biusante.parisdescartes.fr/vesale/?e=1&p1=07001&a1=f&c1=1&v1=00302_1543x07

Après le livre I du De humani corporis fabrica (1543) d’André Vésale et les textes préliminaires des autres ouvrages de l’anatomiste bruxellois, la BIU Santé publie aujourd’hui la première traduction commentée en français du livre VII intégral, due à Jacqueline Vons et Stéphane Velut (introduction disponible en cliquant sur le bouton 3.i.3 à droite de Livre VII).

Ce livre consacré à l’encéphale comprend également différents protocoles de dissection et se termine par un chapitre sur le rôle de la vivisection animale dans l'étude des sciences du vivant. Aussi bien la structure interne de l’oeuvre que des raisons extrinsèques, expliquées dans l’introduction, justifient la parution de ce livre immédiatement après le livre I.

Groupement des écrivains médecins (GEM)

www.ecrivains-medecins.fr/

Programme des activités 2016-2017 disponible sur le site :

http://www.ecrivains-medecins.fr/activites/gem-prog2016.htm

Voir également la rubrique Prix litréaires du GEM

http://www.ecrivains-medecins.fr/activites/gem-prog2016.htm

Antoine-Marie Chambeyron (1797-1851) A forgotten disciple of

Jean-Etienne Esquirol (1772-1840) par O. Waluzinski

http://www.baillement.com/recherche/chambeyron_hist_psy.pdf Antoine-Marie Chambeyron (1797-1851) est un disciple oublié de Jean-Etienne Esquirol (1772-1840), sans doute en raison de l'absence d'apport original de sa part à la nosographie psychiatrique. Son intéret pour le statut médico-légal des aliénés l'a amené, en 1827, à traduire en français, et à commenter, le premier Traité de psychiatrie médico-légale jamais paru, oeuvre du philosophe allemand Johann Christoph Hoffbauer (1766-1827). La publication de ce livre a joué un rôle non négligeable dans l'élaboration de la Loi de 1838, première législation moderne conçue pour protéger les droits des malades de l'esprit et contenir l'arbitraire. Le rappeler, c'est honorer la mémoire de cet aliéniste intègre, un des plus méconnus au sein de la prestigieuse généalogie des aliénistes français du XIXe siècle.

Musée numérique sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines. https://criminocorpus.org Un dossier de presse est disponible sur http://clamor.criminocorpus.org/ouverture-musee-justice-crimes-peines/ Pour toute information complémentaire : jean_lucien_sanchez@yahoo.fr

Le bel avenir du depistage du cancer par Luc Perino

http://expertiseclinique.blog.lemonde.fr/ Pendant longtemps les médecins de famille ont été habitués à ne faire appel à des spécialistes que pour des cas qu’ils jugeaient sérieux. Les généralistes étaient nommés "médecins traitants" et les spécialistes, généralement hospitaliers, étaient "consultants". Il était admis que les omnipraticiens, s’ils n’avaient pas toutes les expertises, avaient au moins celle de la gravité et étaient aptes à décider seuls de l’urgence absolue ou relative. Lorsque les spécialistes ont commencé à devenir significativement plus nombreux en ville, dans les années 1970-1980, les patients ont eu recours à ces experts plus abordables, indépendamment de toute notion de gravité ou d’urgence. Les spécialistes prirent alors l’habitude de gérer des cas bénins, dont ils découvrirent aussi l’intérêt commercial.

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LIVRES SUR L'HISTOIRE DE LA MEDECINE

E-Mémoires de l'Académie nationale de chirurgie www2.academie-chirurgie.fr/sean/?emem=2016x15x3 Mise en ligne, du N°3-2016 des e-Mémoires : Pour consulter les articles, aller sur le lien : www2.academie-chirurgie.fr/sean/?emem=2016x15x3 ou sur le site de l’Académie : http://www2.academie-chirurgie.fr/sean/?annee=2016 Le référencement des articles par DOI augmente la visibilité internationale des auteurs, en influant sur l’impact factor des e-Mémoires. Celui-ci est favorablement impacté tant par le nombre de visites quotidiennes du site ANC (6 550 téléchargements/jour) que par les citations des articles référencés dans les publications ultérieures des auteurs. ex : E-Mem Acad Natl Chir 2013;12 (2):001-005 Lettre d'informations de la Société internationale d'Histoire de la médecine (Newsletter) (Publication sous la direction de Manuela Petiti

http://www.vesalius.org.uk/images/documents/ISHMFall2016.pdf CR du dernier congrès de la Société internationale d'Histoire de la médecine à Buenos Ayresdu 5 au 9 septembre dernier Un ensemble très complet d'informations est donné sur les activités internationales en matière d'Histoire de la médecine Les publications récentes dans ce domaine figurent avec cet envoi

Médecins et infirmières dans la guerre de Crimée (1854-1856) par Philippe Scherpereel (Ed. Harmattan, Coll. Médecine à travers les siècles, 2016)

La guerre de Crimée, qui dura de mars 1854 à mars 1856, fit un demi-million de morts, et fut la première guerre moderne par l'ampleur des moyens militaires.

Du point de vue médical, le plus grand nombre de victimes fut causé par des épidémies, cinq fois plus meurtrières que les blessures de guerre.

De nombreux progrès furent accomplis dans la prise en charge des malades et des blessés, avec la présence d'infirmières sur le front, création d'une médecine de l'avant, la première utilisation généralisée de l'anesthésie au chloroforme, la prise de conscience de l'importance de l'hygiène, l'organisation des transports vers les hôpitaux de l'arrière et la nécessité d'individualiser le corps de santé de l'intendance. Histoire des émotions. de l'Antiquité aux Lumières par Georges Vigarello, Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine (Éd.du Seuil Collection : Univers historique) Ce premier tome, dirigé par Georges Vigarello, commence en Grèce avec les larmes d'Achille et le rire de Lysistrata et nous conduit jusqu'à la veille de la Révolution, avec l'invention du sourire dans la peinture. Il nous fait traverser la christianisation des émotions, voyager dans les monastères et les familles du Moyen Age, nous initie aux colères des princes. On y retrouve la culture de cour et la mécanique des humeurs, les passions des mystiques, les douceurs et les douleurs de la mélancolie, les joies de l'amitié avec Montaigne, comme le code de l'honneur des chevaliers, sans oublier bien sûr les grandes émotions populaires.

Odontologie médico-légale et Seconde Guerre mondiale par Decobert Mélanie, (Préface Xavier Riaud), (Ed. L'Harmattan, Collection Médecine à travers les siècles, Paris, 2016.) Environ 60 millions de personnes sont mortes pendant la Seconde Guerre mondiale. la majorité des corps n'a pas pu être identifiée, laissant des familles dans l'impossibilité de faire le moindre deuil ; Mélanie Decobert s'est attachée à démontrer que les techniques utilisées en odontologie médico-légale pouvaient apporter une aide considérable à cette fin, dans la connaissance de cette période et dans la résolution des problèmes consécutifs à toute disparition. L'auteur est parvenu également à attester du bon usage des analyses ADN dans l'identification de restes humains (civils ou militaires).

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Winnicott, notre contemporain,. ouvrage collectif sous la direction de Laura Déthiville (Jan

Abram, Jacques André , Nicole Auffret, Marie-Christine Baffoy, Michelle Moreau Ricaud)

(Ed. Campagne-Première, 2015)

"Qu’est-ce que vivre ? L’absence de maladie mentale est peut être la santé, ce n’est pas la vie" Ces

questions sont au coeur du travail de Donald W. Winnicott sont essentielles. Elles font de

lui, pour toujours, notre contemporain. Cet ouvrage en témoigne.

Des psychanalystes y rendent compte de ses recherches sur la créativité et la destructivité,

la haine comme facteur de connaissance. Ils nous montrent également l’aspect novateur,

jamais fermé par l’orthodoxie, de sa clinique avec les enfants, et avec les adultes.

Un entretien inédit de son épouse, Clare Winnicott, dresse un portrait de cet analyste enthousiaste qui

se définissait comme un 3 chercheur en psychanalyse 3.

Fleshing out surfaces. Skin in French art and medicine, 1650–1850 par Mechthild Fend (Ed.

Manchester University Press, Oct. 2016)

Concrétiser est le premier livre de langue surfaces Inglés sur la peau et la chair des tons

dans l'art.

Elle considère la chair et la peau dans la théorie de l'art, l'image prise et discours médical

au XVIIe au XIXe siècle en France.

Décrire un passage progressif entre le début des temps modernes et de l'époque moderne,

il fait valoir que ce que les artistes fabriqués Lorsque imitant la nudité humaine n'a pas

toujours la même chose.

Initialement Entendue en termes de substance du corps, des tons chair et la couleur du corps, il est

devenu de plus en plus une question de la peau, la couleur et les surfaces peau.

Chaque chapitre est consacré à une notion différente de la peau et sa couleur, des tons de chair à

travers une membrane imprégnée de l'énergie nerveuse à la limite hermétique.

Histoire, médecine et santé n° 3 (Syphilis), Recueil coordonné par Ariane Bayle et Concetta

Pennuto,

Ce numéro appréhende d’une manière originale l’histoire de la maladie nouvelle qu’est la

syphilis à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle.

La maladie occasionne dès son apparition en Italie en 1494-1495 une profusion de

discours qu’il s’agit d’étudier sous l’angle du style et des représentations discursives : la

confrontation des textes médicaux et littéraires montre l’élaboration d’un savoir commun,

mais aussi de diverses manières de nommer et de décrire la maladie.

Cette approche consiste à prêter une attention particulière aux choix d’énonciation et de

registre. Les mises en récit, les images et symboles qui surgissent ou réapparaissent dans les

textes de médecins, mais aussi de poètes ou de prosateurs, nous renseignent sur la

circulation du savoir scientifique au-delà des milieux médicaux, et sur la manière dont,

réciproquement, les représentations imaginaires imprègnent ce savoir scientifique.

CR du 60eme congres de l'Union mondiale des ecrivains médecins (14/18 septembre 2016,

Lecca-Garlate, lac de come (22/10.2016

http://www.ecrivains-medecins.fr/

En voici le compte-rendu par le Dr M.J. Bot:

"Le congrès était organisé par nos amis Italiens : Dr Gianfranco Brini et Dr Patrizia

Valpiani présidente de l’association des médecins-écrivains italiens et avec la

participation de Dr Françoise Verrey-Bass secrétaire générale de l’UMEM Bienne Suisse

et du Fr Harald Rauchfuss président de L’UMEM. Ce dernier malheureusement n’était

pas présent pour raison de santé, une lettre de lui nous a été lue.

Le thème était "Art, la littérature et la médecine "

L’arrivée au bord du lac de Côme est déjà une fête, l’hôtel Nuovo est situé au bord du lac dont il est séparé par le

club nautique. Garlate est une petite ville de villégiatures au bord de la branche est de la fourche que

constitue la partie sud du lac du côté de Lecco.

Nous sommes tous arrivés sensiblement le mercredi 14 dans la soirée et après quelques heures de repos et

d’installation nous nous sommes retrouvés au salon pour l’apéritif de bienvenue et l’annonce du

programme du lendemain, suivi du repas du soir.

Nous étions 45 environ avec les accompagnants :

France :Roland Noël président du GEM et son épouse Dominique trésorière du GEM., Dr Marie-José Bot-

Escluse, Secrétaire Générale du GEM et son époux Jean-Yves. , Dr Suzanne Raffle , Pr André

Pradalier et Dr Desperramons Danielle., Dr Abraham De Voogd , Dr Sharon Delignieres , Pr

Turpin Jean- Claude , Dr Vrac Daniel et Françoise son épouse, Dr Plocieniak Claude, Dr Sylvie

Briand et une amie peintre, Pr Zeitoun Paul, Dr Sauveur Boukris

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Italie :Dr Patrizia Velpiani , Dr Gianfranco Brini, Dr Simone Bandirali et son épouse, Dr Gino-Angelo Torchio, Dr Silvana Melas, Dr Marco Pescetto

Portugal :Dr Ophélia Bomba, Dr Mariana Bettencourt, Dr Leal Bravoda Costa Maria-josé

Equateur :Dr Guillermo Alvarez

Allemagne :Dr Eberhard Grundmann, Dr Waltrud Wamser, Dr Helga Thomas

Bulgarie:Dr Zladimir Kolarov

SuisseDr Françoise Verrey-Bass, Dr Andreas Steiner et son épouse, Dr Sergio Marengo

Roumanie Dr Mihai Popescu

Pologne Dr Ksenia Cszepaniek et le Dr Riszard Zaba

Mercredi soir

Après le diner : remise du prix de l’ " écrivain-médecin de l’année 2016 " à Andrea Vitali.

Jeudi 15

Départ en Bus pour Bergamo sous une pluie battante -ce qui nous priva de la ballade sur la rivière Adda qui apporte ses eaux au lac de Côme- traversée prévue dans un bac vieux de 500 ans qui fonctionne encore et qui a été projeté par Léonard de Vinci en 1513 et est visible sur le dessin du codex Windsor.

Visite de la " Chiesa di san Tomè " splendide modèle de style roman

Arrivée à Bergame, montée par le funiculaire à la " Città Alta ". Là déjeuner libre dans une auberge et tour panoramique de cette vieille ville d’art et d’histoire, shopping pour certains.

Puis descente à pied le long des murs vénitiens vers la Città Bassa avec visite guidée de la riche pinacothèque de Carrara où nous avons admiré côte à côte : la vierge et l’enfant de Bellini et celle de Mantegna et Guilano Médicis, frère de Laurent le magnifique peint par Botticelli Sandro que voici.

Retour à l’hôtel, diner et lectures de poèmes.

Vendredi 16

La journée commença par des communications sur le thème dans la salle du congrès de l’hôtel. Matinée suivie d’un déjeuner libre. Nous nous sommes retrouvés naturellement pour déjeuner sur la terrasse d’un petit bistrot au bord du lac avant de partir pour la visite du musée de la soie. Visite guidée très intéressante qui rappelait à certains leur enfance avec élevage des vers à soie dans les mûriers et nous apprenait à tous la véritable industrie déjà en place au 17eme siècle à Garlatte !

A 16h retour à l’hôtel, à 300m pour communications du jour. Au cours desquelles était présent le peintre connu en Italie : Marco Giordano de l’académie des beaux arts de Carrara et qui a son atelier à Turin. Lequel a remis généreusement, à chacun de nous à la fin du dîner de Gala, un de ses dessins originaux. Il a développé sa technique personnelle à partir du " dripping abstract de Pollok " mais terminé par un " dripping figuratif " très intéressant.

Après le diner à l’hôtel, lectures de poèmes.

Samedi 17 dernier jour

Départ tôt pour Lecco et embarquement au port pour Bellagio. Visite de la belle petite ville, déjeuner pour certains à " la Grotta " ou ailleurs et possibilité de visite du parc de la villa Melzi. Mais le temps était un peu trop compté pour visiter la villa elle même.

Montée en car jusqu’au Belvédère d’où on a une vue immense sur le lac et montée de la " Ghisallo " lieux de la course célèbre du tour de Lombardie avec les ex-votos des coureurs ou de leurs familles présentés dans une chapelle au sommet, à l’arrivée de la course : Eglise de la " Madona del Ghisallo " patronne des coureurs cyclistes.

Les Communications réunies en une seule liste :

Inventaire par Guillermo, Alvarez, Epidémies par Sylvie, Claire Briand, Anton Tchekhov médecin, par Gianfranco Brini, La vieille cafetière électrique, par Eberhard Grundmann, Tribulation d’une chaise, par Zlatimir Kolarov, Renoir, Verlaine, l’art remède à la santé, par Roland Noël, Magnésium et l’Histoire, par Claude Plocieniak, Maupassant, par André Pradalier, Santé et culture, par Suzanne Rafflé, Sous le regard d’Endovellius, par Mariana Bettencourt, Gaetano Perusini Neuroanatomologiste Italien, par Angelo Torchio, La poésie de Tchekhov, par Patrizia Valpiani, Le vieux pont, par Françoise Verrey-Bass, Un Monde déshumanisé sans amour, par Abraham De Voogd, L’Art la littérature et la médecine, par Daniel Vrac, La mort l’art et la magie, par Waltrud Wanser Krasznai, Et de nombreux poèmes

Réunion du comité ce samedi à 18h à l’hôtel suivie du Diner de gala

où les présidents annoncèrent le congrès de l’année prochaine en Bulgarie à Plovdiv organisé par le confrère présent le Dr Zladimir Kolarov le thème provisoire étant : " Médecine et Paix "

Le dessert fut agrémenté d’un gâteau décoré du logo de L’UMEM et suivi d’un beau concert de Gospel par la " Coro Città di Locco ".

Technology, Techniques, and Technicians at the National Institute for Medical Research (NIMR) c.1960-c.2000 Overy C and Tansey E M. (eds) (2016) (Wellcome Witnesses to Contemporary Medicine, vol. 59)(London: Queen Mary University of London)

Avec une introduction par le Dr Jim Smith, directeur du NIMR à Mill Hill, cenuméro est consacré à tous ceux qui ont soutenu la recherche scientifique à l'Institut dans la dernière moitié du XXe siècle.

Parmi les sujets abordés innovations et réalisations, techniques et technologie, santé et sécurité, vie sociale, et évolution des attitudes envers la recherche et le financement

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Le Grand Hôte lDieu de Lyon (Ed. Libel, Lyon, 2016) (Ed. Libel, Lyon)

www.editions-libel.fr/

Classé monument historique le Grand Hôtel Dieu de Lyon étire sa façade majestueuse le long du Rhône.

Depuis sa création au 12e siècle, il contribue au rayonnement de la ville. Lieu de recherche médicale mais aussi architecturale, cet édifice tire toute sa richesse de cette histoire multiple.

Véritable carnet de visite du bâtiment ce livre d’exception dresse un état des lieux de ce chef d’oeuvre architectural peaufiné par le temps.

Vésale et les annotationssuccessives de ses oeuvres ( More Vesalian Second Thoughts. The Annotations to the Institutiones anatomicae secundum Galeni sententiam, 1538 par Vivian Nutton.( Gesnerus, 72 (1), 2015, pp. 94-116

En 1538, Andreas Vesalius publié sa propre version du Traité d'anatomie de Guinther von Andernach, "Anatomicae Institutiones. Tout de suite après, il donne une nouvelle édition, avec 250 modifications. Pour la première fois, une analyse est faite de ces modifications significatives des idées de Vesalius par rapport aux textes anatomiques de Galien. Nourriture et échanges culturels dans le monde Antique (Food, identity and cross-cultural exchange in the ancient world par Wim Broekaert, Robin Nadeau and et Wilkins (Ed.. Latomus, Bruxelles 2016. l'alimentation et la cuisine gréco-romaines ont ces temps-ci reçu une attention considérable, dans un large éventail d'études sur la production alimentaire,la consommation, les techniques de cuisson, le pouvoir d'achat et les régimes alimentaires. Les auteurs analysent les influence mutuelle entre les cultures et les choix faits par les producteurs et les consommateurs.

Pietro d'Abano: Médecin et philosophe de Padoue par Philippe Scherpereel. Paris: Éditions l'Harmattan, 2016.

Pietro d'Abano qui naquit en 1250 fut contemporain de la création des grandes universités européennes où il enseigna et rencontra les plus grands savants de son époque. Il fut l'ami de Marco Polo, de Giotto et de Dante. Il se passionna pour l'astronomie et l'astrologie. Il eut une approche très moderne de certains aspects de la médecine. La publication d'un ouvrage remettant en question certains dogmes de l'Église, l'exposera aux foudres de l'Inquisition, ce qui le conduira à la mort à l'issue d'un ultime procès.

Histoire de la nephtologie) (History of Nephrology) (HistNatale G. De Santo, Biagio Ricciardi, Boleslaw Rutkowski, Vincenzo Savica, Athanasios A. Diamandopoulos Le compre-rendu du 9ème Congrès de l'Associationd'Histoire de la néphrologie (IAHN) qui s'est tenue à Milazzo en Italie du 22 au 24 octobre 2015 fait l'objet d'un n° special du Giornale Italiano di Nefrologia, Vol. S66, Year 33, February 2016) Médecine en danger : qui va nous soigner demain ? parJean Christophe Seznec en collaboration avec Stéphanie Rohant (Ed.First, Paris, 2016) Ce livre évoque la dérive administrative et industriel de notre système de santé aux dépends d'une médecine humaine. Il partage la difficulté grandissante des patients à pouvoir se faire soigner et la souffrance des soignants.

"Hanà", roman de Dominique Le Nen, chirurgien brestois (Ed. Baudelaire, Paris, 2016)

Sur le visage de Hanà, Tanyé découvre une expression terrible, un mélange de douleur et de frayeur.

Dans ses pupilles, il ne voit plus ce soldat prêt à l’affronter, mais la beauté de ses yeux, fenêtres de son âme.

Dans ses mains légères et agiles, ce n’est plus l’arme tenue fermement et dirigée vers lui, mais ses doigts qui s’ouvrent en corolle, prêts à offrir son coeur.

Quand il observe son corps, ce n’est plus l’uniforme sombre qu’il aperçoit, mais sa grâce, sa féminité finement déposée sur le relief de ses formes

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L'enveloppe des mortesl (This Mortal Coil: The Human Body in History and Culture) par Fay Bound Alberti (Oxford University Press; July 25, 2016) Comment les humains ont-ils perçu l'existence de leur corps ? Cette longue histoire n'a jamais été statiqueCette perception a évolué à travers les temps et les cultures, en fonction de tendances -philosophiques, religieuses, culturelles, technologiques.

Histoire et psychanalyse par Saul Friedlander (Ed. du Seuil, 1975) A quelles conditions les concepts fondamentaux de la psychanalyse, et d'abord la psychologie du "moi", peuvent-ils s'appliquer à l'histoire ? Les théories freudiennes peuvent-elles apporter une lumière particulière sur des sujets où les méthodes traditionnelles de l'historien sont inopérantes, qu'il s'agisse de mouvements messianiques ou de meurtres collectifs, de chasse aux sorcières ou d'extases mystiques, de pratiques de puériculture ou de mythes nationaux ? La psychanalyse donne-t-elle à l'historien la possibilité d'élargir le champ de sa curiosité et de ses investigations ? Autant de questions controversées auxquelles Saul Friedländer, au terme d'un examen serré de l'ensemble de la production psychohistorique contemporaine, s'efforce de répondre avec la sympathie, mais aussi l'esprit critique du praticien.

Recensement des manuscrits médicaux de la Grèce Antique (A Census of Greek Medical

Manuscripts: From Byzantium to the Renaissance) par Alain Touwaide (Ed. Rootledge, 2016)

Il s'agit d'u commentaire de la revue des textes médicaux de l'Antiquité grecque proposée au début du 20ème siècle par un groupe de philologues sous la direction de Hermann Diels (cf Doxographi Graeci, Berlin, 1879).

L'étude recense les collections de manuscrits médicaux grecs actuellement connues et apporte les bases d'une nouvelle recherche médico-historique où sont au premier plan les manuscrits médicaux de Byzance

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LORENZO DA PONTE (1749-1838) : MEDECIN MANQUE, PRETRE DEFROQUE

MAIS LIBRETTISTE DE GENIE Lorenzo da Ponte eut une vie prodigieuse : prêtre à Venise, mais né dans un ghetto juif, poète à la Cour de l'empereur Joseph II, librettiste de Mozart à Prague et, pour finir, professeur d'Italien à New York où il termine son incroyable existence Le vrai nom de Da Ponte était Emanuele Conegliano. Il était né en 1749, près de Venise, dans le ghetto juif de Ceneda, faubourg de Vittorio Veneto. C'était l'ainé des trois fils de Geremia Conegliano, tanneur de cuir, et de son épouse Rachele. On sait peu de choses de ses premières années : il eut pour maître un professeur de latin embauché par son père mais ses études furent probablement sommaires. Dans ses mémoires, da Ponte nous dit qu'il passait le plus clair de son temps à lire les livres trouvés dans le grenier de la maison. On sait cependant avec certitude que da Ponte devint "Bar Mitzvah" en 1762 : on en concluera qu'il avait quelque familiarité avec la Bible et l'hébreu. Une conversion forcée Le drame survient quand da Ponte a tout juste 14 ans : la mère meurt et le père se remarie avec une jeune fille catholique, Orsola Pasqua Paietta : en conséquence, la famille eut à changer de religion. En Août 1763, père et fils furent donc baptisés par Mgr. Lorenzo Da Ponte, recevant, comme c'était la coutume, le nom du parrain : ainsi, Emmanuele Conegliano devient Lorenzo Da Ponte. Sa destinée état tracée : il serait prêtre et, en 1764, il part avec ses deux frères, au séminaire de Ceneda, à Vittorio Veneto. Seminatiste à Portogruaro Quatre ans plus tard, à la mort de leur protecteur, les frères da Ponte vont entrer au séminaire de Portogruaro près de Caorle. Là, ils auront pour professeur un jeune enseignant de l'Université de Padoue, l'abbé Cagliari d'Altivole, qui va donner à Lorenzo le gout de la littérature et de sa poésie, enseignant que Dante et Pétrarque étaient aussi grands poètes que Virgile ou Horace : c'était déchainer une fougue poétique qui ne quittera jamais plus Lorenzo. Lorenzo avait, depuis toujours, un vif attrait pour la médecine : il alla en 1769 à Padoue suivre les cours du plus célèbre anatomiste de l'époque, Giovanni Battista Morgagni2 Mais il ne pouvait être question, à cette époque, de changer de voie : Lorenzo va continuer ses études de seminariste, et sera bientôt chargé de la fonction d'"instructeur", puis de vice-recteur A l'âge de 24 ans, le destin est scellé : Lorenzo est ordonné prêtre Abbé à Venise En 1773, Lorenzo est nommé abbé de la paroisse San Luca de Venise, en plein coeur du sestiere San Marco.

Hélas, la nature aventureuse de Lorenzo ne va pas tarder à causer quelques ennuis : il se lie avec une certaine Angela Tiepolo, aristocrate déchue soeur d'un joueur sans scrupules et va être entrainé dans leurs aventures. 2 Giovanni Battista Morgagni (1682-1771), est considéré commele fondateur de l'anatomie pathologie moderne. I donna ses cours à Padoue jusqu'à sa mort

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Venise était bien la ville des aventures : dans la journée, aventures amoureuses mélangeant maris, femmes, nobles, et prêtres et le soir; l'avaneture tout aussi fascinante du jeu. Ainsi s'illustrait parfaitement l'adage Vénitien rapporté par Casanova :" Alla mata'na una massetta, al dopo dinar una bassetta, alia sera una donnetta"3….

Le jeune et aventureux abbé devint vite habitué du plus célèbre cercle de jeu de Venise, le "Ridotto"4 et s'y ruina rapidement .

Là-dessus, arrivent peu à peu des rumeurs selon lesquels l'abbé vivait en "concubinage public dans une maison de prostitution"… De plus surgit une vilaine affaire : da Ponte avait publié un poème se permettant d'attaquer (avec un beau lyrisme) la République (et ses sénateurs) . La réaction ne se fait pas attendre : en 1779, da Ponte est déféré devant le tribunal5. Un simulacre de procès s'ensuit, au cours duquel, da Ponte, ne fit, pour se défendre que déclamer quelques unes de ses oeuvres. Le jugement final le condamna à un exil de 15 ans assorti de l'interdiction d'enseigner dans le territoire de la République : c'était une mise en congé pure et simple. Il ne restait plus pour da Ponte d'autre issue que s'enfuir de Venise au plus vite. A Gorizia Da Ponte va trouver refuge dans l'Empire autrichien, à l'abri du "bras long" de la République. A Gorizia Da Ponte en 1770 eut la bonne idée de composer une ode dédiée au comte Guido Cobenzl, dont le fils était le négociateur du Traité qui venait d'être conclu entre Frédéric le Grand et Marie Thérèse d'Autriche. Il put ainsi entrer dans la "colonie arcadienne" de Gorizia, association de lettrés locaux présidée par son bienfaiteur. Désormais, la chance était avec lui…. A Dresde puis Vienne Da Ponte va bientôt recevoir une invitation pour se rendre à la cour de Dresde. Il n'y trouva pas fortune mais rencontra le poète Catarola Mazzola, grand nom de la littérature de l'époque et, par lui, il acquiert les rudiments du métier de librettiste. Sur ce, da PMonte va faire connaissance avec Antonio Salieri, élève de Gluck devenu compositeur officiel de la cour d'Autriche et directeur de l'opéra italien de Vienne A la fin de 1781 Da Ponte part à Vienne où is se fera vite de nouveaux amis, ainsi, le "poète impérial" Pietro Métastase. En 1782, à la mort de son nouvel ami, c'est da Ponte qui sera chargé de prononcer l'éloge funèbre et quand l'empereur Joseph II, "Protecteur des Arts", fait ouvrir à Vienne un Théâtre "à l'italienne", c'est da Ponte qui en sera Directeur. Selon les chroniqueurs de l'époque, lors de la présentation de da Ponte à la cour, l'Empereur lui demanda s'il avait quelque expérience du théâtre, da Ponte répondit avec franchise : "Jamais, Sire", à quoi le frère de Marie Antoinette, répondit avec gentillesse : "Bon, bon! Cher Lorenzo, Nous aurons donc une muse virginale! "

3 "Le matin une petite messe, après diner une petite bassette et le sois venu, une petite femme"..

4 le Ridotto ("le Foyer")4, situé dans une des ailes de l'ancien Palazzo San Moise;. En 1638, il avait été converti par le procurateur Marco Dandolo en une maison de jeu ouverte au momernt du Carnaval (six mois par an..) : ce fut le premier "casino" créé en Europe. Les Joueurs ne pouvaient y entrer que masqués. On y jouait à la la "bassette"4, le " birbis" (la "roulette"), mais surtout le "sbaraglino", ancêtre du "backgammon" et du "tric-trac".

5 Da Ponte apprendra plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république plus tard qu'une accusation contre lui avait été placée dans la célèbre "Bouche du lion", l'accusant de n'avoir " embrassé la foi que pour fouler aux pieds deux familles nobles de la république

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Vienne capitale impériale de la musique A Vienne Da Ponte allait trouver une vie musicale florissante et il va devenir librettiste des plus grands compositeurs : Salieri, Martin y Soler et… Mozart Antonio Salieri (1750-1826) Antonio Salieri, était la grade figure de la vie musicale viennoise de son temps. Natif de Lignano près de Caorle, tout près de de Venise il demanda à son compatriote d'écrire le livret de trois opéras : "Scuola de gelosi "(1783), "Il ricco d'un giorno" (1784) et " Axur re d’Ormus"(1788). Malheureusement le succès ne fut pas au rendez vous et Salieri, furieux, s'en allait partout répétant qu'il "couperait sa main plutôt qu'accepter désormais un autre livret de Da Ponte". L'empereur Joseph II, toujours bienveilant, fut seul à prendre la défense du poète. Martin y Soler (1754-1806) Da Ponte écrit en 1786 le livret d'une adaptation musicale faite par le compositeur espagnol Martin y Soler, d'une comédie de Goldoni "Le bourru bienfaisant" ("Il burbero di buon cuore") : cette fois, ce fut le succès : Joseph II applaudit à tout rompre et, approchant le poète dit à haute voix, devant tous les courtisans "Da Ponte, cette fois, nous avons gagné!" Tout était désormais prêt pour amener da Ponte à rencontrer l'immortel Mozart Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Ce fut fait en 1783, chez le Baron von Wetzlar,qui tenait l'un des salons culturels les plus célèbres de Vienne : da Ponte devint le grand ami de Mozart. Le résultat ne tarda pas : en mars 1785, Mozart va confier à da Ponte le livret de sa cantate "Davide Penitente," (K.469) puis, en 1786, de son "opéra buffa" : "Les noces de Figaro" ("Nozze di Figaro") adaptation musciale de la comédie de Beaumarchais6 Le livret (écrit en italien) de da Ponte était certes un peu provoquant pour le goût de l'époque mais, avec l'appui de l'empereur, le succès fut éclatant Vient ensuite, un an plus tard, le plus célèbre des opéras de Mozart, "Don Giovanni, Il dissoluto punito"7. C'est da Ponte qui proposa le sujet de ce "drama giaccoso" au compositeur à la fin du printemps 1787, pour répondre à une commande du théâtre de Prague, avec une avance de cent ducats La première eut lieu le 29 octobre 1787 au théâtre Nostitz8 de Prague, par la troupe des Noces de Figaro, sous la direction de Mozart lui meme. Selon certaines sources, le célèbre Giacomo Casanova, qui aurait servi pour partie de modèle, voire aurait apporté une contribution au livret, était présent dans la salle avant de se joindre à un diner entre Mozart et da Ponte . Enfin, en 1790, dernier épisode de la collaboration entre Mozart et da Ponte, le célébrissime "drame joyeux" "Cosi Fan Tutte ossi La scuola degli amanti"9, créé le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne. Peut être faut il voir dans l'épisode où la soubrette Despina se costume en médecin souvenir de l'inetert que portait da Ponte à la médecine ? Quoiqu'il en soit, dès sa première représentation, le "dramma giacoso" remporta le plus grand succès mais un mois plus tard, tout est remis en cause par la

6 "La Folle Journée, ou le Mariage de Figaro" comédie en cinq actes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais écrite en 1778, lue à la Comédie-Française en 1781, donnée en privé en 1783, mais dont la première représentation officielle publique le 27 avril 1784 au théâtre de l'Odéon, fut triomphale,après plusieurs années de censure .

7 "Don Juan, ou le chatiment du libertin ". Le livret de da Ponte a été écrit en italien.

8 Il s'agissait du théâtre des États (Stavovské divadlo ), construction de style baroque édifiée en 1783 par un mécene, le comte František Antonín Nostitz Rieneck

9 "Ainsi font elles toutes ou l'École des amants" : le livret de da Ponte est originellement en italien

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mort de l'empereur Joseph II : tous les theatres vont fermer à Vienneavec en signe de deuil. Il reste une lettre de Da Ponte proposant à Mozart d'aller "tenter leur chance ensemble" à Londres, mais Mozart travaillait alors sur son grand projet d'"Opéra allemand" : "La Flûte enchantée". Ses jours étaient comptés puisque Mozart mourut en Décembre 1791. A Trieste en 1792 Da Ponte tombe en disgrace lorsque le nouvel empereur, Léopold II, monte sur le trône. Il lui faut se réfugier à Trieste, où il va rencontrer une nouvelle compagne, Anna Celestine Grahl (Nancy), issue d'une riche famille juive germano-anglaise. Un mariage fut conclu selon le rite juif disent les chroniques, en 1792 et les nouveaux époux allèrent vivre à Paris. Le voyage fut très long. Da Ponte s'attardant à rencontrer de nombreuses personnes y compris Cassanova à qui il avait preté jadis un peu d'argent…. Da Ponte fondait beaucoup d'espoir sur une lettre de recommandation remise par Joseph II pour sa soeur la reine Marie Antoinette mais en cours de route, il apprend l'emprisonement de la reine. Il n'était plus question d'aller à Paris : le seul abri prossible était Londres où vivait la famille de Nancy. A Londres 1790-1805 Les da Ponte vont rester plus d'un un an à Londres, essayant de créer dans la capitale un théâtre "à l'italienne" mais la mode était au "neoclacissisme"… Le seul accueil favorabe viendra de Joseph Haydn, arrivé à Londres pour une série de concert. Lorenzo le connaissait bien pour l'avoir rencontré plusieurs fois aux répétitions de "Cosi fan tutte" à Vienne Il va aider Da Ponte à devenir librettiste appointé du King's Theatre où il est chargé de remanier une vingtaine de livrets d'opéras.. La situation financière du couple était devenue critique et Nancy se résolut, en Septembre 1804 à partir aux États-Unis où ses parents avait emigré.. Lorenzo vint la rejoindre en juin 1805. Fin de vie à New York 1805-1828 En Juin 1805 Lorenzo Da Ponte a manntenant 56 ans. Il récuse tout lien avec les idées révolutionnaires, et se veut "penseur scientifique", formé à l'astronomie, la médecine, l'histoire, la langue et les arts, avec une passion infatigable pour défendre la tradition classique de civilisation judéo-chrétienne contre ses nombreux adversaires. Il devient citoyen américain en 1828, "ce qui rendait possible d'exprimer librement ses opinions sur tout sujet qu'il a choisi." De 1807 à 1811, Da Ponte est au coeur de la vie culturelle de New York. Il organise des soirées culturelles et fréquente les grandes familles de New York: les Livingston (issus d'une grande famille aristocratique d'Ecosse), les Hamilton, les Duer (qui avaient été parmi les remiers à acquérir un domaine sur les bords de l'Hudson) et les Ogilvy (descendants du comte Ogilvy). Toujours fasciné par la médecine, da Ponte se lie un des plus grands chirurgiens de l'époque : le Dr Physick (1768-1837 A New York, Da Ponte présenta une série de conférences sur la "Divine Comédie" de Dante, ignorée jusqu'alors du public américain mais sa grande oeuvre demeure la présentation au public New Yorkais en mai 1826, de l'opéra dont il avait jadis écrit le livret, à la demande de Mozart :" Don Giovanni" : les gazetes de l'époque ont noté que le célèbre James Fenimore Cooper était assis au premier rang des spectateurs.. Toujours soucieux de son rôle d'ambassadeur de la culture italienne aux États-Unis, da Ponte fit beraucoup pour faire connaître les opéras de Goachino Rossini aux New

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Yorkais . A l'âge de quatre-vingt quatre, il a fondé le premier opéra des États-Unis, le New York Opera Company dvenu en 1836, "Théâtre nationa", ancêtre de la New York Academy of Music et du Metropolitan Opera de New York. Dès 1807, da Ponte avait entrepris de rédiger des Mémoires qui n'ont été édités en version complète. Ils ont été publiées dans un petit essai en 1807mais leur version complète n'a été éditée qu'en 1823, avec une reedition en 1829. ) Rédigées dans un style alerte et toujours clair les Mémoires de da Ponte sont une lecture fascinante : Venise, Vienne, Prague, Londres, et le New York de la fin du XVIIIème siècle revivent pour nous… Lorenzo Da Ponte est mort en 1838 à New York. Une cérémonie grandiose fut organisée )la cathedrale St. Patrick et l'inhumation eut lieu au cimetière du Calvaire à Woodside, Long Island, .. Conclusion

On ne peut lieux terminer qu'en citant la préface d'Alphonse de Lamartine aux Mémoires10 :

" D'Aponte(sic) est aussi écrivain que Goldoni, son compalriole, aussi léger que le chevalier de Grammont, aussi aventureux que Gil Blas, aussi plaisant que Figaro…: combien de titres pour réussir après sa mort!

Ressuscilez cet homme enseveli mal à propos. Ses mémoires introuvables étaient enfouis dans cette foret dAméiique qu'on appelle New-York. Personne ne les aurait exhumés là-bas, où le plus ingénieux manuscrit ne pèsera jamais le poids d'un dollar.

Je promets un monde choisi de lecteurs qui se renouvelleront avec les années; …Que l'onde mélodieuse de Mozart, et que l'ombre capricieuse de d'Aponte (sic) vous soient en aide! " La liste des anciens numéros de la Lettre d'Informations est disponible sur le site http://andrefabre.e-monsite.com/ Adressez vos cotisations à la Société internationale d'Histoire de la médecine (50 €, réduite à 25 € pour les moins de 30 ans et plus de 70 ans) à l'ordre de la Société internationale d'Histoire de la médecine à envoyer au Dr. A. Fabre, 40 av. Paul Doumer 94100 St Maur, qui transmettra à la SIHM

10 "Mémoires de Lorenzo d'Aponte, poète vénitien, et collaborateur de Mozart" (trad. De la Chavanne) (Ed. Pagneres, Paris, 1860)

 

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